| | | Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1469 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Mer 12 Aoû 2009 - 15:51 | |
| C'est toujours agréable à lire, mais je ne peux m'empêcher de touver ça long. Une histoire qui met du temps à se mettre en place, j'aime bien. On avance lentement et surement, en en dévoilant un peu à chaque fois. Mais chez toi, il ne s'est toujours rien passé, et ça me gêne un peu. Raconter par le menu la vie de tes adolescents, je trouve ça un tantinet lourd. L'épisode du ménage avant de quitter la maison, ou celui de la douche et de la coiffure, je n'en vois pas l'intérêt. Mais bon, je continue à lire en attendant avec impatience l'élement perturbateur. Si tu mets autant de temps à le placer, c'est que ça doit être du lourd. Sur la forme maintenant, c'est dommage mais je trouve toujours plusieurs erreurs dans l'emploi des temps. Par exemple : on ne dit pas "je remarqua" mais "je remarquai". Pareil, c'est "m'énervai-je" pas "m'énervais-je". Ensuite, dans la description du restau, tu utilises soudainement le passé composé (a eu) pour parler d'un évènement antérieur à l'histoire. C'est une erreur : le passé composé se situe au même niveau chronologique que le passé simple ou l'imparfait, les temps que tu emplois pour les évènements en cours. Du coup, il fallait remonter d'un cran dans l'échelle, et prendre le plus-que-parfait (avait eu). Dernier point sur cette partie du texte : tu enchaines ensuite le texte au présent. Pour moi, ça tique. On peut utiliser le présent dans un texte au passé pour parler d'une habitude, de quelque chose qui est toujours vrai (présent de vérité générale). Mais alors, il faut faire un choix et s'y tenir pour tout le reste du texte. Ah si, autre chose, sur l'emploi des conjonctions de subordination. "Je mis un haut que je pris au hasard dans l'armoir qui occupait..." Cette répétition plombe le rythme de la phrase. Pourquoi ne pas virer la première : "Je mis un haut, pris dans l'armoire qui occupait...". Enfin bon, je suis vachement critique là, je m'en rends compte. Mais c'est surtout sur les points qui dérangent qu'il faut insister, non ? Pour terminer, je précise quand même que je prends plaisir à lire tes textes (sinon, je ne perdai pas mon temps à les commenter, soyons honnête). C'est toujours le plus important : donner du bon temps à son lecteur. Le reste, c'est du détail. Bonne continuation, au plaisir de te lire ! _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Mer 12 Aoû 2009 - 18:50 | |
| Merci beaucoup Telpérion pour ta critique, bien que celle-ci ne me fera pas changé le fond (ayant déjà terminé le chapitre 10, je ne peux pas tout recommencer), mais grâce à toi j'ai pris conscience des phrases et des parties qui ne servent pas à grand chose ... Mais bon, il faut prendre son mal en patience et crois moi, je sais exactement où je vais ... J'ai conscience que le début peut-être très long, c'est un choix et je l'assume pleinement ... Voici la fin du chapitre 2 ... | Spoiler: | | | Le cortège commença sa route quelques minutes après que nous soyons arrivés. Il était dit qu’il ferait le tour de toute la ville, avec des surprises tout au long du voyage. Nous décidâmes donc de le suivre. La fanfare qui l’accompagnait commença à jouer. C’était une musique festive et entrainante, Lilou dansait comme une folle sous les yeux ébahis de Daho, Max, lui, écoutait le moindre mot qui était conté. De mon coté, j’essayais de croiser Alec. Aujourd’hui allait être le grand jour. Je devais lui parler.
La parade s’arrêta d’abord devant la mairie, où les enfants chantèrent la joie d’être libre, sous les flashs des appareils photo de leurs parents. A la fin du petit spectacle, nous vîmes monsieur le Maire à la fenêtre.
-Chers habitants de Karad, je suis fier de votre présence parmi nous en cette magnifique journée. Je voulais vous rappeler combien ce jour est important dans l’Histoire de notre belle ville. En effet, il y a 286 ans, alors que nous étions envahis par les Atlanes, des héros, car nous ne pouvons que les qualifiés comme ceci, ont décidé de se battre et de reprendre les droits qui nous appartenaient. En s’alliant aux villages voisins, aux régions voisines, nous avons chassé l’ennemi de notre territoire, de notre pays, de notre planète. Cette journée permet de ne pas oublier le courage dont ont fait preuve ces hommes et ces femmes. Sans eux, nul ne sais si aujourd’hui nous ne serions pas des esclaves au service de ces misérables. Habitants de Karad, aujourd’hui est un grand jour, ne l’oubliez pas. N’oubliez pas ces héros qui ont fait de vous des personnes libres.
Le maire finit son discours à travers les cris de joie et les exclamations de tout le monde. Une fois le calme revenu, le cortège reprit sa route en direction de la plage. Durant le trajet vers la deuxième escale je croisai ma mère et madame Artis. Elle avait vraiment l’air de prendre du bon temps. J’étais heureuse pour elle. Les anecdotes sur cette libération continuaient durant le trajet. Max était toujours aussi attentif et je commençais aussi à y prêter attention. J’appris par exemple que c’est sur la plage et dans la forêt qu’on eu lieu les premières exécutions d’Atlanes. Je découvris également que le tunnel avait été construit par les résistants pour relier Karad à Christo sans être repéré. Pour cela, ils avaient créé des passages secrets, des mécanismes cachés, qui aujourd’hui, malheureusement, ne fonctionnaient plus.
Arrivé aux abords de la plage, il nous était possible d’apercevoir un certain nombre de bateaux au large. Je ne pouvais pas dire exactement combien ils étaient, mais il y en avait au moins une vingtaine. On entendit des tirs de canons pendant une minute, puis le silence. Ces coups nous montraient la violence inouïe des combats qui eurent lieu. Nous prîmes alors conscience que les affrontements étaient éprouvants pour les soldats mais également pour les civils qui vivaient au quotidien au milieu des cris et de la peur. La mort était présente à chaque coin de rue, à tout instant. Pour un début de festival, il était difficile de dire que la joie était au rendez-vous avec ces histoires de guerre, mais nous continuâmes tout de même notre chemin. Cette fois-ci nous étions devant le cimetière où était érigée une statue du Capitaine Dragor, l’homme qui fut à la tête de la résistance. S’il ne fallait retenir qu’un nom de cette guerre, ce serait celui la.
La parade continua son chemin pendant encore une bonne partie de l’après-midi. Les gens chantaient, dansaient sur le rythme des trompettes, des tambours et des cymbales qui résonnait à travers les rues. Je commençai à être épuisée. Max le remarqua et me rassura en me disant que le défilé arrivait à son terme. La fête tant attendue allait enfin commencé. En effet, nous arrivâmes à nouveau sur la place de la Mairie, où une estrade se dressait devant nous. Celle-ci occupait une bonne partie de l’espace disponible. Des tables étaient installées, ainsi que divers stands où il était possible d’acheter de quoi boire et manger. Des musiciens préparaient leur matériel et faisaient divers essais pour être sûrs que leurs instruments fonctionnaient.
Nous avions encore une bonne partie de la journée à passer avant que le concert de ce soir ne débute. Nous décidâmes alors de nous rendre au lycée où une petite kermesse avait été mise en place. C’était l’occasion de nous défouler un peu. Une fois encore, l’endroit était surpeuplé. Après notre petit tour à la kermesse, nous retournâmes à la mairie pour nous s’installer pendant qu’il en était encore temps, d’ici quelques minutes, toutes les tables seraient occupées.
-Je n’aurais jamais dû mettre ces chaussures, gémit Lilou. Je ne sens plus mes pieds. -Je t’avais prévenu ma puce, mais tu n’en fais toujours qu’à ta tête, la nargua Daho, sous les éclats de rire de Max. -Mais, malgré ces chaussures, nous avons quand même gagné. Et ce défilé était sensationnel, je n’ai jamais autant dansé sur des musiques de fanfares. -Et ce n’est pas fini, s’enthousiasma Max. -Je ne sens déjà plus mes pieds. Nous éclatâmes de rire si fort qu’une bonne dizaine de personnes se retournèrent pour nous observer. Nous continuions de parler pendant un bon moment avant que le Maire ne prenne la parole. -Chers habitants de Karad, j’espère que vous avez passé une bonne journée. Je suis honoré de votre présence à toutes et à tous. Une fois de plus, nous avons battus des records de fréquentation. Je tiens à vous remercier d’avoir accordé toute votre attention et votre joie de vivre aux diverses activités proposées. Et la journée est loin d’être terminée. En effet, durant cette soirée, vous allez pouvoir danser, chanter au son de l’orchestre de notre ville. Profitez bien de cette soirée, et encore une fois, merci à tous.
Le discours du maire terminé, l’orchestre commença à jouer. Au début, peu de gens se déplaçaient au centre pour danser, mais une fois les premiers couples en place, les autres se succédaient les uns après les autres. L’orchestre jouait de tout, des slows des valses ou encore des musiques venues des îles. C’était vraiment plaisant à écouter. Je dansai une fois avec Max, mais celui-ci était si maladroit qu’il me marcha trois fois sur les pieds. Je l’abandonnai donc pour changer de cavalier et continuer avec Lilou, beaucoup plus gracieuse. La place était si remplie, qu’on se serait cru dans un vieux film, avec tout le village qui danse jusqu’au bout de la nuit.
Le soleil commençait à se coucher et les lampions de toutes les couleurs étaient maintenant allumés. La soirée battait son plein et je me mis à danser avec ma mère et madame Artis, pendant que les garçons allaient nous chercher à manger. Je remarquai la table présidentielle où étaient installés les grands politiques de la région. Je pus entre autre reconnaitre le roi Kervin III. Il était le dirigeant de Christo depuis bien des années, et son fils devait prendre la relève d’ici peu. Il a été dit dans la journée, que le roi Kervin I a été d’une aide précieuse pendant la résistance, il était normal qu’un membre de sa descendance soit présent. Je ne reconnus pas les autres. La politique étrangère m’importait peu.
Je remerciai ma mère pour notre danse et rejoignis à nouveau ma table qui était orné de diverses brochettes ramenées par les garçons. Nous mangions tranquillement notre repas en taquinant Max sur sa maladresse, quand j’aperçus enfin Alec, à quelques tables de la nôtre. Il était vêtu d’une chemise noire, rayée. Il avait également un gilet blanc par-dessus sa chemise. Il était vraiment magnifique. Il pouvait porter n’importe quoi, tout lui allait. Je pris une grande inspiration et me suis levée sous les yeux ébahis de mes amis ne comprenant pas tout de suite ce qu’il se passait. Ma démarche était lente et j’avais l’impression de devoir marcher des kilomètres avant d’être à sa hauteur. Mon cœur battait si fort que tout le monde ici pouvait l’entendre. Lorsque j’arrivai devant lui, il me fit un grand sourire, laissant entrevoir ses dents d’une blancheur impeccable.
-Bonsoir Mina, me salua-t-il de sa voix de velours. -Bonsoir Alec, lui répondis-je comme si je ne savais pas quoi lui dire. -Tu passes une bonne journée ? -Excellente et toi ? Qu’est ce que tu as fait de ta journée ? -J’ai accompagné mon frère à l’exposition en ville. C’était très bien présenté. -Max voulait y aller, mais Lilou et Daho ne voulait pas le suivre, plaisantai-je avec une assurance déconcertante. -Sinon, qu’est ce qui t’amène à ma table ? Je n’ai que très rarement l’occasion de te parler. -Je voulais juste savoir si tu avais passé une bonne journée. Maintenant que c’est fait, je peux y aller, lui dis-je avec toujours autant de calme. -Attend, me retint-il. Je ne peux pas te croire, nous nous parlons si peu, tout ça doit bien cacher autre chose. -J’avoue que je dois te demander quelque chose, mais tu vas me prendre pour une folle. -Ne t’inquiètes pas pour ça, j’ai vu des filles bien plus étranges que toi, me rassura-t-il. -Très bien, je me jette à l’eau. Je voulais savoir si tu avais quelque chose de prévu après les examens. On aurait pu faire connaissance tous les deux, lui demandai-je avec un calme olympien que je ne me connaissais pas. -J’en serais honoré, mais je suis vraiment désolé; je suis sorti d’une période difficile et je ne suis pas prêt pour une nouvelle histoire. Je suppose que tu désires plus que de l’amitié, vu la façon dont tu m’observes depuis quelques temps, rigola-t-il. -Tu m’observais ? -Oui depuis que Daho m’a dit que tu avais envie de me connaitre. -Je vais le tuer lui. -Ce n’est pas la peine, je peux m’en occuper, s’amusa-t-il. J’espère ne pas te faire de peine, car ce n’est pas mon but. -Non ça ira ne t’inquiètes pas, mentis-je avec toute une autre intonation. -Reste à ma table quelques minutes si tu veux, je peux t’offrir à boire. -Non merci, mes amis m’attendent.
Il me montra une nouvelle fois son plus beau sourire et je me redirigeai vers mes amis, ne sentant plus mon cœur. Me l’aurait-il brisé avec ses mots ? Je me sentis perdue. J’avançai sans m’arrêter. Je marchai maintenant en direction du port où je m’assis sur le quai, les pieds dans l’eau. Je restai ici sans bouger pendant de longues minutes, de longues heures plutôt. Je me regardai dans les reflets de l’océan. Qu’avais-je de si repoussant pour qu’Alec ne veuille pas de moi. Je me sentais si mal. J’entendis au loin le feu d’artifice qui commençait. Je me contemplai toujours à travers mon reflet, pendant que les flashs illuminaient la surface de l’eau et les explosions remplaçaient les battements de mon cœur. |
Encore une fois, Merci Telperion pour ta patience, tes critiques et tes compliments qui me touchent_________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 452 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Mer 12 Aoû 2009 - 20:43 | |
| Merci pur la fin du deuxième chapitre. Il était bien lui aussi. Je l'ai même trouvé meilleur que le premier celui là. Continue ainsi!  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1469 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Ven 14 Aoû 2009 - 13:58 | |
| Désolé, j'étais carrément passé à coté de la fin de ton chapitre. Bon, que dire ? C'est toujours un peu pareil, on avance doucement en compagnie de cette bande d'ados. Mais cette fois, on a enfin un petit aperçu du monde dans lequel ils vivent. Le background esquiscé dans ce texte me plait : un lourd passé de guerre dans une communauté apparamment tranquille, c'est un bon début pour une histoire d'aventure. Sur le fond donc, je n'ai rien de particulier à dire, si ce n'est une volonté d'en apprendre plus sur ce monde. Dans la forme par contre...je trouve toujours quelques erreurs narratives qui plombent la lecture et empêchent de se laisser aller dans l'histoire. J'en ai relevé quelques unes : Déjà, "écoutait le moindre mot qui était conté", beaucoup trop lourd. J'aurais enlevé la fin pour garder la structure la plus simple possible : "écoutait le moindre mot", ou peut-être le remplacer par une métaphore (j'adore les métaphores) : " gobait le moindre mot"...quelque chose du genre. Ensuite, une phrase qui fait tiquer mon esprit de juriste : "reprendre les droits qui nous appartenaient". C'est compliqué à expliquer, mais l'expression est maladroite. Je vais réfléchir à quelque chose qui sonnerait plus juste (là, tout de suite, j'ai pas d'idée...). Toujours dans le discours du Maire, la répétition des groupes puis des lieux m'a paru excessivement pesante : "villages voisins, régions voisines [...] de notre territoire, pays, planète". Je vois l'effet que tu voulais créer, mais pour moi ça plombe le discours. Encore une fois, malheureusement, j'ai pas d'idées pour améliorer le ressenti.... Autre point du même ordre : "acclamations de tous le monde". Pour moi, le "de tous le monde" est de trop. Le Maire s'exprime devant un public, si acclamations il y a, on se doute que tous le monde s'y met... Sinon, toujours le même problème avec les temps employés. Il y en a moins, c'est moins gênant qu'avant...mais il en reste (je t'embête là...) : "les combats qui eurent lieu" ; l'emploi du passé antérieur suggère un évènement passé ponctuel, alors que ton texte suggérait une suite d'évènements qui se prolongeaient dans le passé. J'aurais mis : les combats qui avaient eu lieu". Pareil pour le Roi qui "fut" à la tête de la Résistance. Il "avait été" sonnerait mieux, mais là c'est une question de gouts je pense. Le passé simple ne détonne pas dans la phrase. Enfin, le Roi "a été", tu fais un saut dans l'échelle des temps en employant le passé composé ici pour un évènement continue passé alors que le texte est à l'imparfait. Un "avait été" serait plus cohérent. Bon, ça suffit avec les critiques. Allez, juste une dernière qui me revient à l'instant : Dans tes textes, on s'est habitué à avoir des descriptions très détaillées de toutes les scènes. Du coup, on adopte une lecture rapide, qui survole assez vite les différentes phrases. Seulement, à un moment, tu changes brusquement de schéma ; l'épisode de la kermess du lycée est expédié en une seule ligne. Ca casse complètement le rythme de lecture, on perd ses repères dans le texte. Ouah, encore un pavé avec que du négatif...c'est pas honnête de ma part tout ça. Je précise donc de nouveau que je suis avec intérêt et plaisir ton histoire. Les romans qui mettent du temps à démarrer ne me dérangent pas (Tom Clancy powa), j'ai l'habitude de lire plusieurs heures de suite. A vrai dire, j'aime bien quand l'auteur prend son temps pour poser son histoire tranquillement, en ammenant lentement mais surement son lecteur vers le coeur de l'histoire. De plus, ton histoire semble de prime abord assez riche en petites histoires internes (la romance de l'héroïne par exemple). Même si c'est pas passionnant (surtout pas pour moi), ça donne une impression de profondeur agréable au roman. Bon, je me tais maintenant. Au plaisir de lire ton prochain texte ! _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Ven 14 Aoû 2009 - 14:47 | |
| Pour répondre sur la kermesse, je l'avais détaillé, mais j'avais un poil peur que cela ne serve à rien au final ... Bref ... Le background est en effet important et c'est pour ça que ce chapitre est relativement important pour la suite de l'histoire ... Je vous présente le chapitre 3 ... Cependant, je pense vous sauter les chapitre 4 et 5 qui ne font pas avancer l'histoire je vous ferais juste un résumé rapide (pour ceux que ça intéresse, je vous les enverraient par MP), car je préfèrerais avoir des avis sur la trame de l'histoire et non les "histoires internes" comme l'a dit Telpérion ... Chapitre 3 : préparatifs | Spoiler: | | | Je ne cessai de penser aux paroles d’Alec. Comment ai-je pu être aussi bête pour imaginer que j’avais la moindre chance avec lui ? Quelle naïveté. Le monde autour de moi s’était écroulé.
Mes amis m’avaient retrouvée juste après le feu d’artifice. Ils pensaient qu’il valait mieux me laisser seule quelques temps. Ils avaient raison, je ne voulais voir personne. Ils ont décidé de me raccompagner afin d’être sûrs que je ne fasse pas de bêtises. Comme si j’allais me jeter à l’eau, je n’étais quand même pas aussi stupide. Cependant il me fallut un petit moment avant de me remettre de cette déception. Quelle idiote j’ai fait. Demander à Alec de sortir avec moi une semaine avant les examens. Comme si j’avais la tête à réviser maintenant. Malgré tout, je devais me mettre au travail. Plus que quelques jours, et le lycée allait être une histoire ancienne. J’allais peut-être entrer dans l’école de stylisme de Christo. J’attendais les résultats avec impatience. Si je venais à être acceptée, je pourrais me concentrer sur mon avenir et oublier les évènements de ces derniers jours. Je ne verrais plus mes amis cependant. Nos routes allaient se séparer. J’allais avoir du mal à me passer d’eux, nous qui avions passé tout notre temps ensemble depuis notre entrée au lycée. Mais au moins je pourrai oublier Alec, et je ne repenserais plus à ce moment si difficile pour moi. « Je ne suis pas près pour une nouvelle histoire. » Ces mots résonnaient dans ma tête chaque jour. Je n’allais probablement jamais oublier cette phrase.
Je trainais dans la maison au grand désespoir de ma mère qui n’arrêtait pas de me demander ce qui c’était passé la veille. Je ne voulais pas l’inquiéter. Je lui ais donc juste répondu que c’était l’angoisse de ne plus revoir mes amis. Elle me crut et me laissa tranquille le reste de la journée. Max m’appela pour venir aux nouvelles.
-Salut Mina, ça va mieux depuis hier soir ? me demanda-t-il. -Comment veux-tu que j’aille mieux ? Ma soirée de rêve a viré au cauchemar en l’espace de quelques secondes. -Je suis vraiment désolé de ce qui s’est passé. N’oublie pas que je suis toujours là si tu as besoin de parler à quelqu’un. -Merci Max, mais j’aimerais rester seule quelques temps encore. Je ne suis pas prête pour parler à qui que ce soit. -Allez Mina, ce n’est qu’un garçon après tout, tu auras l’occasion d’en croiser des biens mieux que lui. De toute façon ce n’est qu’un idiot, il ne sait pas à coté de qui il est passé. Tu es une fille extraordinaire, tant pis pour lui s'il ne l’a pas remarqué, me réconforta-t-il. -Merci Max, tu es un amour. Je vais te laisser, Il faut quand même que je révise un peu. Nous n’avons pas une semaine de libre pour rien après tout. -Maudites révisions, j’ai horreur des examens. Ca te dirait qu’on se voit cette semaine avec Lilou et Daho pour réviser tous ensemble. Comme ça on pourra tous s’entraider, et profiter des derniers instants que nous pouvons passer tous les quatre. Et je suis certain que ça te ferait un bien fou. -Pourquoi pas, après tout ça pourrait être utile. Merci de ton appel Max. -Tu sais bien que je suis là pour ça. Bonne journée ma grande. -Bonne journée Max.
Je raccrochai et montai dans ma chambre. Aujourd’hui j’avais décidé de réviser les mathématiques et les langues. Je passai toute l’après-midi dessus, mais rien ne voulait rentrer. J’étais encore trop préoccupé par Alec. Max avait raison, je devais voir mes amis le plus vite possible pour me changer les idées.
Ma mère m’appela pour dîner. Aujourd’hui, il régnait un silence de plomb dans la cuisine. Ma mère commençait vraiment à s’inquiéter, mais n’osait rien dire à propos de ma mauvaise humeur. Cela me convenait parfaitement, vu que je ne voulais pas en parler. Après le dîner je fis la vaisselle pendant que ma mère s’installa dans le séjour et regarda les informations comme tous les soirs. Je la rejoignis pour lui souhaiter une bonne soirée et remontai dans ma chambre. Malgré mon humeur dépressive je m’efforçai de travailler, bien que cela ne me fût d’aucune utilité. Je me résignai au bout d’une heure et me couchai, les paroles d’Alec ne cessant de résonner dans ma tête.
Le retour de la pluie me réveilla le lendemain matin. Il ne restait plus que six jours avant les examens et j’avais très mal dormi, pas à cause de ces mots qui me faisaient toujours autant souffrir, mais plutôt à cause d’un rêve. Un rêve très étrange. Je me suis vue projetée dans le passé, il y a environ une centaine d’année. Je devais surement avoir envie d’évasion après les évènements du festival. Au moins je ne pensais plus à Alec, j’étais concentrée sur ce rêve étrange. C’était quelque chose de positif au final. Je me préparai rapidement avant de partir chez Max.
Quand j’arrivai chez lui, j’aperçus les vélos de Lilou et Daho. Je montai au troisième où Lilou m’attendait impatiemment devant la porte. -Mina, ravie de te voir. -Max m’a appelée hier et je me suis dit qu’il fallait que je passe le plus de temps possible avec vous. -Tu as bien raison. Tu vas surtout pouvoir m’aider pour la bio, plaisanta-t-elle. -Aucun problème, lui répondis-je en esquissant un léger sourire, que je ne pensais plus pouvoir afficher depuis dimanche. -Mina a souris, s’exclama Lilou. Nous entrâmes chez Max, celui-ci était affalé sur son divan avec une tonne de livres éparpillés dans le séjour. Sa mère devait être ravie. -Content que tu sois venue, s’exclama mon meilleur ami. -Tu avais raison, ça va me faire un bien fou d’oublier Alec avec vous. -Bonne initiative, conclut Daho. -Nous passerons la journée chez Julio et Julia. Ils nous ont réservé une table pour que nous puissions réviser tranquillement, dit Lilou. -Et pour toute la semaine, acheva Max. -Merci les amis, vous êtes des anges, tous.
Max rassembla alors ses affaires et nous partîmes en direction du centre commercial. Le restaurant était vide. En effet, en pleine semaine, celui-ci était relativement calme. Au moins nous allions pouvoir réviser sereinement. -Les amis, je suis ravi que vous ayez décidé de venir au restaurant, s’enthousiasma Julio, qui nous attendait une fois de plus de pied ferme. -C’est normal voyons. Je savais que tu n’allais pas nous refuser ça. -Bien sur que non. Allez-vous asseoir à votre table habituelle. -Max, je te préviens tout de suite, tu ne joues pas avec les poissons. -Mina tu me connais mal, me coupa-t-il, tandis que Julio éclata de rire. -Au fait Julio, tu as passé une bonne journée pendant le festival ? demanda Lilou. -Le restaurant était plein à craquer. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Dès la fermeture je suis allé me couché, j’étais exténué. Je n’ai même pas eu l’occasion de voir le feu d’artifice, cependant j’ai entendu dire qu’il était magnifique. -Effectivement il l’était. Tu as vraiment raté quelque chose, le dégouta Max. -Peut-être l’année prochaine. Si vous voulez quelque chose, n’hésitez surtout pas, nous avons fait assez de recette dimanche pour que vous passiez une semaine des plus agréables. -Il ne faut pas voyons. -J’insiste me coupa Julio. Et Julia aussi est du même avis que moi. -D’ailleurs où est-elle ? demanda Lilou. -Elle est malade. Je pense que la journée de dimanche lui a collé un stress pas possible, je lui ai donc dit de se reposer un peu. Ses cuisiniers étaient du même avis. Mais ne vous inquiétez pas, elle reviendra dès demain normalement. Maintenant au travail, ordonna Julio avec si peu d’autorité que Lilou émit un léger rire.
Nous nous mîmes au travail. Nous étions assez sérieux, malgré les tentatives de Max pour jouer avec les poissons ce qui nous provoqua souvent de beaux fous rires. La présence de mes amis m’était très précieuse. Je ne pensais presque plus à Alec, même si notre discussion ressurgissait de temps en temps dans mon esprit. J’étais focalisée sur le présent et aussi sur l’avenir. Je prenais conscience que ces instants magiques étaient les derniers. Nous allions nous revoir évidemment, mais ce serait différent.
Le temps passa à une vitesse folle. Nous avions bien révisé et il était temps que je rentre. Je remerciai mes amis et leur donnai rendez vous pour le lendemain. Sur le chemin du retour je me remémorai cette journée passée avec eux, mais bien vite l’amer souvenir du festival refit surface. Sans mes amis, je pensais beaucoup plus à Alec, à mon plus grand désespoir. Mes angoisses et mes doutes m’envahirent à nouveau. Je sentis, une fois de plus, mon cœur s’arrêter de battre et ma tête exploser à cause de cette discussion. Je crus devenir folle. Je m’efforçai de penser à mes amis, mais rien n’y faisait, Alec était bien plus présent. Lorsque j’ouvris la porte de la maison, j’essayai de ne pensais plus qu’à nos révisions pour ne pas inquiéter ma mère. J’y arrivai en partie.
-Tu as passé une bonne journée ma chérie ? -Excellente. Nous avons révisé chez Julio et Julia. Ils nous ont réservé une table pour toute la semaine. -Et ça va mieux on dirait. -Oui je me suis dit qu’il fallait que je profite au maximum de mes amis. Même si ce sont les derniers instants. -Bien dit ma fille, rigola-t-elle. Tu m’aides à préparer la table ? -Bien sur, pourquoi me le demander ?
J’aidai donc ma mère pendant qu’elle prépara le dîner. Une fois à table, nous parlâmes comme à nos habitudes. Cela lui faisait plaisir, je pouvais le voir sur son visage. Une fois de plus, mes soucis s’évaporèrent en parlant avec quelqu’un. J’en profitai et passai une bonne partie de la soirée avec ma mère devant la télévision. Au moment d’aller me coucher, je ressentis une nouvelle fois la boule au fond de ma gorge. Comment allais-je m’en débarrasser ? Allait-elle vraiment partir un jour ? C’est en me posant toutes ces questions que je m’endormis, difficilement.
J’avais de nouveau fait un rêve où je vivais dans le passé, cependant j’étais à une autre époque que la nuit précédente. Mais je ne saurai dire avec exactitude quand. Je commençais à devenir folle en voulant savoir à quelle époque se situaient mes rêves. Je décidai d’aller prendre une bonne douche pour me rafraichir les idées. Je restai de bonnes minutes dessous, au grand désespoir de ma mère qui hurlait à travers la maison pour que je lui laisse un peu d’eau chaude. Je fis rapidement un chignon avant de me mettre quelque chose sur le dos. Je descendis et ne pris qu’un jus d’orange, après tout, nous allions être servis comme des rois avec Julio. Je partis en direction du restaurant, puisque nous avions rendez-vous là-bas. J’étais la première à arriver, je décidai donc de chercher Max pour être moins seule et ne pas ressentir ce gouffre un peu plus profond chaque jour. Je sonnai chez mon ami, mais personne ne répondit. Il devait certainement chercher Lilou, je retournai alors chez Julio. -Mina, tu es toute seule ? me demanda Julio surpris. -Oui nous avions directement rendez-vous ici, mais Max n’est pas chez lui. -Je ne sais pas du tout où il pourrait être, me répondit-il. Cependant, je te demanderais de faire un petit tour, si ça ne te dérange pas. Nous devons encore régler deux, trois choses en cuisine. Si je vois tes amis je te les envoie. -Très bien, je reviens dans vingt minutes, ça ira ? -Oui c’est parfait. A toute à l’heure.
Je décidai alors de faire un petit tour dans le centre commercial avant de retourner au restaurant. Il n’y avait pas grand-chose à faire à part trainer dans les boutiques. Une fois les vingt minutes passées, je retournai chez Julio, mais celui-ci me dis qu’il n’avait vu personne, puis me demanda de m’installer en les attendant. J’allai alors à notre table y déposer mes affaires lorsque j’entendis derrière moi la porte de la cuisine qui s’ouvrit. Julia devait être de retour. En me retournant j’eus un choc. Tous mes amis étaient là, ainsi que ma mère et madame Artis.
-Surprise ! s’écrièrent-ils tous en cœur. -Je … pourquoi ? demandai-je alors que je n’avais presque plus de voix. -Nous n’avons pas encore fêté ton entrée dans ta future école ma chérie. C’est Max qui a eu cette idée. -Quoi ? Ce n’est pas vrai, répondis-je sans avoir pris conscience des paroles de ma mère. -Ce n’est pas notre faute si tu as reçu les résultats hier, me corrigea Lilou. De plus, tu en avais besoin, donc nous n’avons pas hésité une seule seconde. -Et vous préparez ça depuis quand ? -Ta mère m’a appelé hier pour me prévenir de la grande nouvelle, je lui ais donc demandé de prévenir madame Artis pour fêter tout ça. -Je me suis dit que pour te remercier pour ton aide, je ne pouvais qu’accepter cette invitation, me dit la couturière en me faisant un grand sourire. -Vous n’auriez vraiment pas dû… -Tu vas arrêter d’être têtue, me coupa Daho. -C’est ta journée, alors profites en bien, me souffla Julia, qui avait l’air en pleine forme. -Merci les amis, je ne m’attendais pas du tout à ça.
J’étais très émue par une telle surprise. Je fus agréablement étonnée de tous les voir, surtout madame Artis. Julia nous avait préparés un repas spécialement prévu pour l’occasion. Ils avaient fermé le restaurant juste pour cette surprise. Je ne pouvais pas assez les remercier pour leur geste.
Nous passâmes l’après-midi tous les huit ensemble à fêter l’avenir et à parler de nos souvenirs. Ma mère était émue, elle savait que d’ici quelques semaines je n’allais plus vivre avec elle ce qui la rendait nostalgique. Moi, au contraire, je me sentais bien. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas passé un moment si agréable avec mes amis, à tel point que j’en oubliai ma blessure intérieure. Le temps passa trop vite et Julio nous proposa de rester encore la soirée, cependant madame Artis ne pouvait pas, et je voulais quand même réviser un peu aujourd’hui. Lilou et Daho raccompagnèrent madame Artis, je saluai Julio et Julia et les remerciai pour tout avant de rentrer avec ma mère. Nous avions si bien mangé que je ne dinai pas ce soir là. J’en profitai ainsi pour travailler les sciences. Mais je ressentais une telle euphorie, que je ne pouvais pas vraiment me concentrer. J’allai donc me coucher, sereine. J’avais passé une nuit calme. Ce n’était pas arrivé depuis deux soirs maintenant, peut-être parce que ma blessure commençait à se refermer grâce à mon entourage. Ces rêves devaient me permettre de m’évader et d’oublier mon quotidien. Je me sentis reposée et prête à attaquer ce nouveau jour de révisions.
De nouvelles habitudes se mettaient en route depuis le début de cette semaine. Un petit quart d’heure dans la salle de bain, un petit déjeuner léger et puis le départ pour notre lieu de révision. Arrivée au restaurant, Julio nous sautait dessus. Julia s’occupait de nos moindres besoins. De franches rigolades entre deux explications de cours. Retour à la maison, dîner avec ma mère et préparation des cours pour le lendemain. Les nuits étaient à nouveau tranquilles, plus de rêves étranges. Je devais remercier mes amis pour ça. |
_________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Ven 14 Aoû 2009 - 14:51 | |
| Dsl du double-post mais le chapitre étant trop long (une fois de plus) ... je suis obligé de le couper ... Voici la fin ... | Spoiler: | | | Le week-end avait déjà commencé. Dans deux jours à peine, nous allions entrer dans le vif du sujet. Avec mes amis, nous avions décidé de passer notre dimanche à la plage. Apparemment il allait faire beau, autant en profiter et sortir un peu la tête de nos révisions ne pouvaient pas nous faire de mal. Nous passâmes toutefois notre samedi chez les jumeaux, afin de peaufiner nos dernières révisions. Lilou n’arrêtait pas de me poser des questions sur le cours de biologie, Max sur les cours de mathématique et moi j’en posais sur le cours de physique. Daho, lui était plutôt serein et ne craignait que les langues. Je le comprenais, je n’aimais pas ces matières non plus. Je détestais plus que tout le bisoléen. A quoi nous servait l’apprentissage d’une langue morte ?
La journée passa à une vitesse folle et il était temps pour moi de rentrer si je ne voulais pas inquiéter ma mère et être sure de pouvoir aller à la plage le lendemain. Lorsque je rentrai, elle patientait dans le salon, en attendant que le diner soit prêt.
-Alors ces révisions se passent bien ? me demanda-t-elle. -Très bien, aujourd’hui, nous avons décidé d’aller à la plage demain pour nous vider un peu la tête. -Excellente idée, à ton âge nous faisions tous la même chose. Ca ne sert à rien de te tuer à la tâche. Mieux vaut s’aérer l’esprit, vous avez raison, s’enthousiasma ma mère. -Comme ça tu n’étais pas une élève sérieuse, plaisantai-je. -Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit, s’énerva-t-elle. -Je rigolais maman, ne te met pas dans des états pareils. Je file me changer et j’arrive.
Pendant le dîner, j’avais interrogé ma mère sur ces souvenirs de jeunesse. Grossière erreur. J’appris qu’elle aussi avait eu le cœur brisé à cause d’un garçon, ce qui raviva ma sensation de vide. Je changeai vite de sujet pour être sûre de ne pas rouvrir cette blessure un peu trop. Je lui parlai donc de notre dernière journée et lui fis un bilan sur nos révisions. Je me sentais plutôt en confiance, même si le stress commençait à monter petit à petit.
Je débarrassai la table et montai préparer mes affaires pour demain. Je pris mon sac de plage, mon maillot et criai à travers la maison pour savoir où ma mère avait rangé les serviettes de plage. Une fois trouvées, j’en pris une la rangeai dans le sac puis je rejoignis ma mère dans le séjour où elle lisait Guerre et Résistance. Le festival avait probablement eu une quelconque influence sur ce choix. J’allumai la télévision et zappai à tout va. Il n’y avait vraiment rien ce soir. Après plus d’une heure de recherches infructueuses, je montai me coucher. Après tout, je devais être en forme.
La nuit fut agitée. Je fis une nouvelle fois ces maudits rêves. Je dormis relativement mal. Je me réveillai assez souvent et eus du mal à me rendormir. Cette nuit fut horrible. Etait-ce à cause de ma blessure qui s’était rouverte ? Etait-ce moi qui devenais folle ? Il était à peine six heures, mais ne voulant plus dormir je me levai et fis un peu de rangement dans ma chambre pour me passer les nerfs. Celle-ci étant à nouveau habitable, je m’attaquai à la salle de bain. Ma mère allait être ravie en se réveillant. En me regardant dans le miroir j’eus l’impression d’être un fantôme tellement j’étais pâle. Je continuais le grand ménage, évitant de croiser mon propre regard. La salle de bain terminée, je continuai par la cuisine. Après deux heures de nettoyage j’entendis ma mère se lever. Elle descendit et remarqua le grand ménage qui avait eu lieu.
-Mais qu’est ce qui s’est passé pendant mon sommeil ? rigola-t-elle. -J’ai passé une sale nuit, et je voulais penser à autre chose. -Tu devrais mal dormir plus souvent alors, ajouta-t-elle. Je pris mon petit déjeuner et montai me changer. Le soleil brillait de mille feux. Il faisait déjà une chaleur écrasante. Je mis alors un débardeur et une jupe par-dessus mon maillot. J’étais prête, il ne me restait plus qu’à prendre quelque chose à manger et je pouvais partir. Je me dirigeai vers la crique et croisai justement Lilou et Daho. Arrivés à la plage, nous n’étions pas surpris de voir autant de monde. Nous savions qu’aujourd’hui elle allait être très fréquentée au vue de la chaleur annoncée. Max était déjà installé et nous faisaient de grands signes pour être sûr que nous ne le rations pas.
-Je ne savais pas qu’on avait rendez-vous quelque part ? demanda-t-il. -Ne t’enflammes pas, ce n’était qu’une coïncidence. On s’est croisés sur le chemin c’est tout, lui répondit Lilou. -Ca va Mina ? Tu as mauvaise mine, me demanda mon meilleur ami pour changer de sujet. -Oui oui ne t’inquiètes pas, j’ai passé une mauvaise nuit c’est tout. -A cause de quoi ? m’interrogea Daho. -De rêves relativement louches, mais ne vous inquiétez pas, ce ne sont que des rêves après tout, tentai-je de les rassurer. -Quoi comme rêves ? continua Lilou. -Je vous ai dit que ce n’était pas important. -Tu plaisantes j’espère, s’indigna Max. -Bon puisque vous insistez, cédai-je. En fait ce ne sont pas les rêves qui sont étranges, c’est plutôt le réalisme de ceux-ci. -Comment ça ? s’impatienta Lilou. -Laisse la finir, s’énerva Daho. -En fait, je me vois projetée dans différentes époques. Le plus souvent, ça se passe il y a un siècle. -C’est plutôt bizarre, se dit Max. -Allez, je vous ai assez inquiété avec cette histoire. Et de toute façon, je ne vois pas pourquoi je devrais m’en faire. -Tu as raison, ne te prend pas la tête et profitons de cette merveilleuse journée.
Nous passâmes une excellente après-midi., entre les fous rires, notre mini concours de château de sable et des baignades dans une eau relativement fraîche pour la saison. Max, lui, avait attrapé un coup de soleil assez important, le pauvre allait souffrir toute cette semaine. Lorsque la plage commença à se vider, nous décidâmes aussi de partir. Je saluai mes amis au niveau du lycée, puisque c’est ici que nous routes se séparaient. Je rentrai donc, vidée de toute angoisse et prête à affronter cette semaine. |
PS : je vais essayer de faire attention à ces erreurs de temps, surtout pour le passé composé qui sont toujours des fautes d'étourderies ..._________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 452 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | |  | | titine_shinobu humain


Nombre de messages: 230 Age: 15 Date d'inscription: 31/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Ven 14 Aoû 2009 - 15:57 | |
| Salut ! Je passe sur le topic et tombe sur deux bons chapitres. Mine de rien, l'intrigue s'installe avec ces rêves. L'histoire avance lentement et sûrement, ça me plait. Cependant quelques ptites remarques ( )pas bien méchantes rassure-toi : | Citation: | | "-Mina a souris" | Arrghhhh ! "sourit", désolée je peux pas m'en empêcher mais c'est le genre de truc qui me fait mal aux yeux..
| Citation: | | . Je changeai vite de sujet pour être sûre de ne pas rouvrir cette blessure un peu trop |
trop quelque chose ou tôt ?
| Citation: | Je fis une nouvelle fois ces maudits rêves. Je dormis relativement mal. Je me réveillai assez souvent et eus du mal à me rendormir. |
Le " Je...............Je.............Je" est un peu lourd, on dirait une liste, ça casse le truc et on est plus dans l'histoire après. Tu pourrais changer les tournures de phrase comme : " Une fois de plus je fis ces maudits rêves, ils m'empêchaient de dormir correctement et je me réveillais souvent en ayant du mal à me rendormir" mais ce n'est qu'un exemple, à toi de le faire dans l'ordre que tu veux avec tes propres mots 
Il y a encore deux trois fautes de temps, mais ça passe.
A part ça, rien à redire, j'attends la suite. Tous mes encouragements !
PS : Si jamais tu postes pas les chapitres comme tu dis, je les veux bien via MP._________________ Merci beaucoup à Cloud-kun pour son magnifique travail.  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1469 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 15 Aoû 2009 - 17:19 | |
| Ha, intéressant tout ça ! Le cadre de l'histoire se met en place, on comprend de plus en plus où tu veux nous emmener. Je n'ai pas grand chose à dire cette fois, titine_shinobu a déjà analysé l'essentiel. J'ajouterais peut-être juste une faute qui m'a arrêté l'oeil : "j'essayais de ne plus y pensait". Harg, l'infinitif pour le deuxième verbe please ! Une autre faute qui m'a gêné, de style cette fois : les propriétaires du restaurant qui attendaient leurs invités "de pied ferme". Cette expression n'est pas appropriée à mon gout, on attend quelqu'un de pied ferme pour l'engueuler pas pour l'accueillir. J'aurais bien vu quelque chose du genre : "nous attendaient le sourire aux lèvres" par exemple. Sinon, pour éviter la répétition du pronom "je", une solution serait peut-être d'alterner avec des phrases à la forme passive. Ca permettrait d'adoucir le texte, plutôt que d'avoir tous le temps des actions qui se suivent. Enfin, j'attends la suite avec impatience. Et tu peux m'envoyer par MP les chapitres que tu as décidé de ne pas mettre. Je les lirai pour le plaisir. _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 15 Aoû 2009 - 18:24 | |
| "j'essayais de ne plus y pensait" >> J'ai pas écrit ça quand même ??  Grosse étourderie de ma part dans ce cas là ... Après avoir passé non sans mal leurs examens, nos quatre compagnons ont décidé de passer leurs deux mois de vacances sur la presqu'ile de Fundor chez Joy, le cousin de Daho, qui ne laisse pas notre héroine insensible ... Après une première journée passé là-bas, notre héroine va se coucher et va avoir une sacré surprise à son réveil (voilà en gros le résumé des chapitres 4 et 5 que je vous enverrai dans la semaine !!) Chapitre 6 : Voyages| Spoiler: | | | Je ne savais pas d’où venaient les cris, mais une chose était sûre, je n’étais plus chez Joy. Etait-ce ces rêves qui recommençaient ? Pourquoi revenaient-ils ? Je me sentais très bien, mes amis étaient à mes cotés, nous passions des vacances de rêves, je me suis fait un nouvel ami, alors pourquoi ?
Je portais une robe brune déchirée, on crut une petite paysanne égarée dans un bois. Je pensai tout de suite à divers contes de fée que ma mère me lisait enfant. Je réentendis le hurlement, il se rapprochait. Je commençai à avoir peur. J’étais perdue, dans une forêt sortie de mes rêves, portant un habit de fermière avec des hurlements qui se rapprochaient de moi. J’aperçus une silhouette à travers les buissons. Elle n’était pas très imposante, mais je compris vite que les hurlements venaient de sa direction. J’avais déjà croisé de drôles de bêtes dans mes précédents rêves, cependant elles étaient toutes domestiquées. C’est la première fois que j’en vis une sauvage. Elle sortit du buisson et s’approcha doucement de moi tandis que je reculai en douceur. Je ne voulais pas l’effrayer de peur qu’elle me saute dessus. L’animal ressemblait à un petit sanglier, cependant il arborait deux dents imposantes sous son groin. Ces dents me rappelaient les défenses d’un éléphant. Malgré ses dents et ses hurlements, le sanglier ne m’inspirait pas trop de peur. A mon avis, ce n’était qu’un bébé.
J’arrêtai de reculer, tandis que lui avança encore. Il cogna la terre avec ses sabots. Je compris vite qu’il voulait se ruer sur moi et me mis alors à courir aussi vite que possible pour essayer de me réfugier dans un arbre. C’était une situation assez cocasse, évidemment je n’étais pas hilare à ce moment là. Une fois dans l’arbre, le petit sanglier commença à foncer sur le tronc. Il réussit à le fendre grâce à ses deux défenses. Je ne vendis pas cher ma peau. Je n’arrivais même pas à me réveiller malgré tous les efforts que je fournissais. Encore quelques coups et le tronc allait céder. Je continuai de fermer les yeux, me concentrai pour retourner chez Joy, lorsque tout à coup, je vis une nouvelle silhouette à quelques pas de moi. Elle avait une forme humaine, assez grande. Ca devait être un homme. Il approchait assez vite, j’eus à peine le temps de le distinguer, qu’il se tenait déjà derrière le sanglier. Il brandissait une lance qu’il pointa vers le sanglier avant de le frapper sans retenues. J’étais assez dégoutée par ce spectacle, mais j’étais rassurée de savoir que j’étais saine et sauve. Je me rendis vite compte que je parlais de mort dans un rêve ce qui me provoqua un léger rictus.
Je descendis de l’arbre et me demandais pourquoi je n’arrivais pas à me réveiller. Le sanglier émis encore quelques gémissements. J’avais de la peine pour lui, cette pauvre bête n’avait rien demandé.
-Pourquoi être venue en forêt sans protections ? Vous êtes complètement inconsciente jeune fille ? me demanda mon mystérieux sauveur. -Je … Où suis-je exactement ? lui répondis-je tout en regardant encore fixement l’animal, qui avait enfin rendu l’âme. -Quelque chose ne va pas mademoiselle ? -Comment voulez-vous que tout aille bien ? Je viens de me faire attaquer par je ne sais pas quoi ? -Un sanglit-marmot… -Un quoi ? le coupai-je. -Vous avez dû être méchamment touchée pour ne pas savoir ce qui vient de vous arriver. Je vais vous ramener à Karad, vous pourrez vous reposer et reprendre vos esprits. -Tout ce dont j’ai besoin, c’est de me réveiller. Je suis en train de rêver et vous n’êtes qu’un rêve. -Quand je disais que vous aviez pris un sacré coup sur la tête.
Tout à coup il me prit sur ses épaules, alors que je me débattis de toutes mes forces, et nous nous dirigeâmes vers la route principale. Je savais que je rêvais, mais je me demandais quand même à quoi allait ressembler cette Karad. Depuis que mes rêves ont commencé, j’avançais dans le temps, ce qui m’a permis de voir la construction de la ville au fil des ans. Cette dernière pensée me fit sursauter. Je remarquai que je me fiais à des rêves. Je devenais folle, malgré tout, je trouvais tout cela assez intéressant et amusant. Peut-être que pendant le festival, tout ce qui a été dit et montré s’est retrouvé dans mon subconscient et que ces rêves me permettent de m’échapper et de voir de mes propres yeux les différentes époques du passé. Cependant, je ne comprenais pas pourquoi j’avais atterris dans une forêt cette fois-ci. D’habitude je me retrouvais tout de suite à Karad. Peut-être que mon mystérieux sauveur avait un rôle à jouer dans ce rêve.
La route était longue et mon héros n’arrêtait pas de me demander d’où je venais etce que je faisais ici. Je lui répondis que je venais de Karad, mais il ne me croyait pas. Il ne cessait de dire qu’il m’aurait reconnue. Il est vrai qu’à cette époque la ville n’était pas très imposante comme de nos jours, mais je ne pouvais pas lui dire que je rêvais, il m’aurait pris pour une folle. Nous arrivâmes à Karad. J’étais bouche bée. Je m’attendais à voir un petit village, or j’étais arrivée dans une ville. Encore plus grande que celle que je connaissais. Etais-je arrivée cette fois-ci dans le futur ? Je devais savoir quelle année nous étions. Mon sauveur me posa à terre.
-Je suis désolé, mais je vais devoir t’abandonner quelques heures. Je dois faire un rapport à mon supérieur. -Qu’est ce que tu fais exactement ? lui demandai-je. -Je rode dans les environs pour qu’aucun monstre n’approche de la ville. La sécurité des habitants de la cité est primordiale. -Donc tu es soldat. -Je dirais plutôt « Activiste pour la protection directe des habitants». -Tu me rappelles un excellent ami à moi lorsqu’il parle. Il veut également toujours mettre son grain de sel dans ce que je dis. -Dois-je le prendre comme un compliment ? me demanda-t-il, sceptique. -C’est mon meilleur ami, alors oui, le rassurai-je. Tu en as pour longtemps ? -Quelques minutes, le temps de lui faire mon rapport et qu’il me donne mes nouvelles instructions. -Alors je viens avec toi. Après tout tu vas devoir dire qu’une jeune fille était en danger de mort dans la forêt. -Effectivement, il voudra probablement te parler. Il a horreur que les habitants de la cité ne se mettent en danger. Tu as bien dit que tu vivais dans la cité. -Oui, mais pas celle-ci. Mais ce n’est pas grave, nous allons faire comme ci c’était le cas … -Tribuzon, me coupa-t-on.
Je me retournai, horrifiée de voir qui m’avait bousculé. C’était un bisol. Je compris alors que je me retrouvai bien dans le passé, puisqu’ils ont tous été décimé il y a un peu moins d’un siècle. J’en avais déjà vu dans des livres. Je crus me retrouver devant un cerf. En effet, il avait la peau couverte de poils, portait des bois sur le crâne. Ce devait être un homme, puisque ceux des femmes étaient beaucoup moins imposants. Ces jambes étaient fines et se terminaient par des sabots. Il avait également un pagne autour de sa taille, contrairement à ce que j’ai lu dans les livres, les bisols devaient être très pudiques.
-Au fait, je ne me suis même pas présenté. Je m’appelle Kolio. -Moi c’est Mina, lui répondis-je. -C’est un joli prénom. Au fait, je peux te demander quelque chose, c’est à propos de ta réaction envers ce bisol. -Que veux-tu savoir ? -Je ne sais pas, tu vas me prendre pour un fou, mais j’ai l’impression que tu n’en avais jamais vu auparavant, puisque tu n’arrêtais pas de le dévisager. -Effectivement, c’est la première fois, à mon tour de te demander quelque chose, est-ce que je peux voir qui se cache sous ce casque. J’aimerais bien mettre un visage sur ton nom et ton caractère. -Malheureusement, je ne suis pas autorisé à te dévoiler mon visage. C’est l’une des principales règles de la cité. Je commence vraiment à croire que tu ne viennes pas de Karad. -Pourquoi n’avez-vous pas le droit ? -C’est le capitaine Dragor qui est à l’origine de cette règle. Il dit que si tout le monde connait notre visage, les gens de la cité ne nous respecteraient plus pour notre courage et notre dévouement envers eux.
A peine eut-il prononcé le nom du capitaine Dragor que je me réveillai en sursaut. Je me retrouvai de nouveau chez Joy. Le soleil était levé et Lilou dormait encore. Je me levai discrètement et me dirigea vers la salle de bain. Ce rêve avait l’air si réel par rapport aux autres. Je ne cessai de me remémorer les moindres détails. Le drôle de sanglier, Kolio, la grande Karad, le bisol. Ce rêve ne cessait d’hanter mon esprit, si bien que je n’entendis pas Lilou arriver derrière moi.
-Tu m’as effrayée, m’écriai-je. -Qu’est ce qui ne va pas Mina ? Je t’ai entendu te lever il y a une bonne vingtaine de minutes et tu n’es toujours pas revenue. Quelque chose te tracasse ? me demanda-t-elle gentiment. -Ne t’inquiètes pas, ce n’était qu’un cauchemar. -Encore ? s’inquiéta-t-elle. Je croyais que s’était passé depuis les examens, vu que tu n’en avais pas reparlé. -En effet, je n’en avais plus fait depuis deux semaines, mais je ne pourrais pas te dire pourquoi ça recommence.
Ma voix était tremblante et Lilou me prit dans ses bras en me disant que je pouvais compter sur elle s’il m’arrivait quoi que ce soit. J’étais vraiment heureuse d’avoir une amie sur qui compter. Je proposai à Lilou de préparer le petit déjeuner. Il était presque dix heures et il était inutile d’aller nous recoucher. Les garçons, eux, dormaient encore à poings fermés. Lilou et moi partîmes alors vers la petite boulangerie au coin de la rue. Nous en profitâmes pour faire connaissance avec les habitants du quartier, après tout, nous allions rester ici presque deux mois, autant ne pas rester enfermés dans notre petite bulle tous les cinq.
Après quelques bavardages avec les voisins de Joy, nous rentrâmes. Les garçons dormaient toujours. Nous en profitâmes pour nous retrouver un peu avec Lilou puisque depuis qu’elle sortait avec Daho, nous n’avions plus eu l’occasion de nous retrouver toutes les deux. Cela faisaient si longtemps que nous n’avions pas parlé mode, cinéma et que nous n’avions pas craché tout notre venin sur la gente masculine. Nos éclats de rire eurent raison du sommeil de Joy qui était le premier à se réveiller.
-Ce n’est pas un peu fini ces ricanements ? gémit-il visiblement fatigué. -On peut rentrer chez nous si tu veux, s’amusa Lilou. -Surtout pas. D’ailleurs, je suis ravi que vous ayez pris si vite vos marques. -C’est parce que on se sent comme chez nous vois tu, lui répondis-je. -Et bien faites comme chez vous. Je vais me changer et j’arrive. Et merci pour le petit déjeuner, nous dit-il avec sincérité. -Et pense à réveiller les garçons. Un petit seau d’eau sur eux devrait faire l’affaire, plaisanta Lilou. -Compte sur moi, répondit-il amusé. -Qu’est ce qu’il est craquant Joy, tu ne trouve pas Mina ? s’empressa-t-elle de me demander une fois que Joy avait le dos tourné. -C’est vrai qu’il a tout pour plaire. Il est beau, marrant, gentil. Le garçon idéal, rigolai-je. -Pourquoi ne tenterais-tu pas ta chance alors. Je pense que tu lui as tapé dans l’œil. -Ne dis donc pas des absurdités pareilles. -Tu ne vas pas me dire que tu n’as pas remarqué comment il te regardait hier soir. Et franchement, votre petite ballade hier sur la plage. Ne va pas m’inventer une histoire à dormir debout. Il aurait très bien pu rester avec tout le monde, alors pourquoi rester en retrait avec toi ? -Tu n’as qu’à lui demander, répondis-je légèrement énervée, puisque je n’arrivais pas à croire un seul mot qu’elle prononçait. Pourquoi s’intéresserait-il à moi alors que je le connais à peine… -Excellente idée, s’écria-t-elle, interrompant ainsi mes pensées. -Tu es folle ou quoi, il va vraiment me prendre pour une folle. -Ne dis donc pas de bêtises… -Trop tard, la coupai-je, tandis que l’intéressé était revenu. -N’espère pas y échapper ma belle, rigola-t-elle. -Merci encore pour le petit-déjeuner. Est-ce que tout ceci cache quelque chose ? plaisanta Joy, sous un léger ricanement de Lilou. Quoi, j’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? -Non ce n’est rien, laisse là, c’est le soleil qui lui tape un peu sur la tête, répondis-je alors que Lilou me donna un coup de torchon sur l’épaule sous le regard ébahi de Joy.
L’ambiance bonne enfant qui régnait dans la cuisine ne s’estompa guère avec l’arrivée de Daho et Max. Bien au contraire, le petit déjeuner se passa dans la bonne humeur. Lilou n’arrêtait pas de narguer les deux marmottes, Joy nous remerciait de notre attention alors que les deux garçons faisaient la moue puisque la vaisselle les attendait.
Il faisait une chaleur étouffante dès le matin, si bien que nous décidâmes de profiter de la plage tout de suite après le petit déjeuner. Une journée vraiment tranquille se profilait à l’horizon. Arrivés à la plage, il nous était vraiment difficile de trouver une place. En effet, en cette période estivale, les touristes envahissaient l’île de Fundor, à tel point que la population des principales villes se voyaient multiplier par dix, au plus grand désespoir des locaux qui supportaient mal les touristes. Je les comprenais, je ne pourrais pas supporter non plus que pendant trois mois, les rues de Karad soient bondées et que tous les commerçants doivent travailler d’arrache pied pour satisfaire le moindre des désirs de ces voyageurs temporaires. C’est pour cette raison qu’avec mes amis nous essayâmes de nous faire le plus petit possible, de n’avoir aucun caprice. Les gens du quartier l’ont bien compris ce matin lorsque nous étions à la boulangerie avec Lilou. Leurs sourires semblaient sincères. Ils devaient être ravis d’avoir de nouvelles têtes dans les environs pour les deux mois à venir.
A peine avons-nous eu le temps de nous installer que Max et Daho se ruaient déjà vers l’océan avant de plonger sans aucunes hésitations dans l’eau turquoise. Lilou elle émit quelques réticences avant de céder sous les éclaboussures des garçons. D’ici on aurait dit des enfants de cinq ans qui découvraient l’océan pour la première fois. Je dois avouer que c’était plutôt divertissant à regarder.
-Mina tu viens ? hurla Max en me faisant de grands signes. -Laisses moi deux minutes, je préfère me mettre de la crème. Je ne voudrais pas finir comme toi pendant notre journée plage avant les examens, rigolai-je. -Pas besoin de me ridiculiser, maugréa-t-il. -Je ne te ridiculise pas, je fais juste une constatation, m’amusai-je. -Je suppose qu’il a fini avec un énorme coup de soleil, me souffla Joy. -On aurait dit une écrevisse, me moquai-je. -Vous avez fini vos messes basses, s’énerva l’intéressé. -C’est bon on arrive. Je demandai à Joy qu’il me mette de la crème dans le dos, ce qu’il accepta sans rechigner. -Je pense que ca ira, merci Joy, lui dis-je, embarrassé. -Effectivement, tu ne risques pas de ressembler à une écrevisse. On rejoint les autres ? me demanda-t-il avec entrain. |
_________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 15 Aoû 2009 - 18:27 | |
| Suite et fin du chapitre | Spoiler: | | | Nous retrouvâmes donc nos amis. L’eau était bonne, je ne comprenais pas pourquoi Lilou mit deux bonnes minutes à rentrer complètement dedans. L’ambiance était à nouveau à la rigolade entre Max qui voulait me couler, Lilou qui venait à ma rescousse alors que Daho lui volait au secours de Max, si bien qu’une nouvelle guerre garçons contre filles éclata sous les yeux de Joy qui endossait le rôle d’arbitre pour la peine. Sur la plage, cette querelle ne cessa pas et se prolongea entre un concours de château de sable, de beach-volley ou encore dans la recherche du plus beau coquillage. Pour pimenter le tout, les perdants allaient devoir faire la vaisselle tous les soirs de cette semaine. Cela mit un léger piment dans le jeu. Joy devait être mal à l’aise. Allait-il prendre le parti de son cousin ou de moi-même. Je savais que s’il nous choisissait, Lilou et moi, ce qu’elle me dit ce matin allait s’avérer vrai. Pour ménager le suspens, Joy décida d’annoncer les résultats le soir même au moment de la corvée tant redoutée, ce qui agaça au plus haut point Max et Lilou qui essayaient par tous les moyens de connaître l’équipe gagnante.
Sur le chemin du retour, ceux-ci n’avaient toujours pas abandonnés malgré les nombreuses fois où Joy les repoussa. Je descendis leur âge à quatre ans en les voyant se comporter ainsi. Daho et Joy acquiesçaient tandis que Max et Lilou firent la moue en nous entendant. Une fois de retour chez Joy, Max s’attela une fois de plus à la cuisine tandis que nous préparions la table. Max nous promis une surprise qui devait être réussie puisqu’une odeur alléchante se dégageait de la cuisine. Cependant il nous était interdit d’y pénétrer, donc nous nous réunîmes dans le salon. Joy se dirigea tout de suite vers le piano. Je ne lui avais rien demandé, mais je n’étais pas contre un petit morceau. Dès les premières notes, je fus emballée tout comme Daho et Lilou. Même Max ne put s’empêcher de quitter la cuisine un court instant pour écouter la douce mélodie qui envahissait la pièce. L’air que Joy jouait était inqualifiable, tantôt mélancolique, tantôt joyeux, tantôt agressif. Mais je ne retins qu’une chose, un air merveilleux à écouter. Lorsque celui-ci termina son morceau, nous restâmes bouche bée devant lui pendant quelques secondes. Il était gêné, ça se voyait, mais n’hésita pas une seconde à m’adresser un sourire qui voulait dire : « je te l’avais promis ». Il profita également de ce morceau pour annoncer les résultats de notre concours interne. A la grande surprise de Daho, c’était Lilou et moi-même qui avons été désigné les grandes gagnantes. Nous pouvions entendre d’ici le mécontentement de Max dans la cuisine. D’ailleurs, il ne nous adressa pas un mot durant le dîner, même si chacun de nous l’avait remercié pour son repas succulent. Je ne pouvais pas dire ce que c’était exactement, mais je me suis vraiment régalé. Pour leur première vaisselle, les garçons avaient eu de la chance puisque toutes les assiettes étaient vides.
Il faisait encore une chaleur étouffante, bien que la nuit fût tombée depuis une bonne heure maintenant. Nous profitâmes évidemment de la piscine une bonne partie de la soirée avant d’enchaîner avec une partie de cartes que Max remporta à la surprise générale, lui qui habituellement avait une malchance légendaire.
Les heures passaient à une vitesse folle depuis notre arrivée ici, je n’arrivai pas à m’imaginer que deux jours entiers étaient déjà passés. Nous nous amusions vraiment tous les cinq. Je ne pensais pas que Joy allait si vite s’intégrer à notre petit groupe. J’en fus d’ailleurs assez réjouie, tout comme Daho. Il faisait dorénavant parti de notre bande et ce n’était pas pour me déplaire, puisque ce soir encore je ne pus rester insensible au charme qu’il dégageait. Il ne faisait rien de spécial, mais sa présence seule me réconfortait. J’oubliai complètement Alec, cependant j’espérais ne pas souffrir aux cotés de Joy. Ce soir, nous nous couchâmes tous ensemble. J’étais exténuée par cette journée. Notre petit combat m’avait vidée. Je m’endormis sans grandes difficultés, ne cessant de penser à Joy.
La lueur du soleil me réveilla. J’avais passée une nuit agréable sans faire aucun rêve. Cependant, quand je voulus regarder l’heure, je remarquai que je n’étais plus chez Joy. Ces maudits rêves allaient-ils cesser un jour ? Avais-je une fois de plus atterrie je ne sais où ? Je commençai à me résigner à me poser des tas de questions. Je préférai plutôt vivre mon rêve jusqu’au bout. Après tout, je me réveillerai le lendemain aux cotés de mes amis et passerai une journée de plus avec Joy. Pourquoi m’en faire, je ne voyais pas pourquoi je m’inquiétais. Au fond, tout ceci était plutôt amusant. Je me levai donc et regardai par la fenêtre. Cette fois-ci je fus assez troublée. En effet, la ville dans laquelle je me trouvai cette nuit était la même que la nuit précédente. La cité qui se dressait devant moi était la même que j’avais abandonné la veille. Je me trouvai une nouvelle fois dans « la Cité » comme disait Kolio. Je me demandais cependant pourquoi je me retrouvai deux fois au même endroit, à la même époque, alors que cela ne c’était pas produit pour le moment ? Je me demandais surtout où je me trouvais ? Cette dernière question trouva vite une réponse lorsque j’entendis la voix de mon hôte.
-Mina tu es réveillée ? me demanda-t-il. -Oui oui ne t’inquiètes pas Kolio. Je descends tout de suite, lui répondis-je. -Tu m’as vraiment fait peur hier. -Pourquoi, qu’est ce qui s’est passé ? demandai-je inquiète. -Tu ne te souviens pas ? s’interrogea-t-il. -Non désolé, tu pourrais me rafraîchir la mémoire s’il te plaît ? -Lorsque j’ai parlé du capitaine Dragor, tu t’es évanouie. Le choc a dû être vraiment violent pour que ne t’en souviennes pas.
Je n’arrivai plus à prononcer un mot. La veille, je me réveillai exactement à ce moment là. Je descendis pour être sûre de ne pas inquiéter Kolio qui était sur le pied de guerre en me voyant descendre. Même chez lui, il portait son casque. Etait-ce parce que j’étais chez lui ou bien il le portait même tout seul ? En tout cas cette règle me parut de plus en plus stupide.
-Ca va aller je te dis, m’énervai-je en le voyant sur ces gardes. -Mon devoir est d’assurer la protection des habitants de la cité. Que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Tant que je ne saurai pas ce qui t’es arrivée, n’espère pas te débarrasser de moi. -Ce n’était qu’un évanouissement … -Et tu ne te sais plus pourquoi tu as atterri à l’extérieur de la cité non plus je te rappelle, me coupa-t-il. -Je le sais très bien, mais tu ne veux pas me croire. -Tes histoires de rêves et d’un monde différent, m’imita-t-il, très mal d’ailleurs. Je n’y crois pas une seconde et le capitaine Dragor non plus d’ailleurs. -Je te l’accorde, c’est difficile à croire, mais c’est la vérité. Je ne suis pas une menteuse. -Tu diras ça au capitaine Dragor. Il t’attend dans la journée, il veut être sûr de ne jamais t’avoir vu. Après peut-être que nous te croirons. -Et comment pourrait-il me reconnaître, si toi tu n’en es pas capable ? lui demandai-je. -Tu verras que le capitaine possède un certain don. -Qu’entends-tu par don ? -Ne t’inquiètes, c’est juste qu’il est capable de reconnaître le moindre habitant de la Cité. C’est quelque chose qui nous a toujours impressionné nous qui sommes sous ses ordres. -Donc, si j’ai bien compris, il me suffit d’aller voir le capitaine et tu pourras enfin me laisser tranquille. -A condition qu’il ne te reconnaisse pas, oui tu seras libre d’aller où bon te semble. -Très bien, quand pourrai-je le voir ? -Dès que tu auras pris des forces si tu le désires. -Très bien, je termine mon petit déjeuner et nous partons.
Je me dépêchai bien évidemment pour pouvoir voir le capitaine de mes propres yeux. Mais je regrettai mon comportement vis-à-vis de Kolio, celui-ci fit tout pour moi et je lui donnai l’impression de vouloir me débarrasser de lui après cette discussion.
Une fois mon petit déjeuner avalé, nous partîmes en direction du quartier général de Kolio, j’en profitai pour m’excuser auprès de mon garde du corps. Celui-ci accepta mes excuses en me confiant qu’il comprenait ce que je pouvais ressentir. Il ne savait pas du tout ce que je ressentais. Moi-même j’étais perdue dans mes sentiments. J’étais à la fois excitée, à la fois anxieuse, agacée ou bien amusée. Je ne comprenais pas pourquoi tout ceci m’arrivait à moi, ce que j’avais fait pour devenir folle à ce point. Kolio me serrait contre lui pour être sûr que je ne me perde pas dans les rues immenses de Karad. Son armure était froide ce qui me donnai des sensations plutôt désagréables, pourtant je me sentais en sécurité à ses côtés. C’était la seule personne que je connaissais dans ce rêve et je pouvais lui faire confiance. Voilà que je recommençais à vivre mon rêve comme la réalité.
Nous arrivâmes devant les portes du bâtiment où logeait le capitaine Dragor. Celles-ci étaient immenses et me donnèrent la chair de poule. Deux grandes statues représentant des dragons étaient postées des deux cotés de l’imposante grille. Lorsque Kolio arriva devant la porte, il murmura quelque chose d’inaudible, mais qui provoqua l’ouverture de la porte. L’intérieur était superbe. Le couloir où nous nous trouvions se voyait orné d’une centaine de statues alignées sur deux rangées. Chacune d’elle représentant un des gardes de la ville. Je trouvai assez aisément Kolio. Celui-ci se trouvait à proximité de l’immense statue centrale à l’effigie de Dragor.
-Plus la statue se trouve à proximité du capitaine, plus le garde en question se voit confié un rôle important dans la protection des habitants de la Cité, me confia-t-il. -Donc tu dois avoir une position plutôt agréable dans votre hiérarchie, en concluais-je. -Je suis le dirigeant de ma Maison. -Ta Maison ? demandai-je. -Maison de la protection directe des habitants. Je t’en ai parlé hier. Il y’a encore d’autres Maisons qui s’occupent plus de ce qui est politique étrangère et protection vis-à-vis des autres empires. Moi je m’occupe que de la protection des habitants par rapport aux dangers environnants. -Il existe combien de Maisons en tout ? -Il en existe une dizaine, mais je ne vais pas m’attarder là-dessus. Le capitaine doit s’impatienter. Allons-y.
Leur hiérarchie se montrait dotée d’une excellente organisation. Pas étonnant qu’ils aient gagné la guerre. Nous entrâmes par la porte qui se situait derrière la statue du capitaine. Il devait très probablement travailler dans ce bureau. -Kolio, je suis ravi de te voir, s’exclama le capitaine Dragor. Tu as enfin pu amener notre inconnue. Je savais que tu allais la remettre sur pied, le félicita-t-il. Alors mademoiselle, comment vous appelez-vous ? me demanda-t-il en se retournant vers moi. -Je m’appelle Mina Monsieur, lui répondis-je, tremblante. J’eus la chair de poule en le voyant. Son casque me donnait des frissons dans tout le corps. En effet, la forme faisait très largement penser à un crane, comme si la mort était omniprésente dans son visage. De plus il était noir et les ouvertures au niveau de ses orbites étaient d’un sombre. Je ne pouvais le regarder dans les yeux, de peur de me perdre dans les abymes de son regard. Je me rassurai en observant celui de Kolio, beaucoup plus chaleureux. En effet celui-ci possédait deux cornes qui partaient de la nuque et arrivaient au niveau de son torse. Il représentait une sorte de bélier. -Mina, quel joli prénom. Cependant, je ne suis pas persuadé que ce soit votre véritable prénom jeune fille, m’interrompit-il, pendant que je fixais Kolio. -Je vous assure que c’est ainsi que je m’appelle, Monsieur, criai-je. -Certes, je veux bien vous croire, mais sachez que je sais ce que je dis. Je vous ai déjà vu dans la Cité, mais vous ne vous appelez pas Mina. Kolio, ramènes la chez toi, lui ordonna-t-il. Je ne voudrais pas qu’un si joli minois se fasse une fois de plus attaqué aux alentour de ma Cité. Tâches de lui réexpliquer les dangers de la Cité, je suis d’accord sur un point, cette demoiselle a dû perdre une partie de sa raison, par je ne sais quelle mésaventure… -Monsieur, le coupai-je … |
En espérant avoir zapper toutes les fautes d'étourderies comme celles citées par Telperion pour le précédent chapitre ... Bonne lecture  _________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 452 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 15 Aoû 2009 - 19:44 | |
| Belle fin de chapitre, j'apprécie la fin du côté intrigue. J'ai lu que tes livres comportent environ 30 chapitres (ou quelque chose du genre) ça fait un méchant nombre  , combien de volume avait-tu l'intention de faire? J'aime bien tes créations. Bravo! _________________  |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 22 Aoû 2009 - 17:51 | |
| Aujourd'hui je reviens avec non pas du texte, mais un nouveau kit : Trick or treat   Pour la suite de mon roman, j'attendrais encore un peu, histoire d'avancer personnellement et que certains membres ne soient pas trop en retard ... _________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1469 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Dim 23 Aoû 2009 - 14:26 | |
| | Citation: | | Pour la suite de mon roman, j'attendrais encore un peu, histoire d'avancer personnellement et que certains membres ne soient pas trop en retard... |
Tu parles de moi ? Et bien ça y est, j'ai comblé mon retard !
Comme tu me l'as demandé, je ne ferai pas une analyse approfondie. Rien que du ressenti.
En fait, je n'ai pas grand chose à dire. Mes impressions sur ton écriture n'ont pas changé, ce qui est plutôt une bonne chose. Tu as un style, tu suis ta voie de façon cohérente au fil des chapitres. Il n'y a pas de passage qui détonne, l'ensemble est assez agréablement uniforme pour que le lecteur trouve ses repères.
Sur les deux chapitres que tu m'as envoyé par MP, je dirais qu'ils sont plutôt plaisants à la lecture. Comme je viens de le faire remarquer, on a pris nos repères. Donc, on sait quels passages peuvent être lus rapidement sans problème et quels sont ceux sur lesquels il faut s'arrêter plus longtemps. Bon point donc. Tiens, si je peux me permettre une anectode : je demande l'annulation de l'examen de bisoléen pour vice de forme (les surveillants ont oublié de rappeler les consignes, pas bien !).
Plus sèrieusement, je valide globalement le 4ème chapitre. Via les examens, tu as trouvé un excellent moyen de nous donner un nouvel aperçu de ton univers. On devine une grande profondeur derrière l'histoire, et ça me plait beaucoup.
En ce qui concerne le 5ème chapitre, j'avoue l'avoir lu assez rapidement. La side-story reprend ses droits, les flirts de l'héroine ne me passionnent pas vraiment. Mais, je dois rester honnête : ce n'est pas un mauvais point. Il faut des side-story, ça donne plus d'épaisseur aux personnages principaux. On se les immagine plus facilement comme des gens normaux. J'immagine que c'était ton objectif : il est rempli.
Le vif du sujet maintenant : le 6ème chapitre. Enfin les choses sérieuses, mais on y entre doucement. Le coup des rêves successifs permet d'en dévoiler un peu mais pas trop à chaque fois, et d'entretenir ainsi l'intérêt du lecteur. Encore une fois, je suis très content de la profondeur du background qui soutient l'histoire. Il y a de la recherche, ça se sent.
Malheureusement, et ce sera mon bémol, je trouve que le choix de "fractioner" le rêve en deux parties n'était finalement peut-être pas le meilleur. Tu dilues en quelques sorte la tension dramatique en la coupant avec du side-story et du détail. Je pense que tu aurais gagné en intensité si tu nous avais plongé d'un coup dans le surnaturel. Mais bon, c'est de l'opinion personnelle, beaucoup d'éléments m'échappent surement.
Bref, je ne peux que t'encourager pour la suite, qui viendra bientôt j'espère. Ton histoire est plaisante à lire. Les quelques fautes de temps ou de grammaire ne dénaturent pas le texte, on s'immerge tout de même agréablement dans l'histoire.
Ah, un dernier point qui me vient à l'instant : pense à revenir à la ligne dans tes paragraphes. Les suites de phrase agglutinées sur 5 ou 6 lignes sont assez difficiles à lire (c'est à cause de la taille de la police à mon avis).
Voilà, c'est tout. Bon courage pour la suite !_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 113 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Dim 23 Aoû 2009 - 15:45 | |
| Merci pour ton aciduité Telperion, pour ce quiest du fractionnement de mes rêves c'est juste pour leur donner de plus importances au fil du récit (après tout c'est autour de ça que ca tourne) ... On passe ainsi de quelques lignes à quelques paragraphes, puis quelques chapitres ... Bref voici le chapitre 7 : Excursion | Spoiler: | | | Je me réveillai en sursaut. Il faisait encore nuit et heureusement, Lilou ne m’entendis pas. Ce rêve se rapprochait plutôt du cauchemar. La posture du capitaine Dragor me donnait encore la chair de poule. Je comprenais mieux pourquoi il était si respecté. Chacune de ces intonations de sa voix étaient si ferme, qu’il valait mieux ne pas lui désobéir. Il pouvait paralyser quiconque de peur juste avec son regard. Pourtant, je sentais qu’il faisait tout pour le bien de sa ville et je ne pouvais que le respecter pour ça. Nul autre que lui n’avait pu être le héros de la Rébellion. J’en avais maintenant la certitude.
Je me demandais tout de même encore pourquoi mon rêve était dans la continuité du précédent. Je pensais avoir touché le fond en terme de fantastique et d’improbable. Déjà qu’ils se révélaient assez surréalistes, il fallait encore que ceux-ci me content une histoire. D’un coté, cela ne me dérangeait pas, je voyais de mes propres yeux Karad avant la grande guerre, son organisation, sa splendeur et ses habitants. Je m’interrogeais tout de même sur le fait que la ville n’ait pas été reconstruite comme elle je la voyais, avec ses hauts immeubles, ses routes suspendues ou encore son port qui devait être trois fois plus grand que celui que je connaissais. Cependant, je me demandais aussi comment sortir de cette histoire. Devais trouver l’identité de la personne que j’incarnais ? Devais-je voir la guerre de mes propres yeux ? Autant continuer l’aventure avant que celle-ci ne cesse. Je décidai donc de me rendormir avec toutes ces questions en tête.
Le soleil perçait à travers les volets ce qui me réveilla. Lilou était déjà levée. J’entendis des rires venir de la cuisine, tout le monde devait être debout. Je m’habillai et allai les retrouver.
-Tiens, la marmotte est debout, plaisanta Daho. -Qui est ce qui a dû être réveillé hier ? lui rappelai-je. -Le train m’avait épuisé, se défendit-il. -Oh la belle excuse, le félicitai-je en souriant. -Tu as bien dormi au moins ? me demanda Lilou. -Très bien, lui mentis-je. Je n’avais pas besoin de l’inquiéter avec mes rêves. -Que veux-tu manger Mina, je suis allé acheter du pain frais ce matin, me dit Joy. -Merci Joy, je ne dirais pas non à un morceau de pain. -Tu fais bien de prendre des forces, me lança Max. -Pourquoi donc ? lui demandai-je intriguée. -Joy nous a parlé d’un coin sympa dans les montagnes tout près d’ici. Nous allons y faire un tour pour la journée. -Comme ça, nous ne passerons pas toutes nos journées à lézarder sous les cocotiers, rigola Joy. -Excellente idée, m’enthousiasmai-je. -Et nous camperons là-bas, s’exclama Lilou. J’ai hâte qu’on se raconte des histoires autour d’un bon feu de camp. -Vous m’attendiez depuis tout ce temps alors ? -Ne t’inquiètes pas pour ça, me rassura Joy. Nous arriverons sur le site où nous allons installer le campement en à peine trois heures.
Je terminai donc mon petit déjeuner rapidement, pour pouvoir me changer. Les garçons s’attaquèrent à la vaisselle pendant que Lilou et moi nous préparâmes. Elle était folle de joie à l’idée de partir camper. Je ne l’avais que très rarement vu dans cet état. Les garçons étaient également pressés de partir. La vaisselle fut effectuée en quatrième vitesse et ils étaient prêts à partir bien avant nous.
Une fois toutes nos affaires préparées, nous partîmes en direction du coin paradisiaque promis par Joy. Nous prîmes donc la direction de la montagne comme il était convenu. Le temps passa relativement vite entre deux chansons et les commentaires de Joy tout au long de l’excursion. Il nous expliqua par exemple que de nombreux résistants occupaient la montagne dans des grottes avaient été établis de véritables petits villages. La guerre avait certes touché principalement Karad, là où les combats les plus féroces avaient eu lieu, cependant aucun endroit n’avait été épargné pas cet horrible affrontement entre les humains et les Atlanes. Joy nous expliqua également qu’à la suite des combats, toutes les grottes ont été remises en état et que tous les équipements présents ont été détruits. Pour les habitants de Fundor, la Nature est quelque chose de primordial, bien plus que chez nous à Karad.
Après trois bonnes heures de marches comme prévues, nous arrivâmes dans un lieu splendide. Joy avait vraiment eu une excellente idée en nous amenant ici. La rivière qui se jetait de l’autre coté de l’île prenait source ici. Les falaises reflétaient les combats qui ont pu avoir lieu ici. D’immenses colonnes de granit jonchaient le sol recouvertes de mousses, telles des vestiges d’anciens temples. L’endroit était calme, on entendait le bruit de l’eau, le vent et les oiseaux chanter. On se crut dans un véritable tableau. Jamais je n’avais pensé me retrouvée dans un tel endroit. Même dans mes pensées, je n’imaginais voir un endroit aussi beau.
-Tu avais entièrement raison Joy, lança Max tout en contemplant les alentours. Cet endroit est vraiment magnifique. -Je dirais même paradisiaque, ajouta Lilou. -Je savais que vous alliez tombés sous le charme de mon jardin secret. Moi-même je n’en croyais pas mes yeux quand je suis venu ici. -Heureusement que tu nous fais partager ça, rigola Daho. -Tu croyais vraiment que j’allais vous laisser lézarder à la plage pendant deux mois cousin ? rigola Joy. -Bien sur que non, répondit Daho. -Tu ne dis rien Mina ? s’inquiéta Joy. -J’admire le paysage, ne t’en fais pas, souris-je.
Après quelques minutes de silences, nous nous répartîmes les différentes tâches pour préparer notre petit campement. Pendant que les garçons installaient la tente, Lilou et moi cherchâmes du bois. Il y avait un bosquet à quelques minutes de marche de l’endroit où nous allions passer la nuit. Je croisai une biche ce qui me donna une drôle de sensation. Je ne pus m’empêcher au bisol que j’avais croisé dans mon rêve il y a deux jours. Un tel contact avec la nature nous faisait vraiment bizarre avec Lilou.
De retour sur le campement, la tente était montée et le foyer pour le feu mis en place. Lilou et moi avions également ramené quelques baies au plus grand plaisir des garçons. Joy alluma le feu et posa au dessus des flammes la gamelle qu’il ramena pour faire le repas de ce soir. Max n’était pas satisfait, il était certes bon cuisinier, cependant, il lui fallait un minimum de confort. Malgré cela il nous réalisa un repas vraiment délicieux. Ce n’était pas grand-chose, mais nous étions tous satisfaits.
Le soleil commença à se coucher et Lilou proposa donc une soirée épouvante autour du feu. Tout le monde acquiesça et Joy nous raconta diverses légendes qui entouraient l’île et particulièrement l’endroit dans lequel nous nous trouvions. Lilou se joignit à Max dans un concerto de gémissement. Il est vrai que ces légendes faisaient froid dans le dos, entre l’histoire du pendu, de la vieille et son chat ou encore de la sorcière de Fundor. Max et Lilou n’arrêtaient pas d’hurler pendant toute la soirée . A la fin des histoires de Joy, Lilou insista pour que je prenne le flambeau, cependant je commençais vraiment à fatiguer. Mes deux dernières nuits n’étaient pas de tout repos. Avec ces rêves j’avais même l’impression de ne pas me reposer, au contraire, ils m’exténuaient encore plus, comme si mon corps y était impliqué. Je laissai donc mes amis à leurs histoires et entrai dans la tente. Je pris mon sac de couchage et m’allongea. Les histoires de Joy me trottant dans la tête, les hurlements incessants de Max ne m’aidèrent pas à m’endormir facilement.
Cependant, je me disais que l’air pur de la montagne et notre petite soirée allaient peut-être me permettre de ne pas me retrouver prisonnière de mes rêves. Au bout d’une heure, je m’assoupis finalement n’entendant plus que les crépitements du feu.
Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que j’étais une nouvelle fois chez Kolio. J’esquissai un petit sourire en me disant, qu’une nouvelle nuit allait commencer. Je descendis, Kolio m’attendait dans la cuisine. -Tu ne dors jamais ? plaisantai je. -Si, mais je m’assure que tu dors, me répondit-il. -Tu sais, je ne suis pas une enfant de trois ans, je ne vais pas m’enfuir en pleine nuit. -Ne t’inquiète pas pour moi, me rassura-t-il. -Je suis sûre que tu es exténué, repose toi donc. Je te promets que je ne m’envolerai pas. -Le capitaine Dragor m’a confié une mission, je ne peux le décevoir. S’il venait à apprendre que je t’ai quitté des yeux ne serait-ce qu’une minute, je suis bon pour être renvoyé des gardes de Karad. -C’est vraiment n’importe quoi. Je vais aller lui dire deux mots à ton capitaine… -Reviens ici tout de suite, me coupa-t-il alors que je me dirigeai vers la porte. Tu l’as déjà insulté hier, je ne te laisserai pas en rajouter une couche. Tu veux finir ta vie dans les cachots de notre quartier général ? -Quand l’ai-je insulter ? lui demandai-je étonnée. -Lorsque tu lui as coupé la parole, me lâcha-t-il. -Vous êtes vraiment strictes ici, me plaignis-je. -Peut-être, mais sans autorité, cette ville ne serait qu’un repère d’ennemis en tout genre. Tu ne crois pas qu’il est bon de vivre dans un endroit en toute sécurité, sans avoir peur des monstres qui entourent la cité, des brigands qui s’arrêtent ici ? Karad est la capitale de la Böelle, elle ne doit pas devenir le théâtre de l’anarchie et de la peur. Je suis fier de notre capitaine, alors maintenant tu reste ici, un point c’est tout. -Très bien, je ne bouge pas, je passerai ma journée à tes côtés.
Son petit discours ne m’émut pas le moins du monde. Je ne comprenais pas pourquoi il s’en faisait autant de son image vis-à-vis du capitaine Dragor. Certes il s’agissait d’un homme extrêmement puissant et brillant, mais il se rapprochait dangereusement de l’image d’un despote avide de pouvoirs. Je devais vraiment lui parler, mais comment allais-je obtenir un entretien avec lui ? D’autant plus que Kolio ne me laissera pas y aller aussi facilement.
Après quelques minutes de réflexion, j’eus une brillante idée que je fis partager à Kolio. -Dis Kolio, tu penses que si je voulais présenter mes excuses au capitaine, il accepterait de m’accorder un rendez-vous ? -Je ne te laisserai pas y aller, Mina. La discussion est terminée… -Mais Kolio, le coupai-je. Je m’en veux d’avoir manquer de respect à ton supérieur. Tu as raison, je me suis comportée comme une égoïste. Mais comprends moi, je ne sais pas vraiment ce que je fais ici et surtout j’apprends que je suis une habitante de Karad, essaye de te mettre à ma place et tu comprendras pourquoi j’ai agi de la sorte. -C’est vrai qu’il y a quelques zones d’ombre sur ton histoire, mais ça ne changera en rien ma réponse. Tu n’iras pas parler au capitaine Dragor, pas avant de savoir qui tu es réellement. C’est une autre mission que ma confiée le capitaine. Je dois t’aider à retrouver la mémoire et comprendre pourquoi tu l’as perdue. -Génial, lui répondis-je en sachant que cela ne servirait à rien. Et pourquoi ton capitaine ne t’as pas tout simplement dit qui j’étais réellement ? Je croyais qu’il avait un don. -Ce don n’est pas aussi simple à gérer comme tu peux le penser. Il ne peut que dire s’il a déjà vu ou non une personne. -Et que se passe-t-il s’il ne l’a jamais vue auparavant ? demandai-je. -Sois il est envoyé dans nos cachots, sois il est renvoyé dans sa région, à condition que notre capitaine sache d’où la personne vienne. Une de nos maisons est d’ailleurs en charge d’enquêter sur les intrus de la cité.
Plusieurs questions me trottaient en tête après cette réponse. Pourquoi Dragor me garderait-il sous surveillance rapprochée s’il ne m’avait jamais vu, ce qui semble probable ? S’il m’avait vraiment reconnue, existerait-il donc quelqu’un qui me ressemble comme deux gouttes d’eau dans ce passé si étrange ? Je devais en avoir le cœur net et proposa donc à Kolio de commencer nos recherches dès ce matin.
Nous nous rendîmes tout d’abord dans les quartiers de la vieille ville. Ils étaient vraiment malfamés, et les ruelles sombres. Les gardes étaient beaucoup plus nombreux ici que dans la grande ville. En effet, de nombreux gangs ont établis leurs quartiers ici et on dénombre de nombreux trafics en tout genre. On sentait facilement la pauvreté des gens qui habitaient ici. Kolio m’expliqua que de nombreux vols avaient lieu ici tous les jours, d’où la présence d’autant de gardes. Il ajouta que les habitants de la cité n’osait pas s’aventurer dans ces ruelles le jour et encore moins la nuit, c’est pourquoi les rues étaient désertes une fois le soleil couché. Je le suppliai de retourner vite au cœur de la cité puisque nous n’avions rien trouvé ici.
Kolio décida alors d’explorer le quartier marchand de la ville. Il y avait de nombreuses boutiques en tout genre, des apothicaires, des armuriers, des forgerons pour le coté militaire, mais aussi des primeurs, des tailleurs, des cordonniers pour la vie quotidienne des habitants. Je me sentis bien plus en sécurité ici, malgré la présence plus restreinte des gardes. Une ambiance chaleureuse se dégageait de ces quartiers. Kolio entra dans chaque boutique, s’arrêta à chaque stand, mais personne ne me reconnut. Je savais très bien que je n’étais jamais venue ici, comme je n’arrêtai de le dire depuis mon arrivée dans la cité. Je vis également Kolio commencer à douter. Il marchait plus vite que d’habitude, avait la voix tremblante et s’énervait plus facilement, lui qui me montrait un calme olympien depuis que je l’avais rencontré.
-Tu n’as pas faim ? me demanda-t-il à la sortie du quartier. -Non ça va pour l’instant, mais ne te prive pas à cause de moi. Je vois que tu as besoin de faire une pause. -Je préfère régler cette histoire le plus vite possible. -Comme tu veux, mais pour l’instant cela ne nous a pas servi grand-chose. -Il reste encore plein d’endroit où quelqu’un aurait pu t’apercevoir. -Qu’est-ce qu’on attend alors ? Allons-y, m’impatientai-je. -Je te préviens, il va falloir prendre la route cette fois-ci. J’espère que tu n’as pas le vertige ? plaisanta t-il. -Tu veux qu’on prenne les routes suspendues ? -Ou alors nous pouvons marcher pendant quelques heures, c’est toi qui vois. -Très bien, va pour les routes suspendues.
J’appréhendais ce moment, les routes étaient vraiment hautes et il n’y avait aucune rambarde de sécurité. Le moindre petit problème et un accident pouvait arriver. Nous prîmes une sorte d’ascenseur qui nous monta jusqu’à la route principale. Je n’en crus pas mes yeux lorsque je vis ce qui permettait aux habitants de se déplacer. Je m’imaginais des voitures ou des carrosses comme chez moi. En réalité il s’agissait d’une sorte de bulle.
-Qu’est ce que c’est que ça ? m’inquiétai-je. -N’aie pas peur, il ne t’arriveras rien. C’est la dernière innovation du Bureau des Avancées Technologiques ou du BAT pour faire plus court. C’est une invention parfaitement sécurisée. -Mais c’est sensé fonctionné comment ? -C’est le secret du bureau. Allez vas-y monte, aie foi en moi.
Je montai avec une certaine appréhension, mais Kolio était une personne digne de confiance, puisqu’il n’a pas hésité une seconde à m’héberger et à me protéger. Je vis Kolio taper quelque chose sur l’écran central puis une voix nous souhaita bon voyage. Je n’en revenais toujours pas. Tout ceci pouvait vraiment exister ? Etait-ce moi qui l’imaginais de toute pièce ? Ca n’avait aucun sens. Je devais faire des recherches pour vérifier tout ceci. C’était irréel d’avoir une telle avancée technologique et de la détruite deux siècles plus tard. |
_________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | | | Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] | |
|
| Page 2 sur 4 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |