| | | Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] | |
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| Auteur | Message |
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M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Dim 23 Aoû 2009 - 15:49 | |
| Suite et fin du chapitre ... | Spoiler: | | | Le voyage se révéla plutôt agréable. Je regardais au dehors. Le paysage qui s’offrait devant moi était fantastique. Les immeubles défilait à une vitesse folle, les autres petites bulles se croisaient sur des routes qui se superposaient les unes par rapport. C’était un réseau vraiment bien organisé et je compris bien vite en effet qu’il ne pouvait rien m’arriver. J’aperçus au loin le quartier de la vieille ville que j’avais exploré ce matin.
Nous avions déjà parcouru une distance vraiment longue. En quelques minutes à peine je ne vis plus cette partie de la ville. Pourtant, en me retournant, je remarquai qu’une grande partie de Karad était encore à explorer. Je compris pourquoi il valait mieux éviter d’y aller à pied. Cette Karad devait être quatre fois plus grande que celle que je connaissais. Je ne comprenais vraiment pas comment il était possible que tout fut détruit.
La bulle s’arrêta au bout d’une heure environ. Nous avions parcouru toute la ville en moins d’une heure. Cette vie me plaisait de plus en plus. -Nous voici dans les quartiers des Falcis. -Les Falcis ? demandai je ébahie. Encore un terme que je ne connaissais pas, la liste commençait vraiment à s’allonger. -Tu ne te rappelles pas de ça non plus ? -Désolée… -Ne le sois pas, m’interrompit-il. Les Falcis sont les élus des Dieux. Ils ont juré fidélité à Mados le dieu du Soleil pour protéger notre monde d’éventuelles invasions démoniques. Je sais que ça peut paraître fou, ajouta-t-il en voyant que je ne comprenais pas un mot de ce qu’il me disait. Tu te souviens du sanglit-marmot qui t’a attaqué il y a quelques jours ? -Comment pourrais-je l’oublier ? rigolai je. -Et bien, les Falcis ont pour but de vaincre des monstres beaucoup plus puissants que nous ne pouvons pas vaincre. -Mais pourquoi sont-ils isolés alors ? Ils vous seraient d’une grande utilité pour protéger la ville. -Tu as raison, cependant, comme je te l’ai dit, ils sont sous les ordres de leur dieu, pas du capitaine et préfère vivre dans le calme, loin de toute l’agitation de la cité. -J’ai encore une question. -Laquelle ? -Tu dis qu’ils sont capables de vaincre des monstres que vous ne pouvez tuer. Comment font-ils ? -Je savais que tu allais me le demander. Je préfère que tu voies par toi-même.
Le calme qui se dégageait de ces quartiers changeait vraiment du vacarme et du stress de la ville. D’immenses statues à l’effigie de leur dieu trônaient dans les allées. Les habitants du quartier ne nous regardaient pas d’un bon œil. Ils n’aimaient pas les présences étrangères. Je me contentai de baisser la tête et évitai de croiser leur regard. Les maisons se ressemblaient toutes. Elles n’avaient qu’un étage, avec de grandes fenêtres et des croix à l’entrée. On sentait qu’on avait atterri dans un autre monde. Je me sentais vraiment mal à l’aise puisque de plus en plus de Falcis s’approchèrent de nous. Les Falcis devaient être un statut, puisqu’ils étaient aussi bien composé d’humain que de bisols.
-Nous sommes arrivés, me rassura Kolio. -Mais ce n’est qu’un temple, lui répondis-je. -C’est ici que sont formés les Falcis, le grand maître est en poste depuis plus d’un siècle. -Un siècle ? demandai-je abasourdie. Comment est-ce possible ? -Ici tu dois oublier toute réalité et imaginer l’impossible.
C’était facile à dire, moi qui me promenais depuis trois nuits maintenant dans un monde complètement fou. Je n’étais plus à une nouvelle découverte maintenant. Kolio ouvrit l’immense porte. J’entendis des chants se dégager d’une des pièces du temple. C’était un air vraiment mélodieux, qui n’était pas spécialement religieux. J’entendis également ce qui devait être des bâtons qui se tapaient entre eux. Les Falcis devaient évidemment apprendre à se battre.
-Ne t’égare pas dans tes pensées, Mina, m’interrompit Kolio. -Je me demande toujours pourquoi ils sont plus forts que vous ? insistai-je. -Je ne peux te l’expliquer, mais le grand maitre sera plus apte que moi pour te répondre.
Nous montâmes le grand escalier qui se tenait au cœur de l’entrée. Des Falcis nous suivaient, il s’agissait probablement de gardes du temple. Malgré les explications de Kolio à notre sujet, ceux-ci ne devaient pas nous faire entièrement confiance et nous accompagnèrent jusqu’à une porte en fer. Kolio n’eut pas le temps de frapper qu’une voix tremblante nous dit d’entrer. Il s’agissait très probablement du grand maitre.
En ouvrant la porte, je vis le sage assis sur une sorte de trône d’émeraude. Le vieil homme était humain, il avait la peau très pâle. Il portait une couronne en or avec divers symboles que je ne pus décrypter. Il s’agissait probablement d’un code entre eux. Il était vêtu d’une toge rouge comme le rubis et possédait un bâton doré qu’il utilisait pour se dresser face à nous.
-Bienvenue garde de la ville, dit-il en ne bougeant pas les lèvres. -Grand Maître, je vous en prie, asseyez vous, répondit Kolio d’un ton solennel. -Vous être bien poli mon garçon pour un homme de la cité. -Merci grand Maître. -Cesse de bavardages, reprit le vieil homme. Que me vaut votre visite ? Et quel est votre nom jeune homme ? -Je me prénomme Kolio et vous voyez cette jeune femme… -Je suis peut-être vieux, mais pas aveugle… le coupa le sage sur un ton amusé. -Je … désolé Maître, je ne voulais pas vous offenser, s’excusa Kolio. -Allons, allons, mon garçon. Adressez-vous donc à moi comme vous vous adresseriez à notre ami Dragor. Et vous jeune fille, comment vous prénommez-vous ? -Je m’appelle Mina monsieur, répondis-je impressionnée. -Je suppose que vous êtes venue pour savoir si je l’avais déjà rencontré. La réponse est négative mon garçon. Cette jeune fille n’a pas été une de mes disciples. Je ne peux vous aider, j’en suis vraiment désolé. -Comment avez-vous su ? demandai je incrédule. -Vous ne connaissez pas les Falcis ? Mon ami, pourquoi ne lui avez-vous rien dit ? -Je préférais que vous le fassiez par vous-même, monsieur. -Bien, par où vais-je commencer ? se demanda-t-il avant de commencer son discours. Je pense que ton ami t’a probablement expliquée que nous avons voué fidélité aux Dieux et particulièrement à Mados. -Oui monsieur, répondis-je avec respect. -Et bien, ce même Dieu nous a donné pour mission d’empêcher que les ténèbres n’envahisse Naya, notre monde. Cela peut-être en renvoyant les monstres dans l’au-delà ou en purifiant l’âme des être vivants pour éviter qu’ils ne cèdent aux ténèbres une fois leur heure venue. Pour mener à bien cette mission, Mados nous a confié de puissants pouvoirs magiques, nous maitrisons la lumière comme personne d’autre sur Naya. Nous disposons également d’armes redoutables capables de vaincre le plus puissant des ennemis. Ici tu es dans un temple où nous nous entrainons et formons nos nouvelles recrues. -Et comment pouvons-nous devenir Falcis ? -Jeune fille, sachez que l’on ne devient pas Falcis, nous naissons Falcis. Cependant tous les êtres nés Falcis n’entrent pas obligatoirement dans nos rangs, il s’agit avant tout d’un choix personnel. -J’ai vraiment du mal à croire à cette histoire. Tout cela paraît si irréel. -Je t’avais prévenu, intervint Kolio. -Il est vrai que pour un être humain comme vous, il est difficile de comprendre notre mode de vie. Cependant, je me demande bien ce qui a bien pu vous arriver jeune fille. -C’est ce que nous cherchons à savoir, précisa Kolio. C’est pourquoi nous sommes venus à votre rencontre maître. Nous vous promettons de ne plus vous ennuyer plus longtemps… -Oh, mais vous pouvez rester si vous le désirez. -Merci pour votre gentillesse, mais nous devons encore chercher à savoir ce qui est arrivé à Mina. -Je comprends mon garçon et sachez que je suis vraiment désolé de ne pouvoir vous aider davantage. -Ne vous excuser pas monsieur, dis-je. -Sachez jeune fille que votre cœur est pur, il en va de même pour vous mon garçon. N’oubliez jamais cela quoi qu’il advienne. -Merci infiniment monsieur, ce fut un honneur, conclut Kolio cérémonieusement.
Le grand maître se rassit et nous quittâmes la salle. Nous redescendîmes le grand escalier puis sortîmes du temple, laissant derrière nous les chants et les coups de bâtons résonnant encore dans le hall d’entrée. Le soleil se coucha paisiblement. D’ici deux heures il allait probablement faire nuit. J’avais l’impression que le temps s’était arrêté dans le temple. Kolio et moi fûment d’accord pour dire qu’il valait mieux cesser les recherches pour aujourd’hui. Nous montâmes dans une bulle, Kolio tapa notre destination retour et j’observai émerveillé le quartier des Falcis qui s’effaçait peu à peu. J’espérais les revoir un jour, les observer dans des combats. Leur mode de vie m’avait complètement envoutée. Plus nous approchions du cœur de Karad, plus les brouhahas de la cité s’intensifiaient me ramenant ainsi dans la vie que je réalisais depuis plusieurs nuits maintenant.
Nous rentrâmes donc chez Kolio, celui-ci me fit à dîner et me demanda comment j’avais vécu cette journée. Il me rassura en me disant qu’on allait trouver ce qui m’était arrivé. J’acquiesçai car je voulais connaître le fin mot de l’histoire, même si cette vie commençait vraiment à me plaire. Je ne voulais pas vivre un rêve différent. Pas maintenant. Cependant, je me sentis mal à l’aise. Je me considérai comme un boulet pour Kolio. Celui-ci était un garde, il ne devrait pas me garder et enquêter sur moi. Il était si gentil, je me devais de lui faciliter un peu la tâche. Une fois le dîner terminé, je montai prendre une douche et me coucher. Pour la première fois depuis trois nuits, j’allais m’endormir dans mon propre rêve. |
Petite visite de la ville qui permet de situer l'action encore un peu plus ... C'est un des chapitres que j'ai eu le plus plaisir à écrire pour le moment ... J'espère que la lecture sera également un plaisir pour vous ..._________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | titine_shinobu humain


Nombre de messages: 230 Age: 15 Date d'inscription: 31/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Lun 24 Aoû 2009 - 12:48 | |
| Voilà ! J'ai rattrapé mon retard ! Pour commencer, je dois avouer que ton histoire devient de plus en plus intéressante ! J'adore les rêves de Mina. Niveau intrigue, c'est parfait ! Rien à redire. Maintenant les points négatifs : Il y a beaucoup de répétitions. D'une phrase à l'autre tu utilises les mêmes expressions. Et cela plusieurs fois par chapitres. ça casse le truc, c'est lourd et c'est vraiment dommage car ça empêche d'entrer à fond dans l'histoire. Ensuite, il y a quelques mots "oubliés". Comme : | Citation: | | des routes qui se superposaient les unes par rapport. |
Mais ça ne gêne pas dans la compréhension du texte.
Et pour finir : les fautes de temps. Tu utilises le passé simple à la place de l'imparfait et vice versa. Encore une fois, ça casse tout. Cela dit, ce n'est pas un crime et j'avoue que c'est pas facile. De plus, il est plus facile pour nous lecteurs de voir ces fautes.
Bref, tes erreurs viennent de la grammaire et non de la qualité de l'histoire. Or, cette dernière est très intéressante( sinon je ne prendrai pas la peine poster ^^ ).
Donc je t'encourage de tout mon cœur pour la suite de ton histoire. J'attends impatiemment le prochain chapitre.
EDIT : j'allais oublier. J'adore ton nouveau kit. Il y a une bonne incrustation, le fond est beau. L'avatar est original. La cadre est simple mais colle parfaitement. la typo aussi. Je l'adore ^^_________________ Merci beaucoup à Cloud-kun pour son magnifique travail.  |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Lun 24 Aoû 2009 - 13:08 | |
| Merci pour ton commentaire Titine ... Pour ce qui ait des fautes de temps, j'ai une amie qui m'aide à les corriger (seulement il se peut qu'il y en ait plus depuis quelques chapitres car elle en est encore au chapitre 5 ...) ... Pour les expressions, je m'en suis rendu compte il y a peu ... Je vais reprendre le tout et essayer de diversifier ... Et pour les oublis, il m'arrive de reformuler une phrase pendant l'écriture de celle-ci et donc je supprime des mots, j'en rajoute, etc. En tout cas merci pour tes encouragements et tes critiques qui me font plaisir, tant celles qui touchent le côté littéraire et le côté création ... _________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Lun 24 Aoû 2009 - 17:41 | |
| En retard pour ton 7ème chapitre, mais le coeur y est... En réalité, je n'ai pas grand chose à ajouter à l'analyse de titine_shinobu. Niveau intrigue, tes textes deviennent en effet de plus en plus intéressants. Ce qui me plait le plus, c'est tout le travail que tu as fourni pour le backgrond de ton univers. Parce que c'est bien joli d'avoir de l'immagination, mais la rigueur et l'application sont nécessaires pour construire quelque chose d'aussi cohérent. Par contre, j'aurais quand même un petit point gênant sur le fond de l'histoire : Mina n'a pas l'air vraiment surprise de ce qui se passe. Ce que je veux dire, c'est qu'elle accepte une situation somme toute farfelue presque sans broncher. Ca aurait peut-être ajouté à la tension dramatique de plus développer les sentiments de ton héroïne sur ses rêves. Là, on a juste l'impression qu'elle se marre un peu de ce qui se passe. Mais, honnêtement, c'est une situation plus que flippante, tu ne trouves pas ? J'aurais bien vu Mina traverser divers stades émotionnels : terreur d'abord, puis angoisse mêlée d'interrogations, par exemple... Mais bon, c'est ton style. Maintenant, niveau forme, c'est comme l'a dis ma camarade du dessus : les fautes de temps nous empêchent de nous immerger dans l'histoire. En outre, certaines formules sont un peu trop lourdes à mon oreille : "Une brillante idée que je fis partager à Kolio" par exemple. Inutile de dire que Mina va la partager avec son interlocuteur, ça coule de source. "Nous avions déjà parcouru en distance vraiment longue" également. "Nous avions déjà parcouru une longue distance" sonnerait peut-être mieux. Enfin, ça reste de l'ordre du détail. Même si ça gêne à la lecture, ça ne nuit pas tellement à l'ensemble. L'originalité et la complexité de ton histoire entretiennent l'intérêt à chaque chapitre, c'est l'essentiel. J'ai hâte d'en apprendre plus sur ton univers, bon courage pour la suite ! _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Jeu 27 Aoû 2009 - 11:19 | |
| Les chapitres se font de plus en plus rares, mais c'est parce que je préfère avancer un peu au niveau de l'écriture pour éviter de vous faire attendre trop ... Je pense donc actualiser mon sujet tous les 4/5 jours ... Sinon ravi que mon intrigue vous plaise, mais croyez-moi, ce n'est que le début, je vous réserve quelques surprises par la suite  ... J'essaye de faire attention aux temps, mais il est vrai que j'ai un certain mal avec tout ceci ... Je vais essayer d'éditer mes anciens posts, vous serez évidemment prévenu lorsque ceci sera fait ... Maintenant passons aux choses sérieuses ... Chapitre 8 : continuité | Spoiler: | | | Je me réveillai, reposée. Ce n’était pas arrivé depuis trois nuits. Mes amis dormaient encore. Je sortis de la tente et partis chercher quelques morceaux de bois, le feu étant éteint. La chaleur ici était moins étouffante que sur la plage, ce qui était dû à l’altitude. Je me dirigeai donc vers le bosquet où nous étions allées avec Lilou la veille. L’endroit était aussi beau et calme que la veille. Je pouvais déjà entendre les oiseaux gazouiller, les animaux se réveillèrent tout doucement. C’était vraiment magnifique à voir. C’était décidé, lorsque je rentrerais à Karad, je passerai une majeure partie de mon temps dans la forêt voisine. La végétation ici était fabuleuse. D’innombrables fleurs de toutes les couleurs couvraient le sol et les arbres s’élevaient jusqu’aux cieux. Après avoir ramassé quelques branchages je retournai au camp, si mes amis étaient réveillés ils allaient probablement être morts d’inquiétude.
Par chance, tout le monde dormait encore à l’exception de Joy que je vis émerger de la tente. -Tu es déjà réveillée Mina ? me demanda-t-il. -Je te rappelle que je me suis couché bien avant vous. C’est plutôt moi qui devrait te poser cette question, rigolai-je. -Tu as raison, répondit-il sur un ton amusé. Et je vois que tu as même eu le temps d’aller chercher du bois pour le feu. Que ferions-nous sans toi ? s’esclaffa-t-il. -Je ne sais vraiment pas, lui lançai-je avec une pointe d’ironie prononcée. J’allais même vous préparer le petit déjeuner, repris-je. -Crois-moi, je ne vais pas te laisser faire. -J’y compte bien, plaisantai-je.
Joy refit le feu et sortit tout ce qu’il fallait pour le petit déjeuner. Je me préparai une tasse de chocolat chaud et des tartines. Joy fit de même ce qui m’esquissa un léger sourire.
-Qu’est ce qui te fais sourire ? me demanda-t-il. -Rien de très important. C’est juste que l’endroit et la situation porte à confusion. -Comment ça ? -Ne cherche pas, profitons juste au maximum de cet instant avant que les tornades ne se réveillent. -Tu as raison, rigola-t-il.
Je ne cessai de l’observer. Joy était vraiment quelqu’un de gentil, sincère et tendre. Il avait de l’humour et me comprenait. Nous avons vécu les mêmes épreuves ce qui ne pouvait que renforcer des liens qui semblaient déjà être forts entre nous deux. Il représentait tout ce que j’aimais chez un garçon, l’intelligence, la gentillesse, l’humour et pour être franche, il était plutôt mignon et c’était un artiste hors-normes. Je ne cessai de croire ce que m’avait dit Lilou il y a deux jours lorsque nous étions toutes les deux dans la cuisine. Plus je l’observais et plus je me rendais compte qu’il n’arrêtait pas de me regarder avec les mêmes yeux que moi. Mes pensées s’interrompirent lorsque Max sortit de la tente avec fracas suivi de près par Daho et Lilou.
-Quelle merveilleuse nuit, s’enthousiasma Lilou. -Parle pour toi, je me suis effrayé au moindre bruit que j’entendais, grommela Max. -Pauvre enfant, se moqua Daho. -Tu as raison, nous aurions du en profiter encore plus, plaisanta Joy.
Nous éclatâmes de rire sous les regards ébahis de mes amis qui ne comprenait pas ce qui pouvait bien se passer. J’aperçus cependant un léger sourire chez Lilou qui avait compris qu’ils venaient de casser mon rêve. La suite du petit déjeuner se passa donc dans le bruit, entre Lilou qui ne cessait de s’exclamer qu’il fallait absolument remettre une telle soirée pendant les deux mois restants, Max qui racontait ses nombreux réveils au cours de la nuit et Daho qui ne pouvait que rire en voyant ces deux là se comporter de la sorte. Nous nous échangeâmes un regard complice avec Joy et nous partîmes en direction du bosquet alors que Max essayait de nous rejoindre. Cependant Lilou le força à s’asseoir et de nous laisser tous les deux ensembles.
-J’aurais vraiment aimé vous connaître plus tôt, plaisanta Joy. Vous êtes si complémentaires. Je n’ose même pas imaginer la réaction des gens quand ils vous voient dans la rue. -Ca fait bien longtemps que nous n’y prêtons plus attention, avouai-je. -Mes amis et moi-même étions quand même beaucoup plus calmes, s’amusa-t-il. -Tu ne voudrais pas nous les présenter ? lui demandai-je alors. -J’aimerais bien, cependant depuis que je suis ici, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de me faire de nouveaux amis. Et je n’ai plus beaucoup de contact avec ceux que je connaissais lorsque ma mère était encore en vie. -Je suis vraiment désolé, m’excusai-je. -Tu n’as pas à l’être, j’ai toujours été quelqu’un de solitaire et je ne m’entoure que de gens à qui je peux faire confiance. -Est-ce que nous faisons partis de cette catégorie ? -Evidemment, je ne me sentirais pas aussi bien avec vous si ça n’avait pas été le cas. -J’en suis vraiment honorée. Sache que je ressens la même chose à ton égard. Tu es quelqu’un de vraiment formidable. -Merci Mina. Ca me fait plaisir d’entendre ça. Je voudrais te montrer quelque chose. Quelque chose que je n’ai montré à personne pour le moment. -Qu’est ce que c’est ? demandai-je comme une enfant. -Tu vas voir, c’est une surprise.
Nous marchâmes une dizaine de minutes en passant par des chemins très escarpés. Il fallait avancer avec précaution si l’on ne voulait pas tomber. Je faillis glisser, mais Joy me rattrapa. Je restai immobile quelques secondes, le temps de retrouver l’usage de mes jambes. Une fois rétablie et après encore quelques minutes de marche, nous arrivâmes dans un endroit fabuleux. Je me crus dans un rêve. Nous étions arrivés dans une clairière, avec en son cœur, des ruines d’un ancien temple. Ce spectacle était bien plus beau que tous les paysages que je voyais dans mes rêves en ce moment.
-N’est-ce pas magnifique ? me demanda-t-il, bien qu’en m’observant il était vraiment facile de connaître la réponse. -Mais comment as-tu trouvé un endroit pareil ? l’interrogeai-je. -Tu sais, quand on est seul, on passe beaucoup de temps à explorer les environs et lorsque je suis tombé ici, je me suis dit, cet endroit je ne le montrerai qu’aux personnes à qui je tiens vraiment. -Je suis touchée, lui répondis-je légèrement émue, tout en faisant le tour des ruines. -Ca ne va pas ? s’inquiéta Joy en voyant que je m’étais arrêtée brusquement. -Ce n’est rien, mentis-je, alors que je vis le symbole de la communauté des Falcis. Joy, je peux te demander quelque chose ? -Vas y je t’écoute Mina. -Tu connais la signification de ce symbole par hasard ? lui demandai-je alors qu’il venait à mes côtés. -Malheureusement non, j’ai déjà effectué quelques recherches, mais il n’y a absolument aucune trace de ce symbole dans n’importe quelle encyclopédie ou livre d’histoire.
La réponse de Joy me troubla. D’une part parce que je commençais à être persuadée que je n’avais rien inventée, d’autre part, pourquoi renier la présence de cette communauté ? Cette histoire devint de plus en plus étrange.
-Je crois qu’on ferait mieux de retrouver les autres, ils vont s’inquiéter et surtout nous ferions mieux de rentrer avant qu’il ne fasse une chaleur de plomb, m’interrompit-il. -Tu as raison, allons-y, lui répondis-je, concentrée à répondre aux questions que je me posais.
Nous rejoignîmes les autres, qui étaient en train de préparer à manger. Nous n’avions pas le choix et devions donc rester encore un peu. Nous rangeâmes tout de même ce dont nous n’avions plus besoin avec Joy et Daho tandis que Lilou se plaignit de vouloir rester encore une nuit. Nous n’avions malheureusement pas le choix, puisque nous n’avions pas pris assez de provisions pour deux jours entiers.
Max avait une nouvelle fois réussi un repas digne de ce nom, tout le monde en salivait rien qu’à l’odeur. Je devais absolument prendre des cours auprès de lui avant de partir pour Bordiul. Une fois le repas terminé, Max et Lilou se chargèrent des dernières affaires et nous prîmes la route du retour. Il faisait une chaleur étouffante. Joy avait raison de vouloir partir plus tôt. Il nous a fallu une bonne partie de l’après-midi pour atteindre la plaine, suite aux nombreuses pauses que nous effectuions pour nous ressourcer. Cette chaleur était vraiment infernale et nous étions vraiment soulagés lorsque nous rentrâmes chez Joy. Lilou se rua sur le réfrigérateur pour nous apporter de l’eau bien fraîche. Il était déjà plus de dix-sept heures et nous prîmes chacun une douche, avant de passer le reste de la journée au bord de la piscine. Je restai en retrait avec Lilou alors que les garçons s’amusaient comme des fous.
-Alors Mina, où t’as emmené Joy ce matin ? Ne me mens surtout pas, tu sais que je te connais par cœur, se réjouit-elle. -Il m’a emmené au cœur de la forêt me montrer un paysage fabuleux. Encore plus beau que l’endroit où nous campions. -Quoi, c’est tout ? s’étonna-t-elle. -Pourquoi tu voulais qu’il se passe autre chose ? -Evidemment, je reste persuadée que tu lui plais énormément, tu ne vas pas me dire que tu n’as toujours pas remarqué. -Si ne t’inquiète pas, et il est vrai que j’ai aussi craqué pour lui, avouai-je. -Alors pourquoi tu ne lui en a pas encore parlé ? me demanda-t-elle. -Je préfèrerais qu’il le fasse en premier. -Alors là tu risques d’attendre longtemps je pense, rigola-t-elle. En plus, je dois t’avouer que vous êtes vraiment mignons tous les deux. -Tais-toi, rougis-je. -Bah quoi, je ne dis que ce que je pense, ce n’est pas pour te gêner que je te dis ça. Enfin bref, sinon tu as encore fait tes rêves étranges ? m’interrogea-t-elle. -Non, mentis-je. Et ce n’est pas ce qui me manque. -Après tout ce ne sont que des rêves. Mais n’oublies pas, je serais toujours là pour toi. -Je sais bien, merci Lilou.
Je n’osais pas lui dire la vérité, de toute façon je me rendais compte que ces rêves ne représentaient aucun danger et je m’y plaisais bien. Si je lui avais avouée ça, elle m’aurait probablement pris pour une folle. L’après-midi s’écoula à une vitesse folle et nous passâmes la soirée autour du piano. La petite querelle entre les garçons et les filles avaient une nouvelle fois lieu lors d’un quizz musical. Joy endossait une fois de plus le rôle d’arbitre, mais c’est surtout lui qui nous jouait les extraits à découvrir. J’en profitai pour l’écouter jouer. Ses doigts effleuraient à peine les touches et pourtant le son qui se dégageait de la pièce était si clair et si envoutant. Les garçons gagnèrent ce petit quizz ce qui leur donna le droit d’annuler leur semaine de vaisselle, les réjouissant au plus haut point. Lilou et moi montâmes nous coucher pour éviter d’entendre les garçons se vanter, car ils n’allaient pas arrêter de si tôt à mon avis. Je me glissai sous les draps et m’endormis rapidement. Je n’avais plus peur de l’inconnu, au contraire, j’avais même hâte de plonger dans mes rêves qui s’annonçaient une nouvelle fois palpitants.
Je me réveillai doucement. Je me rendis vite compte que j’étais chez Kolio. Et ce fus avec un léger sourire du coin des lettres que je descendis le rejoindre.
-Tu as bien dormi Mina ? me demanda-t-il. -Très bien, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant reposée. Je commence à apprécier ta compagnie je dirais. -Ca me fait plaisir d’entendre ça, puisque je pense que nous allons encore nous côtoyer quelques temps. -Pourquoi tu dis ça, je suis persuadée que nous trouverons bien vite qui je suis. -Je n’en suis pas certain. Ce matin je suis allé voir le capitaine pour lui faire un rapport et j’en ai profité pour faire le tour du quartier des soldats, mais toujours pas de réponses positives. Je suis vraiment désolé pour toi Mina. -Ne t’en fais pas, si ça se trouve on tombera par hasard sur quelqu’un qui me connait. Il ne faut pas partir négatif dans la vie tu sais. -Ce n’est pas dans mes habitudes, mais là je commence vraiment à désespérer. J’aimerais tellement te soutenir. -Tu ne te rends même pas compte à quel point tu m’aides. Donc ne te tracasses pas pour rien, le rassurai-je. -Tu as probablement raison, me dit-il. -Et où allons-nous aujourd’hui ? lui demandai-je. -Il reste un seul endroit où nous pouvons trouver une solution. Nous partons pour le quartier administratif. Tous les bâtiments de la vie quotidienne se trouvent là-bas comme la Mairie, la Bibliothèque ou le siège de la Banque. -Ca me semble passionnant tout ça, ironisai-je. -Peut-être que ce n’est pas aussi attrayant que d’aller chez les Falcis, mais il y a de fortes chances que nous trouvions ta véritable identité. -Et si jamais on ne trouve rien ? demandai je. -Nous irons voir le capitaine afin d’être sûrs qu’il t’a bien vu. -Ca me va, répondis-je. Je vais également pouvoir lui présenter mes excuses… -Ne t’impatiente pas trop, me coupa-t-il. Nous n’en sommes pas encore là.
Nous partîmes donc vers le quartier administratif. Nous prîmes une « bulle-taxi » comme je les appelais, puisque notre destination se trouvait à l’extrême est de la ville. Je restai une nouvelle fois bouche bée devant le réseau qui s’étendait devant moi. Je ne comprenais toujours pas pourquoi un tel réseau n’avait pas été reconstruit après la guerre. Je devais aller au Bureau des Avancées Technologiques et me renseigner sur ces routes. Comme la veille, le trajet fut agréable et très rapide. -Bien, allons à la Mairie. Tous les actes de naissances y sont recensés. Les avis de disparitions également. -En gros, si on ne trouve rien à la Mairie, nous pourrons aller voir le capitaine ? demandai je. -Je crains que oui, me répondit-il avec dépit.
Tous les bâtiments et toutes les rues se ressemblaient. C’était un véritable dédale urbain. Chaque immeuble portait l’écusson de la ville ce qui n’aidait pas à se diriger. Heureusement que Kolio avait l’habitude de se déplacer ici, sans quoi je me serais probablement perdue en quelques minutes seulement.
-Nous voilà arrivés, par contre, je ne peux t’emmener avec moi dans la salle des archives. Seuls les personnes travaillant ici ou les gardes peuvent y accéder. Je te fais confiance en m’attendant dans le hall. -Ne t’inquiètes pas, je ne prendrais pas le risque de m’égarer dehors. Tout ce ressemble ici. -C’est bien vrai, il m’a fallu quelques semaines avant de ne pas me perdre ici, rigola-t-il. -Des semaines ? répétai je ébahie. -Et oui, comme tu l’as si bien dit, toutes les rues se ressemblent, un véritable calvaire… -Monsieur Kolio, l’interrompit une jeune femme. La salle des Archives est disponible. -Merci beaucoup mademoiselle. Je ne serai pas long je vous le promets. -Prenez tout votre temps, lui confia la femme. -A tout de suite Mina.
Je m’installai donc dans le hall. La Mairie était vraiment spacieuse et aussi bien organisée que le reste de la ville. Je dénombrai cinq guichets, sans compter ceux à l’étage. De nombreuses personnes avaient rendez-vous aujourd’hui. J’observai attentivement tous les va-et-vient des gens. Il y avait aussi bien des humains que des bisols. |
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|  | | M.L'abeille Mouchard


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 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Jeu 27 Aoû 2009 - 11:24 | |
| Suite et fin du chapitre ... | Spoiler: | | | -Bonjour mademoiselle, me salua une femme avant de s’asseoir à coté de moi. -Bonjour Madame. -Vous aussi vous attendez désespérément que votre tour arrive. Je vous ai vu arriver il y a de ça une bonne heure. Quel manque d’organisation n’est-ce pas, me confia-t-elle. -C’est sûr, lui répondis-je sans aucun intérêt. -Puis-je savoir qu’est ce qui vous amène ici, si ce n’est pas trop indiscret ? -J’attend un ami, il est en salle d’archive pour moi, lui rétorquai-je alors qu’elle se sentait gênée. -Suis-je bête, je suis toujours là à critiquer les gens trop vite, dit-elle assez gênée. -Ce n’est pas grave, vous avez raison, je connais ça, d’où je viens, l’administration est aussi désorganisée, plaisantai-je. -Vous n’êtes pas de Karad ? -Euh … Si bien sur que si, tentai-je de me rattraper. Enfin c’est plutôt compliqué. -Vous pouvez m’expliquer, j’ai tout mon temps je pense. -Je ne sais pas trop, hésitai-je. Je me voyais mal raconter ma vie à une parfaite inconnue. -Je ne veux pas vous forcer la main, mais je vous proposais ça juste pour faire passer le temps, plaisanta-t-elle. -De toute façon mon ami est de retour, lui dis-je en me tournant vers Kolio. -Je suis désolé Mina, aucune trace de toi dans les archives, je ne sais vraiment plus quoi penser, m’annonça Kolio avec dépit. Viens nous allons voir Dragor, je n’ai plus d’autres solutions. -Au revoir madame, lançai-je à la femme pendant que je me dirigeai vers la sortie derrière mon ami. -Attendez, s’exclama-t-elle. -Tu la connais ? me demanda Kolio. -Si on veut. Elle a commencé à me parler en voyant que j’attendais depuis une heure. Mais ce n’est rien d’important. -S’il vous plaît, je voudrais vous dire quelque chose, seule à seule, insista la jeune femme. -Attends-moi dehors s’il te plaît Kolio. -Ne sois pas longue. -Je te retrouve dehors dès que je me suis débarrassée d’elle, lui confiai-je en souriant.
Kolio se dirigea donc vers la sortie et moi je retournai voir la femme.
-Merci de m’écouter, je pense pouvoir vous aider. -Vraiment ? lui demandai-je sceptique. -Oui, si j’ai bien compris, vous êtes arrivée à Karad, mais vous ne savez pas qui vous êtes dans cette ville. Je connais quelqu’un dans la même situation. -Vraiment ? -Oui, s’est arrivé il y a quelques semaines. Je l’ai vu rôdé près de chez moi, je ne le connaissais pas alors je suis allée voir le capitaine Dragor… -Je parie qu’il l’a reconnu, la coupai-je. -Oui et il voulait que je prenne soin de lui. -Mais pourquoi donc, le capitaine voulait que vous le surveilliez ? -Je ne sais pas, mais comme vous, nous sommes venus ici pour essayer de retrouver son identité, sans succès. Je sais juste qu’il s’appelle Emal. -Et où pourrais-je le rencontrer ? -Malheureusement, il est parti deux jours après notre passage à la mairie. Il ne m’a pas dit où il allait, ni pourquoi il était parti, mais j’ai vraiment peur pour lui. Les monstres qui rôdent sont féroces. Il est fort, mais il semblait si perdu, je ne pense pas qu’il pourrait venir à bout d’un monstre aussi facilement. -Vous ne savez pas du tout où il a pu aller ? -La seule destination possible est Christo, c’est la ville la plus proche. Cependant, votre ami ne pourra pas vous accompagnez ? -Pourquoi donc ? demandai je. -Le capitaine Dragor ne le laissera pas partir de Karad. Sa garde est trop précieuse pour perdre le moindre soldat. Je suis vraiment désolée pour vous. J’espère que cette histoire s’arrangera. Je suis vraiment sincère. -Je vous remercie beaucoup madame. Vous m’avez été d’une grande aide. -Appelez-moi Nadya. Si jamais vous partez à la recherche d’Emal, dîtes lui qu’il sera le bienvenue chez moi. -Je n’y manquerais pas et merci pour tout.
Je quittai la Mairie ressassant tout ce que la femme vint de m’apprendre. M’avait-elle dit toute la vérité ? Je devais aller à Christo pour chercher des informations sur cet Emal, mais Kolio ne me laisserais jamais faire. Il fallait que je trouve une solution le plus vite possible. Nous rentrâmes chez Kolio. Je ne me lassais pas de cette bulle. Je devais vraiment comprendre son fonctionnement. La liste des choses à faire ici commençait vraiment à s’allonger petit à petit.
Kolio ne dit pas un mot sur le chemin, je sentais qu’il était déçu de n’avoir accompli la mission que lui avait confiée Dragor. Je devais lui parler tout de même de Christo, mais j’attendis d’être de retour chez lui. Lorsque nous fûmes arrivés, Kolio dégageait toujours cette aura de pessimisme. Je devais lui parler de Nadya.
-Kolio, il faut que je t’avoue quelque chose. -Qu’est-ce que tu veux Mina ? s’inquiéta-t-il. -Tu te souviens la femme à la mairie ? -Bien sûr, celle qui voulait te parler en privé ? -Oui celle-ci. Elle m’a dit quelque chose, mais je ne voulais pas t’en parler tout de suite. Cependant, tu m’as vraiment touché depuis qu’on n’a quitté la Mairie, lui avouai-je. -Tu m’inquiètes Mina, qu’est ce qui se passe ? insista-t-il. -En fait, elle m’a dit qu’elle avait croisé un jeune homme qui se trouvait dans la même situation que moi, qu’il ne se souvenait pas comment il avait atterri ici… -C’est vrai ? me coupa-t-il. Nous pouvons le voir ? demanda-t-il. -Malheureusement, elle a perdu contact avec lui et pense qu’il est allé à Christo. -En effet, il y a de fortes chances pour qu’il soit allé là-bas. A moins qu’il ne possède un bateau pour traverser l’Océan, mais j’en doute fort. -Mais elle m’a aussi dit que tu ne pourrais pas y aller. -Malheureusement, elle a raison. Nous ne pouvons quitter la ville sans autorisation du capitaine, et je doute fort qu’il veuille te laisser sortir. Tu pourrais te faire attaquer dehors, même si je t’accompagne. Les monstres qui rôdent dehors sont vraiment coriaces… -Dis tout de suite que je suis un poids pour toi, m’indignai-je. -Non ce n’ai pas ça, mais la route pour Christo est longue et si des ennemis venaient à croiser notre route, il y a de fortes chances que l’un de nous deux sois blessé… -Et si tu m’apprenais à me battre ? lui suggérai-je. -Tu plaisantes j’espère ? Ce n’est pas un jeu Mina, c’est nos vies qui sont menacées. -Je sais, mais si je suis capable de me défendre tu pourras assurer plus aisément tes arrières, ajoutai-je.
Il ne dit plus un mot, mais je sentis de la colère dans ces gestes. Je savais qu’il désirait m’aider plus que tout, mais qu’il ne pouvait pas. Il devait également peser le pour et le contre de mon idée. J’espérais vraiment qu’il accepte. Nous pouvions ainsi partir pour Christo et une merveilleuse aventure pouvait commencer. Cependant il fallait qu’il accepte. Il s’assit, se relevai, fit les cent pas entre la cuisine et le séjour. Il était vraiment contrarié et se décida enfin à parler.
-Je vais demander une audience auprès du capitaine et nous lui parlerons de nos découvertes ainsi que de ta proposition. Mais écoutes moi bien jeune fille. S’il refuse, n’insiste pas. Tu l’as déjà contrarié une fois, une deuxième fois et tu risques l’isolement. Je me suis bien fait comprendre Mina ? insista-t-il. -Oui Kolio, ne t’inquiètes pas. J’ai changé depuis quelques jours. Je commence à me faire à cette vie. -Je ne comprends tout de même pas ce qui à bien pu t’arriver, marmonna-t-il. -Moi non plus malheureusement, lui répondis-je. Mais je suis sûre que nous allons trouver une explication rationnelle à tout ce qui m’arrive. -Je l’espère. En attendant que dirais-tu de faire un tour au port ? -Excellente idée, de toute façon nous n’avons plus rien à faire aujourd’hui. Nous partîmes donc en direction du port toujours par les airs. Cette fois-ci nous prîmes la direction de l’ouest. De cette hauteur l’océan s’offrait vite à moi. C’était vraiment magnifique. D’innombrables bateaux de pêche voguèrent sur les flots. J’observai également des vaisseaux de l’armée, reconnaissables grâce à leurs emblèmes sur les voiles. Ils devaient s’assurer de la protection des pécheurs. J‘étais une nouvelle fois surprise par toute cette organisation. Arrivée au port, je fus ébahie par le nombre d’embarcations encore amarrées. Il y avait des navires de pêche, de l’armée et de commerce.
-Karad est le point stratégique entre les échanges maritimes avec le continent Ouest, me confia Kolio. -Je vois ça. C’est vraiment impressionnant de voir autant de bateaux. -Il y a d’autres ports bien sûr sur notre continent, mais aucun de cette envergure et ont chacun leurs propres spécificités. Ici à Karad, nous échangeons de tout avec l’autre continent, aussi bien de la matière première que de la nourriture ou des nouvelles technologies. -Karad est-elle aussi la première puissance technologique du Monde ? demandai-je. -Oui, bien que de nouvelles cités voient le jour un peu partout sur le globe. Toutes essayent de copier notre mode de vie, avec plus ou moins de succès, me confia-t-il. -Il est vrai que Karad est très bien organisée. Je n’aurais jamais imaginé ça en te croisant pour la première fois, avouai-je.
Nous fîmes le tour du port pendant plus d’une heure environ. Il me racconta de nombreuses anecdotes sur Karad et le monde qui m’entourait. Tout ceci était si différent de là d’où je venais et je ne comprenais vraiment pas pourquoi tout ceci avait été détruit après la guerre. A moins que je ne voie de mes propres yeux le conflit, je n’allais probablement pas avoir de réponses.
Nous rentrâmes après avoir effectué notre petite ballade. Kolio prépara le dîner pendant que je rangeai un peu les livres qu’il devait feuilleter depuis que je suis arrivée. Ils étaient empilés près de son divan. Le nombre d’ouvrages qu’il avait consulté me prouva qu’il faisait tout son possible pour m’aider. Ses pensées ne devaient être dirigées que vers mon histoire depuis que je m’étais immiscée dans sa vie. J’espérais que cette histoire allait se terminée pour que je lui rende son ancienne vie. Je me sentais coupable. Le pauvre, il était un soldat et était reconnu par toute la cité pour son travail et depuis bientôt une semaine, il devait jouer les nounous avec moi.
-A table Mina, m’appela-t-il depuis la cuisine. -J’arrive Kolio, lui répondis-je en posant le dernier livre sur sa bibliothèque à nouveau remplie.
Kolio avait retrouvé le sourire après notre petit tour au port. Ca me fit plaisir de le voir ainsi. C’était quelqu’un d’exceptionnel, mais il ne s’en rendait pas compte. J’avais rarement vu une personne aussi gentille et attentionnée avant lui. J’espérais qu’une fois ma vie normale retrouvée, il allait à nouveau s’occuper de la protection des habitants de Karad. Je m’en voulais d’occuper pleinement son attention, alors qu’il méritait beaucoup mieux. Une fois le dîner terminé, je m’attelais à la vaisselle puis je montai me coucher. Le lendemain, j’allais revoir le capitaine Dragor et j’espérais que notre entretien allait se solder par un départ prochain pour Christo. Je m’endormis en songeant à tout ceci, ma prochaine nuit allait être capitale pour nos recherches.
Je me réveillai, abasourdie. Je n’étais pas chez Joy, mais toujours chez Kolio. |
Ce n'est pas mon chapitre préféré mais j'attends vos avis et vos critiques qui peuvent l'embellir ...._________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Sanguinator shinigami


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 | |  | | Telperion *Modo*

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 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Ven 28 Aoû 2009 - 0:28 | |
| Ce n'est pas ton chapitre préféré, mais c'est celui que j'ai pris le plus de plaisir à lire. Il n'y a peut-être pas d'action au sens stricte du terme, mais il y a du rythme. C'est dynamique, on sent l'histoire qui avance, de plus en plus vite. Malheureusement, les erreurs de temps m'empêchent toujours de me plonger entièrement dans l'histoire. Et j'ai également enfin repérer la source de lourdeur qui me dérangeait depuis le début : dans les dialogues, à chaque réplique, tu utilises un verbe de parole ("mentis-je", "me révéla-t-il", "confiai-je" etc...). Je trouve que cela plombe les dialogues. Pour moi, ils ne sont pas nécessaires bien au contraire : ils diminuent le réalisme. Quand deux personnages discutent, on n'a aucun mal à ratacher chaque réplique à son propriétaire. Ne garder que les paroles permet de supprimer le caractère naratif. Ca fait plus intimiste, plus spontanné. Pour employer une image : on a ainsi l'impression d'entendre les personnages parler. Les interventions continues du narateurs détruisent cette sensation, c'est dommage. Sinon, c'est tout ce que je voulais dire. L'histoire est toujours aussi intéressante, les repères sont toujours là, pas de rupture dans le rythme. Tu es sur les rails, comme d'habitude... Vivement la suite ! _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Lun 31 Aoû 2009 - 14:39 | |
| Elles m'énervent ces erreurs de temps, pourtant j'essaye vraiment de les supprimer ... Mais bon, en espérant que mon amie les trouvera ... Je voulais aussi préciser que le tome 1 s'appelera : Destins scéllés et qu'il comptera une trentaine de chapitres (je n'en suis pas encore là, mais c'est une prévision) et qu'il y aura un tome 2 dans la continuité du premier qui s'appelera : à l'aube d'un nouveau monde, mais je n'en suis pas encore là ... Place plutôt au chapitre 9 : Apprentissage | Spoiler: | | | Je me demandai ce qui m’arrivait. Pourquoi n’étais-je pas retourner chez Joy comme les nuits précédentes ? Pourquoi me retrouvai-je à nouveau chez Kolio ? Une légère angoisse m’étouffait. Je ne compris pas ce qu’il se passait. Peut-être était-ce pour moi une chance supplémentaire de trouver des réponses au plus vite. Même s’il s’agissait de rêve je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter craignant le pire. Je n’allais peut-être jamais me réveiller.
Je terminai de me préparer et descendis rejoindre Kolio en tentant de garder mon calme. Je n’allais pas l’inquiéter une fois de plus.
-Tu as bien dormi Mina ? me demanda-t-il avec un grand sourire. -Très bien merci, je suis cependant stressée à l’idée de parler au capitaine aujourd’hui, mentis-je. -En parlant de ça, dépêche toi, nous avons rendez-vous dans la matinée encore. Je ne voudrais pas qu’il soit énervé si nous arrivons en retard. -Je comprends, je me dépêche.
Je pris donc mon petit déjeuner très rapidement pour que nous puissions partir le plus tôt possible. Dès que je terminai, nous nous dirigeâmes vers le quartier général de l’Armée. Sur le chemin, je ne cessai de me rappeler le visage menaçant du capitaine. Je ne devais pas être anxieuse à l’idée de lui parler cette fois-ci. Si je n’étais pas capable de rester de glace devant lui, jamais il n’allait autoriser Kolio à partir pour Christo et je ne trouverai aucunes réponses à mes questions.
Nous étions arrivés devant l’imposante grille qui se dressait devant nous. Kolio récita ses incantations et la porte s’ouvrit. Je pris une grande respiration en entrant dans le couloir, toujours aussi somptueux que lors de ma première visite. Un soldat avec un casque de faucon nous aborda.
-Kolio, cela fait bien longtemps que nous ne t’avons pas vu ici. Le capitaine t’aurait-il mis à l’écart ? demanda-t-il sur un ton sarcastique. -Bien au contraire, il m’a confié une mission que tu ne pourras probablement jamais accomplir Maco, répondit-il avec énervement. -Cette mission serait-elle de faire du baby-sitting avec une amnésique. En effet, il s’agit d’une mission très périlleuse, ironisa le garde. -J’en ai assez entendu, viens Mina, allons voir Dragor. -J’espère que tu es prêt à affronter le capitaine, je crois qu’il a eu vent de tes recherches, mais je ne devrais pas m’occuper de ce qui ne me regarde pas, ricana l’homme en montant à l’étage.
L’escalier que le garde prit était aussi imposant que les grilles à l’extérieur. Tout ce qui se trouvait ici avait des proportions extravagantes. Le garde qui semblait avoir une dent contre lui, monta les escaliers d’un pas décidé, la cape qu’il portait volant au rythme de ses pas.
-Qui était-ce ? -Un des larbins de notre capitaine. Il pense avoir un rôle important parce qu’il est à longueur de journée à ses côtés. En réalité, il rêve d’obtenir mon poste. -En tout cas, on sentait vraiment qu’il a une dent contre toi. -C’est en quelque sorte à cause de moi s’il n’est qu’un des larbins de Dragor. C’était lui qui avait mon poste à l’époque. Mais Dragor m’a observé et trouvait que j’avais un don pour la sécurité. J’ai donc pris la place de Maco et celui-ci ne l’a jamais accepté. -Je comprends pourquoi il t’en veut à ce point-là alors. -Nous avons assez bavardé, nous ferions mieux de voir le capitaine.
Kolio frappa à la porte du bureau du capitaine et celui-ci répondit. La voix derrière la porte n’avait pas changé depuis la dernière fois. Elle était toujours aussi froide et inspirait la peur. Il ouvrit la prote et je pris une grande inspiration. Dragor était assis à son bureau. Un soldat avec un casque en forme de taureau était à ses côtés. Le capitaine lui demanda de nous laisser seuls. Le soldat partit sans dire un mot et ferma la porte derrière lui.
-Mon cher Kolio, je suis ravi de te voir, s’écria Dragor d’une voix neutre. -Mon capitaine, je viens vous rapporter les dernières nouvelles… -Ne te fatigues pas, le coupa-t-il. Je sais pourquoi tu es là. -Monsieur, je suis vraiment désolé Vous aviez confiance en moi et j’ai échoué. Il posa un genou à terre. -Ne te tracasse pas pour ça. Je sais que tu as autre chose à me demander. Tu ne serais pas venu sinon. N’ai-je pas raison mademoiselle ? me demanda-t-il. -Effectivement monsieur, lui répondis-je solennellement. Une jeune femme m’a parlé d’un certain Emal qui se trouvait dans la même situation que moi, mais celui-ci est parti vers l’est … -Quoi ? s’exclama Dragor sur un ton beaucoup plus froid. -Je voulais avoir votre permission pour que nous puissions partir à sa recherche, nous en apprendrons peut-être plus sur Mina. -Je ne suis pas sûr que tout ceci soit une bonne idée. Tu pourrais être blessé lors de ton voyage et vous ne savez absolument pas si cet homme se trouve vraiment là-bas. Cependant, c’est de ton devoir de protéger les gens de cette ville. -Monsieur, nous avions pensé à ce problème et j’ai peut-être une idée, confiai-je au capitaine en me forçant à le regarder dans les yeux. -Et quelle serait cette solution ? -Mina voudrais que je lui apprenne les rudiments du combat. Qu’en dîtes-vous monsieur ? -Que c’est une bonne idée. Si vous êtes deux, vous pourrez probablement voyager tranquillement, mais j’ai quelques doutes. Voyons comment cette jeune fille se débrouille et nous prendrons une décision plus tard. -Merci beaucoup monsieur pour la confiance que vous m’accordez. -Ne me remercie pas trop vite. Vous n’êtes pas encore partis. Kolio, je compte sur toi, je sais que tu peux faire de cette demoiselle une jeune combattante. -Je ne vous décevrai pas, monsieur. -J’espère bien. Et si tu retrouve cet Emal, ramène le ici je t’en prie. -Au revoir monsieur, conclut Kolio.
Le ton de Dragor m’impressionna moins que lors de notre premier entretien. Je commençais à ressentir de la compassion pour cet homme. Il ne portait ce casque que pour montrer sa supériorité. En tout cas, je ne pensais pas qu’il accepterait notre requête aussi vite. Nous quittâmes le bâtiment avec Kolio et nous dirigeâmes vers le quartier commerçant.
-Le plus dur reste à faire Mina, me confia Kolio. -Mais c’est déjà bien que nous ayons l’autorisation du capitaine. -Peut-être, mais le combat n’est pas un jeu. Tu risqueras ta vie à tout moment, ne l’oublie jamais surtout. -Ne t’inquiète pas, je sais ce que je fais. -J’espère bien. Je ne voudrais pas faire regretter le choix du capitaine. Maintenant, nous allons t’acheter tout ce dont tu as besoin. -Génial, m’exclamai-je.
La rue marchande était noire de monde, bien plus que la dernière fois. En effet, aujourd’hui, c’était le jour du marché et de nombreux marchands ambulants avaient installés leurs stands. Ceux-ci vendaient aussi bien de la nourriture que divers tissus. Il nous était si difficile d’avancer que Kolio m’emmena dans une petite ruelle. Il connaissait les moindres recoins de la ville, ce qui n’était pas du tout désagréable.
Nous arrivâmes rapidement devant une échoppe appelée « Marchandises Rico ». Kolio ouvrit la porte et je fus stupéfaite en voyant la grandeur du magasin. De nombreuses armes étaient disposées sur les étagères. On trouvait des épées, des lances, des haches, mais aussi des poignards, des masses ou des bâtons. Je ne pensais pas qu’on pouvait vendre tout ceci aussi librement. Mais il y avait aussi des casques, des armures et des boucliers, tous aussi rutilants les uns que les autres. Je n’imaginais pas une seconde que j’allais atterrir dans une telle boutique. Un homme assis derrière le comptoir se redressa lorsqu’il entendit la cloche sonner. Il devait s’agir du responsable de l’armurerie, puisqu’il était en train de compter la caisse. Il était assez grand et imposant physiquement. Il portait une chemise relativement classique en dessous d’un gilet noir.
-Mon cher Kolio, quel plaisir de te revoir, s’exclama l’homme. Cela fait longtemps que tu n’étais pas venu faire un tout ici, dis moi. -Trop longtemps effectivement Rico. -Qu’est ce qui peux bien t’amener ici en cette si belle journée ? lui demanda-t-il. Un problème avec ton épée ? Ou bien voudrais-tu que je répare ton armure ? -Rien de tout ça, ne t’inquiète pas, ton équipement est vraiment solide, plaisanta-t-il. Je viens pour cette demoiselle que tu vois là-bas, dit-il en me désignant, tandis que je fis un léger sourire embarrassé à l’ami de Kolio. -Une nouvelle recrue pour notre cher capitaine ? -Pas vraiment, mais c’est une histoire assez compliquée. En tout cas, il lui faudrait un bon équipement, car je dois lui apprendre les bases du combat. -C’est rare dis moi une femme combattante. Tu es sûr de toi ? l’interrogea-t-il sceptique. -Fais moi confiance, de toute façon nous n’avons pas vraiment le choix. Tu peux l’aider, oui ou non ? -Tu me connais voyons Kolio. Je suis prêt à aider ton amie. Viens ici jeune fille, n’aie pas peur, me lança-t-il. Comment t’appelles-tu ? -Mina, ravie de faire votre connaissance monsieur. -Appelles moi donc Rico. Les amis de Kolio sont mes amis voyons. -Vous vous connaissez bien on dirait, soulignai-je. -Je connais tous les membres sous les ordres du capitaine Dragor, m’affirma-t-il. Je suis leur fournisseur officiel. C’est un titre vraiment important et le capitaine a totalement confiance en moi. Je suis le meilleur de la ville, je peux te le certifier. -Tu n’as pas fini de te lancer des fleurs Rico ? rigola Kolio. Je voudrais commencer l’entraînement aujourd’hui, nous devons faire vite. -Très bien, très bien. Voyons, qu’est ce que je peux proposer à ton amie. Commençons par les protections, dit-il en se dirigeant vers une étagère. Essaye donc ça.
Rico me tendit une armure. A première vue elle semblait vraiment lourde. J’essayai de l’enfiler, mais je n’arrivai même pas à la soulever, ce qui provoqua des rires chez Kolio à qui je lançai un regard menaçant. Rico me débarrassa et me proposa un bustier noir.
-Tu es sûr que ça peut la protéger ? s’inquiéta Kolio. -Ne te fais pas de soucis, regarde.
Il déchira le bustier sans que celui-ci ne se découse. Kolio fut vraiment étonné et n’en croyait pas ses yeux.
-Vos scientifiques font vraiment des miracles en ce moment. Moi-même je fus dubitatif à l’idée qu’un tel tissu pouvait exister… -J’adhère complètement, coupai-je Rico. -Je pense effectivement que pour une jeune fille comme toi, je ne peux te proposer autre chose de plus pratique. Pouvons-nous passer à l’arme ? Je ne peux te conseiller qu’une arme mêlant à la fois le corps à corps et l’attaque à distance… -Et je suppose que tu as ce qu’il lui faut en stock. -Tu me connais trop bien mon ami, lui répondit-il en se précipitant vers le comptoir d’où il sortit une lame. -Mais ce n’est qu’une simple épée, m’exclamai-je. -Détrompe toi ma douce, le Bureau de recherches technologiques est vraiment très doué.
J’entendis un léger déclic et l’arme commença à se scinder en plusieurs morceaux, reliés les uns aux autres. Je ne pouvais croire ce que j’étais en train de voir.
-Vraiment impressionnant, s’emballa Kolio. -Tu peux très bien en avoir une nouvelle. -Oh non, j’ai appris à manier ma Trinité, je ne vais pas l’abandonner la pauvre. -Tu donnes un surnom à ton arme ? lui demandai-je interloquée. -Tout le monde le fait chez nous, ça à l’air étrange, mais tu comprendras d’ici quelques années je pense. -En effet, c’est relativement absurde, mais bon, tu fais ce que tu veux. En tout cas, cette arme me ressemble parfaitement je trouve. -Ravi de l’entendre, j’espère que tu la maîtriseras rapidement, mais attention à toi. -Merci énormément Rico. -Tu sais bien que je serais toujours dévoué à votre capitaine. N’hésite pas à revenir si tu as besoin de quoique ce soit. -Ne t’en fais pas, je sais que je peux compter sur toi. Bonne fin de journée. -Au revoir Rico, le saluai-je, heureuse d’avoir mon propre équipement.
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Chapitre encore une fois trop long, je me vois donc obliger de le scinder ne deux ..._________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman
Dernière édition par M.L'abeille le Mer 9 Sep 2009 - 12:18, édité 1 fois |
|  | | M.L'abeille Mouchard


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 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Lun 31 Aoû 2009 - 14:43 | |
| | Spoiler: | | | Nous quittâmes la boutique de Rico et je commençai à oublier mes problèmes. J’étais plutôt soulagée. Nous allions probablement nous diriger vers Christo d’ici quelques jours, mon histoire ici avançait tout doucement, mais elle avançait. J’écrivis ma propre histoire. Je prenais goût à cette vie et je ne voulais pas la quitter de si tôt, bien que le fait de me retrouver deux journées consécutives ici m’angoisse un peu.
-Bien, maintenant que nous avons trouvé ton équipement, il est grand temps que nous passions aux choses sérieuses, tu ne penses pas ? -Tu as raison, nous devrions nous y mettre tout de suite. -Ne t’emballes pas Mina, mieux vaut commencer l’entraînement le ventre plein non ? plaisanta-t-il. -Oui, c’est une excellente idée, allons manger.
Après le déjeuner, Kolio m’emmena au cœur de la forêt, dans un petit endroit près de la rivière. C’était calme, il n’y avait aucun monstre à l’horizon, rien que des écureuils, des renards, des oiseaux ou encore des faons qui se promenaient autour de nous, l’air intrigué.
-Bon je suppose que tu es impatiente de commencer, avant tout je me dois de te rappeler que tout ceci n’est pas un jeu, tu peux te faire tuer à tout moment, tu es sûre de vouloir aller jusqu’au bout ? -Oui, insistai-je. C’est moi qui ai eu cette idée, j’assumerai quoiqu’il arrive. -Bien alors allons-y. Prends ton arme.
Celle-ci était bien plus lourde que ce que je pouvais imaginer. Je n’arrivais pas à la tenir malgré tous mes efforts. Kolio s’esclaffa avant de me la reprendre.
-C’est normal au début de ne pas réussir à la tenir. Nous allons plutôt commencer par les techniques de bases avec des morceaux de bois. -Très bien, je ne peux que te suivre.
Je tentai une nouvelle fois de tenir l’épée, mais celle-ci manqua de justesse de me tomber sur les pieds.
Kolio me montra quelques gestes de base puis me donna un bâton. J’imitai les gestes de Kolio sans trop de difficultés contre un tronc. Kolio était fier de moi et n’en revenait pas. Il me dit que c’était la première fois qu’il voyait quelqu’un manier aussi facilement une arme. Je le remerciai lorsque je reçu quelque chose au visage.
-Qu’est ce que c’était ? demandai-je inquiète. -Tu n’étais pas concentrée Mina. C’est moi qui t’ai lancée cette branche. Tu aurais dû l’esquiver voir même utiliser ton bâton dessus. Qu’aurais-tu fait s’il s’agissait d’un monstre ? -Je l’aurais remarqué quand même tu ne crois pas ? -Les monstres sont de toutes sortes, ils peuvent être aussi minuscules qu’un galet et aussi silencieux qu’une fourmi. Tu dois toujours rester tes gardes ne l’oublie jamais.
A peine eut-il le temps de terminer sa phrase que j’assainis un coup de bâton dans une autre branche éjectée par Kolio.
-Très bien, tu retiens vite tes leçons ma parole. -J’ai un bon professeur, plaisantai-je. -Que penses-tu d’un petit entraînement contre moi-même ? Ne t’inquiètes pas, j’irais doucement avec toi, juste pour que tu utilises ce que je viens de t’apprendre face à un ennemi qui sache se défendre. -Très bien, de toute façon ce n’est que comme ça que je pourrais progresser. -Tu as tout compris, alors en garde, s’exclama-t-il en dégainant sa lame.
Il brandissait à son tour un bâton et se mit en garde face à moi. Il se jeta sur moi avec une telle violence que je fus obligée de me jeter en arrière pour éviter son coup. -Quelle force, pensai-je.
Il revint à l’assaut toujours avec la même violence. Je tentai de parer ses coups en vain. Il me toucha à l’épaule et je m’écroulai au sol. -Allez Mina, je sais que tu peux faire mieux que ça.
Il avait raison, je ne pouvais pas être aussi faible. Je ne pouvais pas aller à Christo si j’étais aussi faible. Je me relevai et me mis en garde. Cette fois-ci c’était moi qui allais prendre l’avantage sur Kolio. Je le devais en tout cas. Je tenais mon bout de bois à deux main et me jeta sur Kolio qui pivota sur sa jambe gauche. Il me donna un coup vers mes côtes. Je bloquai son attaque et lui asséna un coup de pied dans le torse. -Pas mal Mina.
Il se dirigea de nouveau vers moi en alternant les coups. Une fois en haut, une fois en bas. Nos passes d’armes se faisaient bruyantes et de plus en plus d’animaux s’étaient réunis pour assister à la scène. C’était serré, mais je ne voulais pas perdre. Je devais lui montrer que j’étais forte. Je tentai une approche en alternant à mon tour mes coups. Il les bloqua sans grandes difficultés. Nos deux lames s’entrechoquèrent avant d’être bloquées par nos gardes respectives.
-Que fais-tu maintenant Mina ? -Tsss, je n’y arriverai jamais. -Ne part pas si pessimiste. Tu t’es vraiment très bien débrouillée aujourd’hui. -Comment ça aujourd’hui ? -Oui l’entraînement est terminé. -Tu plaisantes, je suis en pleine forme, m’écriai-je. -Comme tu voudras.
L’entraînement continua jusqu’à la tombée de la nuit. Kolio me montra de nouveaux enchainements, quelques techniques et me donna de nombreux conseils.
Nous rentrâmes chez lui lorsque le soleil se coucha et il nous prépara à diner. J’étais épuisée et m’allongeai sur le divan en attendant que le repas soit prêt.
-Je ne pensais pas que ça allait être si fatigant, gémis-je. -Et ce n’est que le début, rigola-t-il. Demain nous allons augmenter la cadence. -Tu es fou Kolio, je ne survivrai jamais à ça. -Oh que si et je suis sûr qu’à l’issue de notre entraînement tu sauras te débrouiller comme un vrai garde de la ville. -A propos, tu t’es entraîné pendant combien de temps pour devenir garde ? -Il m’a fallu des années, cinq ans avant d’entrer dans l’armée puis encore deux une fois engagé. -Sept ans ? -Et oui, on ne devient pas un garde aussi facilement, surtout lorsque l’on est confronté tous les jours au danger. -Et tu espère que j’entre dans les rangs de l’armée en quelques jours ? -Bien sûr que non, mais je suis persuadé qu’en quelques mois tu pourrais déjà obtenir un bon poste. -Si tu le dis, répondis-je dubitative. -Maintenant, tu as le droit de passer à table, me lança-t-il depuis la cuisine.
J’étais affamée, cette journée m’avait littéralement ouvert l’appétit. Je n’avais jamais autant mangé en un repas ce qui provoqua un amusement chez Kolio. Je me demandais à quoi il ressemblait sous son casque. Je voulais le savoir, mais je m’habituais à ce visage, à la fois protecteur et guerrier. Une fois le repas terminé, je m’occupai de la vaisselle et montai me coucher.
-Demain matin nous partons à dix heures ne l’oublie pas. -Ne t’inquiète pas pour moi, je serais prête, j’ai hâte de continuer. -Allez bonne nuit Mina, me dit-il chaleureusement. -Bonne nuit Kolio, lui répondis-je.
Les jours suivants, je me réveillai une nouvelle fois chez Kolio. Je commençai à m’inquiéter. Pourquoi les journées ne coïncidaient plus avec mes nuits. Je ne pouvais pas l’expliquer. J’espérais cependant qu’il ne m’était rien arrivé dans le monde réel. Mais cette angoisse s’évanouissait toute seule avec nos entraînements.
Pendant toute cette semaine, Kolio m’entraîna du mieux qu’il pouvait. Je m’entrainais à porter ma lame pendant de courtes périodes. Je m’entrainai aussi à diviser ma lame en fragments. C’était vraiment compliqué, car tout le poids de l’épée se retrouvait sur la dernière lame ce qui me faisait perdre l’équilibre. Malgré cela, je sentis rapidement les progrès que j’effectuai. Il n’arrivait plus à me prendre au piège, au contraire je commençais moi-même à prendre l’avantage. Kolio n’en revenais pas, il ne cessait de me féliciter et de me dire qu’il n’avait jamais vu quelqu’un aussi doué pour le combat. Il n’a jamais fait allusion au fait que je sois une jeune femme, il me mettait toujours sur un pied d’égalité avec les hommes, ce qui me faisait vraiment plaisir. Plus les jours avançaient et plus je me sentais prête pour me diriger vers Christo avec Kolio. J’étais vraiment pressée de rencontrer Emal, dans l’espoir qu’il puisse répondre à certaines questions que je me posais depuis mon arrivée.
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J'attends vos commentaires ..._________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman
Dernière édition par M.L'abeille le Mer 9 Sep 2009 - 12:21, édité 1 fois |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Jeu 3 Sep 2009 - 22:03 | |
| Désolé pour le retard, je voulais réserver mon commentaire tant que je n'avais pas le temps pour une lecture sérieuse. Bon, les erreurs de temps sont toujours là....dans le première phrase : "me demandai ce qui m'arriv a. On utilise l'imparfait normalement après le passé simple : "il me demanda ce qui m'arriv ait. Dans l'échelle des temps, "m'arrivait" est l'action de fond, celle qui se continue dans la phrase. A l'inverse, "me demanda" est l'action ponctuelle. Mis à part ces erreurs, la lecture est plutôt agréable, comme d'habitude. Le rythme est respecté, les repères toujours présents. Le lecteur n'est pas perdu. En réalité, tes textes sont exactement le genre de textes que l'on peut lire pendant un bon moment en continue. C'est fluide, les phrases s'enchainent bien. Maintenant, désolé par avance, mais je serai plus critique concernant ce qui touche au combat. Je suis escrimeur et passionné d'armes, donc c'est un domaine qui fait toujours tilt chez moi. Sur la forme d'abord, ton style n'est pas très adapté aux phases d'action. C'est le revers de la médaille de la fluidité de ta narration : on ne ressent pas le rupture provoquée par l'action. Exemple flagrant : l'épisode où le marchand d'arme déchire le bustier. La narration ne change pas, on a toujours l'impression d'assister de loin à la scène, sans réelle émotion. A mon sens, il aurait fallu provoquer une rupture dans ton style, de façon à prendre le lecteur un peu par surprise et lui faire "ressentir" le coup de couteau. On retrouve après ce manque de spontanéité dans la scène d'entrainement. C'est dommage. Sur le fond maintenant, c'est moins important mais je ne peux pas m'en empêcher : Mina a-t-elle jamais tenu une épée avant ce jour ? Crois-moi, aussi doué soit-on, c'est impossible de faire ce qu'elle a fait. Je m'explique : une épée, ce n'est pas un morceau de bois. Non seulement ça pèse, mais ce n'est pas équilibrée au sens premier du terme (le poids n'est pas uniformément réparti sur la longueur). Ainsi, il faut une certaine technique avant d'être capable ne serait-ce que faire deux mouvements sans laisser tomber l'épée (sur le pied, expérience personnelle douloureuse). Alors, faire des entailles dans un arbre et croiser le fer avec un adversaire... Je suis sévère, je m'en excuse une nouvelle fois. Mais voilà : on ne s'improvise pas escrimeur. Encore moins avec une arme aussi peu orthodoxe que celle de Mina. Si tu en as la possibilité, tu pourrais peut-être étoffer cet entrainement ? J'immagine que le combat à l'épée prendra une place important par la suite. Ca vaut bien plusieurs pages de prise en main, non ? Par exemple : Mina pourrait commencer par s'entrainer avec un bâton et apprendre les "fondamentaux" comme on dit. Elle passerait ensuite au maniement d'une épée simple, avant de commencer à se mesurer à un partenaire d'entrainement. Pour finalement s'initier aux capacités particulières des armes de ton univers. En plus d'être plus réaliste, de telles étapes auraient aussi l'avantage de donner plus de poids à l'investissement de Mina. Pour l'instant, on a un peu l'impression qu'elle ne fait rien de bien difficile. J'aimerais bien qu'elle en bave un peu plus (si tu me permets l'expression). Mince, je n'aime pas du tout ce que je viens d'écrire. J'espère que tu ne m'en voudras pas, j'ai préféré être honnête. En tout cas, l'histoire en elle-même n'a rien perdu de son charme. On a toujours l'impression de n'être qu'à la surface d'un univers très profond. J'adore cette sensation. BREF, encore un pavé. Je m'arrête là, bonne continuation ! _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Mer 9 Sep 2009 - 12:37 | |
| Allez, une après-midi de libre, la fin d'un livre, rien de spécial à faire, j'en profite pour poster le chapitre 10 : Epreuve ... Pas besoin de grands discours, si ce n'est que j'ai modifié le chapitre 9, donc pour ceux qui l'ont déjà lu, ne vous étonnez pas si vous retrouvez ici la description de Trinité ... Cesse de bavardages incessants ... Bonne lecture ... | Spoiler: | | | Kolio me réveilla pour le dernier jour de la semaine. La semaine que j’avais passé m’avait épuisée et j’avais probablement oublié de me réveiller.
-Je suis désolé Kolio, je te promets que ça ne se reproduira plus, m’excusai-je. -Ne t’inquiète pas, il n’est que neuf heures. Je pris la peine de vérifier afin d’être certaine de l’heure que me donnait mon ami. -J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t’annoncer, reprit-il. -Commence par la bonne, je t’en supplie. -C’est pas là que j’allais commencer de toute façon. Hier soir pendant que tu dormais, je suis allé voir le capitaine pour faire part de nos entraînements… -Tu as osé me laisser toute seule chez toi ? Tu as désobéi à ton capitaine, plaisantai-je. -Tu es tellement fatiguée que je savais que tu ne risquais pas de t’envoler, rigola-t-il. -Très drôle. -Je continue. Le capitaine voulut savoir comment avançaient les choses. Je lui ai donc dit que tu étais très douée et il m’a répondu que nous pouvions partir dans deux jours si nous le souhaitions … -C’est super, m’écriai-je. Mais la mauvaise nouvelle, qu’est ce que c’est alors ? -Tu vas devoir passer un test devant lui pour qu’il soit sûr que nous ne courrons aucun danger. Je m’écroulai dans mon lit à cette nouvelle. Je n’osais pas imaginer de quel genre d’épreuve il pouvait s’agir. -Et ce n’est pas tout, continua-t-il. Le test aura lieu demain. -C’est une blague ? Je ne serais jamais prête. -Bien sur que si. Tu m’as fait monté au cinquième de mes capacités en à peine une semaine. Jamais je n’aurais imaginé que tu puisses atteindre un tel niveau en quelques jours. -Le cinquième ? répétai-je sans trop de conviction. -Oui, je t’assure que tu es très douée et que tu réussiras ce test sans difficultés. Par contre, pas besoin de me demander de quoi il s’agit, je n’en ai pas la moindre idée. -Nous ferions mieux de partir nous entraîner aujourd’hui encore. Je dois être prête pour demain. Je veux partir le plus vite possible pour Christo.
Je me levai donc et demandai à Kolio de m’attendre en bas pour que je puisse me préparer tranquillement. Je descendis une fois changée pour prendre mon petit-déjeuner. L’annonce de Kolio m’avait un peu retourné, je ne savais plus quoi penser. Mon esprit était à la fois serein grâce aux compliments de Kolio, mais j’étais surtout perplexe. L’épreuve avait lieu le lendemain et je n’avais pas la moindre idée de ce dont il pouvait s’agir.
Allais-je avoir en face de moi une horde de Sanglits-marmots, ou devrais-je affronter le capitaine moi-même? Cette dernière idée me fit frissonner. Je pouvais à peine le regarder dans les yeux, j’allais être paralysée si je devais le combattre.
-Ne t’inquiètes pas, le capitaine ne t’affronteras pas personnellement, me rassura Kolio qui sentait mon stress. -As-tu déjà vu ce genre d’épreuve ? lui demandai-je. -Non, ce sera la première fois. Notre maison ne s’occupe pas de ce genre de détails. Mais tout se passera bien, fais-moi confiance.
Malgré son casque qui déformait sa voix, je sentis une chaleur qui se dégageait de sa dernière phrase. Kolio m’avait tant appris depuis mon arrivée ici et s’est investi corps et âme pour moi. Je ne devais pas le décevoir.
Nous retournâmes dans la forêt. Je commençais à connaître l’endroit par cœur, la position du moindre arbre, du moindre nid, de la moindre feuille. Je pouvais dire dès mon arrivée si quelque chose avait changé depuis la veille. Les arbres nous montraient que l’entraînement était acharné grâce aux nombreuses marques qui ornaient leurs troncs. Plus la semaine avançait et plus cet endroit ressemblait à un champ de bataille.
-Bien, commençons par un petit entraînement pour nous remettre en tête ce que je t’ai appris hier. Aujourd’hui nous allons nous battre avec nos armes respectives. -Tu es sûr de toi ? -Demain tu ne te battras pas avec un bâton, ça je peux te l’assurer.
Kolio me tendit mon arme. J’arrivai tant bien que mal à la porter et à garder l’équilibre. -Ca ira Mina ? -Oui je pense que ça ira.
Kolio prit son arme à son tour. Je m’attendais à voir la lance avec laquelle il tua le sanglit-marmot lors de notre première rencontre et je vis une longue lame. Enfin il s’agissait plutôt d’une double-lame qu’il pouvait scinder en deux à sa guise. Elle était vraiment magnifique.
-Je te présente ma Trinité. -Tu donnes un nom à ton arme ? -Tout le monde le fait, tu comprendras un jour pourquoi. Kolio se mit en garde et scinda sa lame dès les premières secondes de notre affrontement. J’en fis de même et dévia la lame de sa trajectoire. A peine celle-ci détournée, Kolio se jeta sur moi. Je soudai donc ma lame pour le bloquer. Nous enchainâmes nos coups avec rapidité et violence. Les déplacements étaient de plus en plus vifs et mes coups commençaient à être de moins en moins hasardeux.
Kolio divisa sa lame et en tint une dans chaque main. Il m’attaqua avec ses deux lames. Je pivotai sur mes appuis pour le bloquer, mais il était bien trop vif. Je reçu au coup au niveau de la poitrine. Il prit rapidement l’avantage et je dus trouver une solution le plus vite possible, sans quoi j’allais avoir de sérieux problèmes. Je morcelai ma lame et bondis en arrière pour prendre de la distance avec Kolio.
-Très bien Mina, tu fais preuve de réflexion, mais ce n’est pas fini. Il me lança une des deux lames et le combat reprit de plus belle. Je déviai ses assauts, mais perdis plusieurs fois l’équilibre. Il visa mes jambes pour me faire tomber mais je les évitai en changeant mes appuis. Je reformai la lame pour avoir plus de force dans mes coups et frappa dans son arme. Je suivis le chemin de celle-ci et attrapa la chaîne avant de m’avancer vers Kolio et lui poser ma lame sous la gorge.
-Excellent Mina, tu as trouvé le point faible de ma Trinité. Je suis vraiment impressionné, mais tu oublies quelque chose. -Quoi donc ? demandai-je surprise. -Je ne me bats pas à plein régime.
Sur ces dernières paroles, il tira d’un coup sec sur sa deuxième lame et je la sentis effleurer mon visage. Je dus lâcher prise si je ne voulais pas qu’il me touche. -Vraiment incroyable. Tu es prête pour demain crois-moi. Il ne te reste plus qu’à parfaire tes techniques et tu auras un sacré niveau. -En tout cas, je comprends pourquoi tu dirige ta maison. Tu es vraiment très bon. -Et tu n’as pas tout vu Mina, crois moi. -Même après ça tu caches encore ton potentiel ? -Bien sûr, tu ne m’as fait monter qu’au quart de mes aptitudes, s’amusa-t-il.
Je n’en revenais pas. Dès que je pensais avoir mis Kolio en difficulté, il pouvait encore monter en puissance. Je ne pouvais pas rêver mieux comme garde du corps.
-Je pense que nous devrions rentrer. Cela ne sert à rien de continuer l’entraînement, il vaut mieux que tu sois en forme pour demain. Je ne peux plus rien t’apporter. Tu sais analyser ton adversaire, tu sais quand scinder ta lame et quand la reformer. Maintenant le reste viendra avec l’entraînement.
-Merci Kolio, je ne pensais pas que je serais capable de tout ça, c’est grâce à toi. -Ne dis pas de sottises, c’est toi qui a un don. Je n’ai quasiment rien fait.
Nous passâmes le reste de l’après-midi dans la forêt à parler de mon entraînement et il me donna encore quelques conseils pour demain. J’étais toujours aussi angoissée, mais la présence de Kolio me rassurait. Je ne cessai de me demander ce qui allait m’arriver le lendemain. Ca ne pouvait pas être quelque chose d’extrêmement dangereux, le capitaine ne risquerait pas de me tuer. Enfin j’espérais.
La journée passa à une vitesse folle, le soleil commençait à se coucher et nous retournâmes en ville. J’étais encore en pleine forme, Kolio avait raison sur ce point. Il valait mieux que je me préserve pour la journée à venir. Je l’aidai à faire le dîner, malgré mes capacités à rendre immangeables tout ce que je préparais. Même dans ce domaine, Kolio m’appris quelques astuces pour éviter de rater un plat des plus basiques.
Après cette semaine, je ne voulais plus me réveiller. Je me sentais vraiment bien ici, tout ça changeait de la routine quotidienne du monde réel. Si seulement mes amis pouvaient partager avec moi ce que j’étais en train de vivre. Malheureusement, toutes les bonnes choses avaient une fin et je le savais pertinemment. L’angoisse que j’éprouvais du fait de ne plus suivre les cycles de mon sommeil s’était évaporée et je voulais profiter au maximum de cette vie.
Je me réveillai, paniquée. La nuit avait été courte. Je n’arrêtai pas d’imaginer les pires épreuves que je pouvais passer aujourd’hui. Kolio frappa à la porte.
-Mina dépêche toi, le capitaine nous attend. Mieux vaut éviter les mauvais points tu ne penses pas ? -Déjà ? m’exclamai-je en sautant du lit. Tu ne pouvais pas prendre une audience encore plus tôt non ? -Très drôle, le capitaine est débordé en ce moment, sois contente qu’il t’accepte aujourd’hui. -Ce n’est pas moi qui ai eu cette idée stupide de test, grommelai-je. -Il ne nous aurait jamais laissé partir sans cette épreuve. -Il est toujours aussi sur les nerfs ? -Il ne veut juste pas risquer de perdre l’un de ses meilleurs soldats, j’en aurais fait de même à sa place. Je t’attends en bas. -C’est bon je suis prête, lançai-je en prenant mon épée.
Je ne pus rien manger et nous étions déjà sur le chemin. Je sentis la tension monter en moi. Je ne savais pas à quelle sauce j’allais être mangée et je devais réussir, sans quoi j’allais rester coincée ici encore quelques temps. Même si je m’y plaisais, je devais trouver Emal pour avoir peut-être des réponses. Si je n’étais pas seule, combien étions-nous ? Depuis combien de temps était-il ici ? Ne réveillait-il plus, lui non-plus, dans son monde ?
J’avais la sensation que la grille qui se situait devant moi était plus grande que d’habitude. Evidemment ce n’était qu’une impression due à l’anxiété. Nous pénétrâmes dans le grand bâtiment. Je sentis mon cœur battre aussi fort que lors du festival face à Alec. Je ne devais pas penser à lui. Pas maintenant.
-Ca va aller Mina, ne te met pas dans ces états, plaisanta-t-il. Les battements de mon cœur ne cessaient de s’accélérer. Nous montâmes à l’étage. De nombreux gardes circulaient au sein de l’édifice. Avaient-ils eu vent de mon épreuve ? Etait-ce quelque chose d’habituel. Je ne me souvenais pas avoir vu autant de monde lors de mes précédentes visites. Je devenais paranoïaque et pris une grande inspiration lorsque Kolio m’indiqua que nous étions arrivés. -Tu es prête ? me demanda-t-il gentiment. -Pas le moins du monde, mais je n’ai pas le choix. -Effectivement, de toute façon si ça venait à tourner mal je serais là. -Merci Kolio. |
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|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Mer 9 Sep 2009 - 12:48 | |
| Suite et fin du chapitre ... | Spoiler: | | | Il ouvrit la porte. Dragor nous attendait patiemment. Il était assis derrière un bureau avec deux autres soldats à côté de lui. L’un d’eux portait un casque avec des cornes dressées vers le haut tel une antilope alors que le second en avait un allongé comme le bec d’un oiseau-mouche. J’aperçus également Maco adossé près du bureau.
-Tu es venu pour pleurer la défaite de ta protégée Kolio ? le nargua Maco à peine eut-il le temps d’entrer dans la salle. -Arrête donc tes sarcasmes, lui répondit-il. Et d’ailleurs que fais-tu ici ? -Il participera à l’épreuve, souligna une voix de femme, probablement celle portant le masque d’antilope. -Comment ? s’exclama Kolio. C’est une plaisanterie ? -Pas du tout, insista l’homme au masque d’oiseau. Maco s’est proposé pour participer à cette épreuve et le capitaine a accepté. -Mais c’est de la folie. Cela fait tout juste une semaine que Mina s’entraîne et vous voulez déjà qu’elle combatte un soldat de la cité ? -Tout à fait mon cher Kolio, insista Dragor. Suivant le combat, je déciderai si oui ou non elle est apte à se défendre à tes côtés. Elle n’est pas forcement obligée de battre Maco pour réussir rassures toi. -Ne t’inquiètes pas, je ne la blesserai pas. Tu as ma parole, lâcha Maco. Kolio était sur le point de dégainer lorsque Dragor l’interrompit. -Allons, cessez de vous comporter comme des enfants. Kolio, s’il se passe quoique ce soit je n’hésiterai pas une seconde à intervenir. Il rengaina sa Trinité et m’encouragea. -L’épreuve peut-elle débuter ? demanda la femme. Je brandis mon sabre et Maco fit de même. -Voyons voir de quoi tu es capable face à ma Vengeresse.
Sa lame avait la forme d’un croissant de lune. Je devais faire attention, il me cachait probablement ses capacités. Je devais en faire de même. Maco se rua sur moi frappant à tout va. La forme de sa lame ne me permit pas de bloquer aisément ses attaques et je fus touchée à plusieurs reprises. Je pivotai sur la droite et l’attaqua de flanc. Il se retourna à son tour et bloqua ma lame d’une seule main, lame vers le sol. Il ne regarda même pas dans ma direction. Il tourna son poignet et renvoya ma lame.
-C’est tout ce dont vous êtes capable mademoiselle ? C’est alors que sa lame se divisa en cinq. J’avais en face de moi une épée à cinq lames, toutes reliées à la garde. Avait-il encore des ressources ? Je ne pouvais pas prendre le risque d’attaquer tout de suite à distance. -Ma Vengeresse va te faire mordre la poussière petite.
Ses frappes devenaient plus fortes et plus précises. Je ne devais plus éviter une lame, mais cinq. Maco réussit à me toucher plusieurs fois. Je sentis Kolio se tendre, j’entendis les juges dire que je n’étais pas prête. Une rage m’envahit et je bondis droit sur Maco. Je mis tout mon poids sur cette attaque, mais il la bloqua entre deux de ses lames.
-Ca ne sert à rien jeune fille, je peux bloquer aisément toutes tes attaques. Tu es bien trop prévisible. -Vraiment ? souris-je.
Je fis un bond en arrière en scindant ma lame. Celle-ci échappa à la lame de Maco et le percuta en plein visage. Il perdit l’équilibre et attaqua de nouveau. Il tenta de parer mes coups, mais ils se faufilèrent à travers les lames de Maco.
-Sale peste, tu va regretter de m’avoir humilié. Croissant de … Je balançai ma lame de haut en bas pour former une vague. J’agitai ma lame de plus en plus rapidement puis je bondis afin de frapper Maco. L’attaque fut si violente qu’il ne réussit pas à l’éviter et tomba au sol.
-Félicitations jeune fille. C’était absolument remarquable. Je ne pensais absolument pas que vous y arriveriez aussi aisément, me complimenta Dragor. Kolio me rejoignit, alors que Maco récupéra son arme et respirait à pleins poumons. -Vous venez de surprendre l’un de mes meilleurs soldats, je ne peux que vous applaudir pour ça. Kolio tu as fait un excellent travail, je suis vraiment fier de toi. -Merci monsieur, cependant je n’y suis pour rien. C’est Mina qu’il faut féliciter. Elle a eu elle-même cette idée de technique. Je suis moi-même sans voix devant cet exploit. -Vous avez un véritable don ma petite. Je suis persuadé que vous feriez un excellent garde de la ville. -Non merci, je veux savoir pourquoi je ne me souviens de rien, mentis-je. -Ah, mais il faut d’abord que vous ayez mon accord et celui de mes subordonnés. Quel est-votre verdict Galina ? -Elle ne représente aucun danger pour Kolio, répondit la femme. Elle peut donc partir pour Christo dès demain. -Et pour vous Velico ? -Je suis du même avis que Galina, répondit l’homme. -Je pense également que vous pouvez partir en toute sécurité tous les deux. -Merci infiniment monsieur, m’exclamai-je. -Ne me remercie pas, c’est toi seule qui as obtenu ce droit de partir. Allez vous reposer, vous l’avez bien mérité. -Monsieur, je vous souhaite une agréable journée, le salua Kolio. Maco. Celui-ci ne répondit pas, il était encore sous le choc de sa défaite. -Et n’oublie pas Kolio, si vous retrouvez Emal, ramenez-le ici, conclut Dragor. -Bien Monsieur.
Je fus tellement soulagée que je sautai dans les bras de Kolio dès que celui-ci avait fermé la porte. -Tu vois, je t’avais dit que tu y arriverais. Surtout que Maco est l’un des soldats les plus puissants de la cité. Tu m’as vraiment bluffé. -Je suis moi-même étonnée, je ne pensais pas réussir un coup aussi violent. -Et pourtant tu l’as fait, demain nous allons donc pouvoir nous mettre en route. J’espère de tout cœur que tu trouveras les réponses que tu recherches. -Moi aussi, répondis-je toujours excitée. -Que dirais-tu de profiter de la ville avant notre départ ? me suggéra Kolio. -Excellente idée, je veux bien faire le tour de la ville grâce aux « bulles-taxis ». -Tes désirs sont des ordres, plaisanta-t-il.
Nous sortîmes du bâtiment et nous nous orientâmes vers la borne la plus proche. Le soleil était à son zénith. Je ne m’étais pas rendu-compte que le temps était passé aussi vite. Je profitai de tous les paysages. J’imprimai une dernière fois le moindre immeuble, la moindre rue. Le voyage vers Christo allait être long et je n’étais pas sûre de revenir ici un jour. Le rêve pouvait s’arrêter à tout moment.
Nous avions passé toute la journée au dessus de la ville et le soleil commençait à se coucher. Pour la première fois, j’allais voir Karad de nuit. Les lampadaires et les fenêtres des gratte-ciels s’allumèrent petit à petit. J’assistai à un spectacle magnifique. D’innombrables petits points lumineux éclairaient la ville. La nuit lui donnait toute sa splendeur. Kolio ne cessait de me regarder. Je ne savais pas si c’était de l’amusement ou de la compassion.
-Tu as l’air d’apprécier le paysage, me dit-il. -Et comment, c’est vraiment sublime. Pourquoi ne m’as-tu pas encore proposé cette petite balade de nuit ? -Je ne pensais pas que tu allais être béate d’admiration à ce point là, répondit-il avec amusement. -Tu sais, il ne faut pas grand-chose pour m’émouvoir… -Je vois ça… Je lui donnai un coup dans le genou en guise de mécontentement. -Mais ça ne va pas ? hurla-t-il. -Tu l’as cherché celui-là. -Je te rappelle que je suis un garde et que je pourrais très bien te faire arrêter pour ce coup. -C’est une menace ? -Bien sur que non, je ne pourrais jamais te dénoncer. Pas après tout notre travail. -J’ai vraiment hâte de partir, avouai-je. -Moi aussi Mina, je veux que tu retournes chez toi, même si je te considère comme une amie. -Il en va de même pour moi, tu m’as appris tellement, je n’aurais pas pu rencontrer quelqu’un d’aussi gentil que toi. -Il vaut mieux que nous rentrions avant que je ne me mette à pleurer. -Il y a donc un petit cœur qui bat sous cette armure, plaisantai-je. -N’oublie pas que cette armure doit te protéger à partir de demain. Ce n’est pas parce que tu as réussi l’épreuve du capitaine que tu es une experte en combat.
Nous rentrâmes chez Kolio. Celui-ci avait fait commander tout ce dont nous avions besoin pour notre voyage. Je l’aidai à préparer nos sacs puis nous dinâmes tranquillement. Je montai rapidement, le lendemain, nous allions partir dès l’aube. Je souhaitai une bonne nuit à Kolio avant de me coucher, des rêves plein la tête. Le lendemain, je me réveillai, ne comprenant pas ce qui se passait. |
Voilà, j'espère avoir oté le maximum de fautes de temps, ça commence à me gêner :/ ... Bonne lecture à tous ceux qui suivent mes aventures ..._________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 12 Sep 2009 - 19:21 | |
| Commentaire rapide, désolé, j'ai peu de temps. Allons directement à l'essentiel de ces deux chapitres : les combats. Je dois avouer que je suis surpris, et dans le bon sens du terme. Comparé à la dernière fois, c'est le jour et la nuit. Plus de rythme, plus d'engagement...j'aime beaucoup. Dans le même registre, je suis content que tu ais modifié les débuts de l''entrainement. ca fait beaucoup plus réaliste de cette façon, on mesure aussi plus les efforts de Mina. Coté négatif maintenant, je trouve que ça manque encore un peu de fluidité et de spontanéité. On a souvent besoin de relire deux fois pour comprendre les enchainements. C'est dommage, mais c'est surtout une question d'habitude. Tu trouveras vite tes repères. Ce que je peux dire, c'est que tu es sur la bonne voie. Pour rendre tes combats plus fluides, je te conseillerais des phrases un peu plus courtes. N'hésite pas à couper les actions, ça donne une impression saccadée qui peut créer un effet sympa. De même, n'abuse pas des conjonctions : c'est du ressenti tout à fait personnel, mais je trouve que les propositions qui se suivent dans une même phrase nuisent au tempo. D'un autre coté, les phrases longues avec pleins de verbes qui s'enchainent traduisent bien un sentiment de vitesse. Tout est question de mesure donc. Il faut repérer les échanges où cet effet sera le plus déterminant et ne l'utiliser qu'à cet endroit. Sinon, pour le reste, je n'ai pas grand chose à dire. L'histoire suit tranquillement son chemin. On a hâte de voir ce qui va se passer pendant ce fameux voyage. Allez, j'arrête là mon commentaire décousu. Bonne continuation ! _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Ce qui me passe par la tête ... [Rêves_Chapitres 14 à 16] Sam 26 Sep 2009 - 12:43 | |
| Merci pour ces critiques qui me font vraiment plaisir Telperion ... Et c'est avec honneur que je poste un nouveau chapitre (après quand même quinze jours de calme plat (cours quand tu nous tiens ...)) Voici donc le chapitre 11 : Adieux| Spoiler: | | | Je n’étais plus chez Kolio, mais chez Joy. Je m’étais enfin réveillée, rassurée de voir qu’il n’y ait eu aucun problème dans le monde réel. Cependant j’espérais aussi que ce réveil ne serait pas définitif et que je pouvais revoir Kolio la nuit tombée. Lilou n’était pas là, je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était. Je m’habillai et me dirigeai vers la cuisine. Mes derniers rêves étaient fantastiques entre la visite de la ville et l’entraînement avec mon nouvel ami. Je n’allais cependant rien dire à mes amis ne voulant pas passer pour une folle.
-Et après tu me critiques moi quand je me lève tard, râla mon meilleur ami. -Quelle heure est-il ? demandai-je alors. -Il est presque midi, me répondit Lilou. On dirait que l’air montagnard t’as fait du bien.
Je ne m’étais jamais levée aussi tard. La longueur de ce rêve a probablement dû jouer un rôle dans cette histoire. J’étais partagée entre deux univers complètement différents. D’un côté le monde normal avec mes amis, de l’autre le monde imaginaire me permettant de m’évader quelques heures. J’avais trouvé un nouvel équilibre qui me plaisait beaucoup.
-Mina ? Qu’est ce que je te prépare, me coupa Joy. -Sers-moi un bon café s’il te plaît. -C’est comme si c’était fait. Tout le monde était prêt pour partir à la plage et ils attendaient impatiemment que je prenne mon petit-déjeuner. -Vous pouvez y aller, m’énervai-je. Je sais comment y aller, je peux vous rejoindre. Joy peut me laisser les clés. -Bien sûr, me répondit l’intéressé en me tendant ma tasse. -Alors qu’est ce qu’on attend, s’exclama Lilou. Allons profitez de cette merveilleuse journée. -Tu es sûre que ça ne te dérange pas ? me demanda Daho. -Bien sûr que non, je suis persuadée que vous m’attendez depuis longtemps. Ca va aller. -Très bien, alors allons-y, dit Max en se levant. -Essaye de te dépêcher quand même, me souffla Joy. Je ne veux pas que tu te sentes trop seule. -Ca va allez je vous dis. Allez-y filez maintenant. Je fais vite ne vous inquiétez pas.
A peine eus-je le temps de terminer ma phrase que mes amis étaient déjà sortis. On pouvait vraiment compter sur eux pensai-je. Je terminai donc rapidement de me préparer pour les rejoindre avant qu’ils ne décident de rentrer pour être sûrs que j’allais bien.
Sur le chemin qui menait à la plage, je saluai les voisins de Joy qui m’avaient reconnue. Je ne pris cependant pas le temps de discuter plus longuement avec eux, prétextant que mes amis m’attendaient, ce qu’ils comprirent parfaitement. Il faisait toujours aussi chaud, c’en était presque insupportable à la longue, mais c’était tout de même plus agréable que de passer des vacances sous la pluie.
La journée passa une fois de plus très rapidement. Max et Lilou n’arrêtaient pas de se plaindre à cause de ça. Ils voulaient rester encore un peu sur la plage, mais celle-ci se vidait petit-à-petit en même temps que le soleil commençait à se coucher.
-Ne vous inquiétez donc pas, les rassurai-je. On n’a encore la possibilité de revenir demain. -J’espère qu’il fera aussi chaud pendant ces deux mois, déclara Lilou. -Au pire, il y a plein de choses à faire sur l’île, répondit Joy. -C’est vrai que nous n’allons pas passer toutes nos journées à la plage, dit Daho.
Les deux amoureux n’arrêtaient pas de se disputer à propos du programme des vacances. Je me rendis compte de la chance d’avoir mes amis à mes côtés. Je savais qu’ils me soutiendraient quoi qu’il m’arrive. J’observai également Joy. Je le considérai comme un ami, même si je ne le connaissais que depuis quelques jours. Je pouvais aussi compter sur lui, j’en étais sûre.
Une fois rentrés, Max rejoignit la cuisine et nous le salon où Joy prenait l’habitude de nous jouer un ou deux morceaux avant de dresser la table. Nous n’étions là que depuis une semaine, mais nous avions déjà pris nos aises et des habitudes nouvelles.
La nuit tombée, nous passâmes sur la terrasse pour dîner. Cette soirée était plus fraîche que les précédentes, c’est pourquoi nous décidâmes de retourner dans le séjour pour terminer la soirée. Max voulut jouer aux cartes pour vérifier si la chance des derniers jours était encore présente, malheureusement pour lui, ça n’était pas le cas. Lorsqu’il en avait assez de perdre, nous montâmes nous coucher. Je souhaitai une bonne nuit à tout le monde. J’avais hâte de me coucher dans l’espoir de reprendre mon rêve où je l’avais laissé la veille, c’est pourquoi je m’endormis sans aucuns problèmes.
Le soleil perça à travers les volets et me tira de mon sommeil. J’étais ravie, puisque je me retrouvai chez Kolio. Nous allions donc enfin partir. J’avais hâte de visiter un peu d’autres environnements, mais surtout de tester ce qu’il m’avait appris dans des conditions réelles.
Je descendis joyeusement ce qui ne laissa pas Kolio de glace. -Et bien, je vois que tu es prête pour partir, s’écria-t-il. -Plus que jamais, lui répondis-je. Je n’ai cessé de penser à ça en me couchant. -Heureux de te voir si motivée. Mais bon, je vais me répéter, mais tout ceci n’est pas un jeu. Une seule erreur et nous pouvons y passer tous les deux, me rappela-t-il. -Ne t’en fais pas pour ça, j’ai réussi à surprendre Maco, je ne pense pas qu’un sanglit-marmot puisse me faire peur. -Ce n’est pas faux. -J’ai une question à te poser Kolio. -Vas-y je t’écoute. -Je voulais juste savoir si le trajet jusqu’à Christo allait être long. -Non, ne t’inquiète pas, nous allons passer par les tunnels, ça ne prendra que quelques heures. Nous serons arrivés dans la soirée.
Lorsqu’il me parla des tunnels, je me souvins de la parade pendant le festival. J’allais enfin pouvoir observer et explorer ses fameux souterrains ce qui m’excita encore davantage. Je pris mon petit-déjeuner très rapidement et montai me changer. J’enfilai mon bustier et pris ma lame avant de rejoindre Kolio qui terminait de préparer nos affaires.
-Tu as besoin d’aide ? lui demandai-je. -Non j’ai presque terminé, mais merci de ta proposition. Vérifie plutôt que tu n’as rien oublié.
J’avais ma lame, mon bustier et quelques flacons de cette étrange boisson créée par le laboratoire scientifique sensé guérir les blessures bénignes. Je n’y croyais pas trop, mais après tout je n’étais probablement pas au bout de mes surprises dans ce monde.
Une fois prêts, nous prîmes la direction de l’est, vers la forêt. Je regardai la ville s’éloigner peu à peu et je lui fis mes adieux. J’étais émue ne sachant pas exactement quand j’allais revenir ici. Mais l’idée d’explorer d’autres horizons me sortis bien vite de mes pensées.
-Nous sommes bientôt arrivés. La cité ne pouvait pas construire les routes à travers la forêt, nous allons donc continuer à pied. C’est à partir de maintenant que tu dois rester sur tes gardes. -Je suis prête, le rassurai-je. -Très bien, alors allons-y. Ne me perds pas de vue surtout. La forêt est vaste et il vaut mieux éviter les petits contretemps. -Ne t’inquiète pas, je ne te lâcherai pas d’une semelle. Je serais comme ton ombre, plaisantai-je.
Kolio émit un léger rire, ce qui était assez rare avec lui. Il était accroché à son épée et j’en fis de même. S’il m’avait vue ne serait-ce qu’une demi seconde détendue, il m’aurait probablement tué sur place.
-Kolio, pourquoi lorsque je t’ai rencontré pour la première fois, tu maniais une lance ? -Je savais que tu allais me poser la question. Ma Trinité était ébréchée et je devais la faire réparée au bureau technologique. -Pourquoi n’es-tu pas allé chez Rico tout simplement ? -C’est parce que le système de division était touché et seul notre bureau peut s’occuper de ça. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, mais bon ils nous confectionnent des armes si évoluées que même les meilleurs armuriers ne peuvent plus rien faire pour les réparer. -Alors, ça veut dire que je devrais également leur confié mon arme ? demandai-je. -Oui sans aucun doute, mais ne t’inquiètes pas, ils s’en occuperont bien que tu ne fasses pas partie de l’Armée.
J’entendis un bruit au loin, une sorte de bourdonnement pendant que Kolio parlai. -Tu entends ça ? -Fait vraiment attention, il s’agit d’un frelion. S’ils te piquent tu risque de souffrir pendant quelques heures. -Ca rassure dis moi, répondis-je anxieuse. Le bourdonnement se faisait de plus en plus fort. Il s’approchait de nous. Kolio était sur ses gardes et était prêt à attaquer le monstre qui s’avançait de plus en plus. Le bourdonnement était insupportable. Je sentis mes oreilles brûler avec ce son. -Il y’en a plusieurs, Mina attention.
Le bourdonnement était vraiment horrible. Je crus que ma tête allait exploser. Je voulais que ce bruit cesse le plus vite possible. Kolio émit un gémissement en voyant les silhouettes devant nous. Il devait y en avoir une dizaine, voir une vingtaine. -Il ne pouvait pas n’y en avoir qu’un pour un premier combat, plaisantai-je pour essayer de me rassurer. -N’oublie pas, ce sont des monstres. Ils ne pensent pas comme les humains alors soit prête à toute éventualité. -Compris.
Les frelions étaient dorénavant à notre portée. Ils étaient imposants. Je ne m’attenais pas à une telle chose. Leurs yeux avaient la taille d’une balle de tennis et leurs dards de mon avant-bras. Leur peau était lisse et rayé dans des couleurs assez sombres. D’immenses mandibules claquaient en s’approchant de nous. Elles pouvaient probablement déchiqueter aisément de la chair humaine.
Kolio se rua sur le premier et évita de justesse son dard avant de lui planter dans l’abdomen son arme. Je vis les insectes se regarder entre eux, analysant la situation. Ils étaient intelligents, malgré le dégout qu’ils inspiraient. Leurs ailes battaient de plus en plus vite ce qui provoqua un son indescriptible mais qui me donnai l’impression qu’on était en train de m’enfoncer ma propre lame dans le cerveau. La douleur était insupportable mais je devais réagir vite, trois autres frelions se ruèrent sur Kolio, leurs dards prêts à transpercer l’armure de mon ami. Je donnai alors un coup en directions des insectes. Ma lame se scinda en une seconde et les frelions s’effondrèrent en quelques instants.
-Je te couvre, criai-je à Kolio. Celui-ci se concentra sur les ennemis qui se trouvaient face à lui pendant que je m’occupais de ceux qui tentaient de le frapper par les airs. -Ne t’inquiète pas. Je vais régler cette histoire maintenant, récupère ta lame. -Tu es sûr ? m’inquiétai-je. -Regarde plutôt. J’obéis à Kolio et fragmentai ma lame. Celui-ci scinda la sienne et tint son arme par la chaîne. -Tonnerre de Muros, s’écria-t-il.
Il fit virevolter les deux extrémités de sa Trinité tout en tenant la chaine. Les deux lames s’entrechoquèrent et Kolio continua de les faire tourner, de plus en plus rapidement. Des étincelles commencèrent à jaillir des deux lames. Les frelions n’osaient plus avancer. Les étincelles étaient de plus en plus importantes et entourèrent les lames. -Prenez ça, hurla Kolio.
Ses lames brillaient par la présence des étincelles. C’était quelque chose de spectaculaire. J’étais maintenant convaincue lorsqu’il me disait qu’il ne se battait qu’au dixième de ses capacités. Les frelions tombèrent en émettant des hurlements de douleurs au contact des lames. En quelques secondes à peine, Kolio avait terrassé une quinzaine de monstres et son arme redevint normale.
-Je … C’était … Incroyable, balbutiai-je. -Rien de bien spectaculaire, crois-moi, me répondit-il calmement. -Ne me dit pas que tu peux faire plus impressionnant que ça. -Très bien je ne te le dirais pas alors.
Je me sentis ridicule tout d’un coup à côté de lui. Il ne cessait de me répéter que j’avais un don pour le combat, mais je ne m’imaginai pas une seconde qu’il était capable de faire ce qu’il venait de réaliser. Je n’osais même pas imaginer ce dont était capable Dragor.
Nous nous enfonçâmes de plus en plus dans la forêt. Il faisait de plus en plus sombre à cause des arbres qui s’étendaient à perte de vue dans les cieux. Nous longeâmes la rivière en évitant les poissons carnivores qui rôdaient dans les profondeurs du fleuve. L’environnement que j’explorai était à des années lumières du calme de Karad et je compris la nécessité des gardes tels que Kolio. Nous avions croisé plusieurs sanglits-marmots, des frelions et des champivores. J’essayai de me défendre du mieux que je pouvais, mais je n’en avais pas vraiment besoin puisque Kolio était assez fort pour s’en occuper tout seul. L’entraînement que j’avais suivi ne servait vraiment pas à grand-chose, malgré les quelques ennemis que je mis au sol. |
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