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M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 14:03 | |
| Je ne pensais pas que je verrais le chapitre 2 de si tôt ... Dans l'ensemble j'aime bien, je le préfère au chapitre 1 ... L'histoire avance et on se pose de nouvelles questions ... Je trouve ce chapitre un peu moins lourd que le précédent, d'ailleurs je pense avoir compris ce qui, pour moi, le rendait si pesant ... Fait vraiment attention au répétitions ... Je t'en donne deux que j'ai relevé : "brusque/brusquement" vers le début ... et tu répètes deux fois la même phrase dans le dialogue de la fin :"Ils ont parlé d'anges." ... Il y a de nouveau quelques phrases où tu n'as pas besoin de rajouter de morceaux, ça t'évitera les longueurs (par exemple : "Il décolle comme une fusée et se mit à réaliser des loopings" je me serais arrêter à fusée, le reste ce n'est qu'un détail. Ensuite il y a une phrase que j'ai relevé qui m'a fait sourire : "Les secouristes emballaient mon cadavre" ça fait un peu paier cadeau pour moi ... J'aurais plutôt écrit "les secouristes recouvraient mon corps", mais ce n'est qu'un avis personnel. Je n'ai pas compté le nombre de "putain", "bordel", "chier", ... A un moment tu les as enchaîné, un peu trop peut-être ... Enfin, dans ton dernier dialogue on sens une certaine complicité entre les 3 protagonistes, or il ne se sont rencontré qu'il y a quelques lignes ... Certes ils vivent une épreuve et sont tous dans le même bateau, mais je mettrais un peu de distance entre eux ... Je ne m'attarderais que sur ce projet, étant également peu fan de Star Wars et de son univers je laisse le plaisir aux autres de commenter  ... Sur ce bonne continuation et à bientôt pour la suite des aventures de Gindar _________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 14:59 | |
| Tes dernières créations étaient excellentes, je les ai trouvés meilleures que les premières (opinion personnelle). Mon seul problème c'est ma lenteur et ma fatigue a la lecture alors vers la fin j'ai du relire trois fois pour bien comprendre mais a part ça la lecture était parfaite.  |
|  | | titine_shinobu humain


Nombre de messages: 230 Age: 15 Date d'inscription: 31/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 17:12 | |
| Un petit truc : "Les trois humains ne s’attardent pas." Si ils sont morts, tu les considères encore comme des humains ? Sinon, la tournure que prends ton histoire me plait bien... Les pensées font plus normales, mais tu n'es pas obligé de mettre autant d'injures ^^ Je dois dire que le passage avec les espèces d'anges est très intrigant, on a vraiment l'impression de commencer tout juste un manga avec un vocabulaire qu'on ne connait pas et on regrette de ne pas avoir le tome suivant. Pour le reste, M.L'abeille a tout dit. J'attends la suite ! _________________ Merci beaucoup à Cloud-kun pour son magnifique travail.  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mar 11 Aoû 2009 - 0:06 | |
| | titine_shinobu a écrit: | | "Les trois humains ne s’attardent pas." Si ils sont morts, tu les considères encore comme des humains ? |
Oui, je les considère encore comme des humains...jusqu'à ce que leur véritable nature soit révélée. D'ici là, je préfère éviter les "fantômes" et autres "spectres", ça déshumanise trop mes héros je trouve. Mais si vous avez des idées de "qualificatifs", je prends avec plaisir.
Pour les répétitions et lourdeurs inutiles, j'essaye de les réduire à chaque relecture, mais j'en loupe un paquet on dirait. Merci de les relever, ça m'aide beaucoup. J'éditerai d'ailleurs les premières pages un de ces jours pour corriger ce que vous m'avez dit.
Pour les grossièretés, ça fait beaucoup je sais. Mais en fait, j'ai essayé de me mettre à la place de mes persos, d'immaginer les mots qui me passeraient par la tête dans des moments comme ceux là. Dans une narration, c'est surement un peu trop, vous avez raison. Je surveillerai.
Merci en tout cas à titine_shinobu, M.L'abeille et Diaclase d'avoir pris tout ce temps pour commenter. Merci aussi à Sanguinator et BlinD[:, vos commentaires m'ont fait très plaisir.
Bon, histoire d'éviter de couper trop mes chapitres, je vous propose tout de suite la fin de mon deuxième chapitre. Pas grand chose là-dedans, un petit dialogue entre âmes...
| Spoiler: | | | Assoiffés de connaissance sur leur nouvel état, les trois humains montent le plus haut possible dans le ciel. La spirale de lumière est toujours là, mais ne tente plus de les aspirer.
- Alors c’est de là que vous vous êtes échappés, déclare Gindar. Impressionnant. - Ouais, répond Revi. Rien que de d’y repenser, ça me fiche froid dans le dos... - En fait, Gindar, intervient Varna, un rien suspicieuse. Toutes les âmes semblent être aspirées vers cette bouche de lumière, comme nous. Mais toi….comment as-tu fait ? A ces mots, le jeune homme pâlit terriblement. Il met un moment avant de se reprendre. - Je ne sais pas, avoue-t-il. Je me suis juste réveillé, comme ça.
La voix de son sosie, effrayante et glaçante jusqu’aux sangs retentit de nouveau dans sa tête. « Tss ! Tu crois faire quoi là, bouffon ! ». C’était la première fois qu’il entendait cette voix, mais il sait que ce ton assassin ne quittera plus jamais ses pensées. Il tente sans succès de réprimer un frisson. Varna a vite fait de le remarquer.
- Tu n’as pas l’air très détendu, hein ? Je savais bien que j’avais déjà entendu ton nom. On m’a parlé de toi. - Ha ? - Oui. Il parait que tu es orphelin, c’est ça ? Tu n’as pas connu tes parents... Le jeune homme détourne le regard, gêné. - Il circule de sacrées rumeurs sur mon compte, je ne savais pas. - Alors on se ressemble, toi et nous, intervient Revi avec un sourire un peu forcé. Gindar tourne la tête vers lui, piqué par l’allusion. - Vous aussi, vous êtes… ? - Pas vraiment, le coupe Varna, mal à l’aise à son tour. Mais disons que…. -….on aurait préféré ne jamais connaitre nos géniteurs, termine son frère d’un ton sec.
Un petit silence fait suite à cette déclaration, confirmant sans ambiguïté que c’est un sujet à éviter. Gindar ferme les yeux un court instant et inspire profondément. Je vois. Eux aussi ont beaucoup souffert de la vie. - Ca nous fait pas mal de points communs, déclare-t-il au bout d’un moment. Peut-être que notre passé a à voir avec notre...heu….notre…. - Ouais, acquiesce Varna. C’est évident que ce n’est pas comme ça que les morts sont sensés se comporter. Les âmes sont apparemment sensées disparaitre dans cet immense machin, la derrière. - Et ça veut dire quoi, alors ? demande Revi. - Ca, répond Gindar. C’est la grande question….
Qu’est ce qu’on fait là ? Pourquoi sommes-nous différents ? Et surtout…..que va-t-il nous arriver dans ce monde au-delà du réel ?
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En ce qui concerne mon deuxième projet, je comprends que mes premières pages ne soient guère encourageantes. Je vais mettre la suite très vite pour que vous puissiez vous faire une idée un peu plus précise._________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mar 11 Aoû 2009 - 0:32 | |
| Merci pour la fin du chapitre, je trouve ça plus facile a lire quand c'est court. J'aime aussi la tournure que ça prend. Ton histoire est intrigante et est très forte en vocabulaire (a mon avis).  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mar 11 Aoû 2009 - 15:39 | |
| Merci. Comme promis, je vous propose les pages suivantes de mon deuxième projet. En espérant que ça vous inspire des commentaires... | Spoiler: | | | De la même façon, les grands évènements trouvent toujours leurs racines dans un autre évènement, plus petit, moins important. Celui qui lança la Nouvelle Guerre des Etoiles fut brutal mais, dans le contexte de l’époque, plutôt anodin.
Belfat était une petite planète au climat tempéré, cinquième du système solaire du même nom. Autrefois membre de l’Ancienne République, elle avait bien entendu rejoint les rangs de l’Empire. Avec la chute de ce dernier, elle choisit la voie de l’indépendance. Du moins, son dirigeant choisit cette voie. En effet, pour le peuple de Belfat, la démocratie n’était rien de plus qu’une idée fumeuse. Déjà du temps de l’Ancienne République, il s’était satisfait d’un Gouverneur élu dans l’indifférence générale et d’un représentant au Sénat tout aussi inconnu. Sous l’Empire, la situation était encore plus simple. L’Empereur avait nommé un Moff gouverneur et le peuple avait vécu la passation de pouvoir dans un climat de désintérêt complet. Belfat comptait essentiellement une population rurale qui n’en avait pas grand-chose à faire de la politique. Tant que la récolte était bonne et les impôts raisonnables, il n’y avait aucune raison de s’en faire. Bien entendu, le centre de la planète était urbanisé et comptait quelques universités avec leur lot d’étudiants idéalistes et survoltés. Mais, le gouvernement de Belfat avait toujours été très ferme et les manifestations en tout genre ne duraient jamais très longtemps. D’un point de vu général, ce système n’apparaissait donc pas vraiment comme un lieu propice aux grands bouleversements.
Et pourtant, de part sa position géographique, son destin devait prendre un autre chemin. Effectivement, Belfat avait la chance (ou la malchance, cela dépend du point de vu) de se trouver juste au Sud de l’Hégémonie Ciurtique. N’appartenant pas au Secteur Fakir, contrôlé par la Nouvelle République, elle se trouvait donc dans ce que l’on appelle généralement « l’Espace Neutre ». Le gouvernement central de Coruscant, respectueux de son indépendance, ne cherchait pas à se mêler de ses affaires internes. Cependant, cette attitude n’était pas du tout partagée par le Prince Amiral Krennel.
Pour ce dernier, Belfat était un fruit magnifique, tombé juste à coté de sa propriété et dont le puissant voisin n’en avait rien à faire. Et, Krennel avait toujours faim, d’autant plus que Belfat lui ouvrirait la voie de tous les autres systèmes « indépendants » de l’Espace Neutre. La Nouvelle République s’en fichait, le peuple même de Belfat s’en fichait alors, pourquoi s’en priver ?
Krennel bien sûr ne s’en priva pas. Fin politicien, il décida de jouer le jeu en douceur. Le dirigeant de la planète n’était que moyennement apprécié. Comme ses concitoyens ne l’embêtaient jamais, il était vite tombé dans la luxure et la paresse. En plus, le climat d’indifférence ambiant avait des conséquences notables sur son service de sécurité. En effet, pourquoi gaspiller du temps et de l’argent à protéger un chef d’état dont tout le monde se fichait éperdument ?
Il fut donc très facile à l’Hégémonie d’introduire un petit groupe d’agents spéciaux qui seraient chargés de préparer la « transition ».
Pour la plus part, ces hommes et ces femmes étaient d’anciens officiers des Renseignements Impériaux qui avaient profité de la chute de Palpatine pour se convertir dans le privé. Leurs compétences étaient unanimement louées et leur nouveau statut leur permettait de se faire beaucoup d’argent. Pour l’ancien lieutenant colonel Cody, cette mission allait être la dernière. Il avait vraiment hâte de prendre sa retraite et estimait l’avoir amplement méritée. Il allait toucher un sacré paquet pour cette opération et cela allait lui suffire à s’acheter la villa dont il rêvait.
D’ailleurs, la mission était vraiment facile. Tellement facile que cela en devenait frustrant. Lui et ses collègues étaient les meilleurs des meilleurs mais un jeunot sans expérience aurait pu tout aussi bien s’acquitter de cette tâche. Cela n’avait, en vérité, rien de bien dérangeant. Pour une dernière mission, on pouvait avoir pire. Au moins, Cody avait toutes les chances de profiter de sa retraite.
La nuit tombait vite sur cette partie de la planète. L’équipe de reconnaissance n’avait pas mis longtemps à repérer la résidence du chef d’état. La deuxième équipe avait inspecté les sécurités et la troisième avait opéré l’introduction. Décidément, c’était vraiment trop facile, se dit Cody en atteignant sa position de tir. Sa cible était dans un bureau à moins de cent mètres de lui. Le dictateur sirotait un verre avec un bon cigare, exactement comme une grande partie des dirigeants pompeux de la galaxie. Il valait mieux pour lui que le cigare et la boisson soient bons car, ce seraient ses derniers.
De son temps dans les Renseignements, Cody n’avait pas gardé que des souvenirs. Il avait également gardé son splendide fusil Dark Sting. Ce petit bijou était ce qui se faisait de mieux dans le monde des snipers. Complètement silencieux et d’une précision diabolique, il tirait en outre un rayon si mince et si concentré qu’il était invisible à l’œil nu. En d’autres termes, c’était l’arme parfaite et, entre de bonnes mains, elle se transformait en tueur parfait. Les bonnes mains, Cody les avait : dans sa jeunesse, il avait gagné tous les concours de tirs de sa section. En opération, il avait éliminé un nombre impressionnant de chefs pirates, de contrebandiers et même certains hauts responsables rebelles. Sa cible d’aujourd’hui serait de loin sa plus facile.
Bon. L’ex officier impérial monta son arme avec des gestes lents et précis et déplia son bipied en métal. Sa cible n’avait toujours pas bougé. D’après l’équipe de reco, qui avait observé ses habitudes, elle ne bougerait pas avant plusieurs heures. Cody avait donc tout son temps. Le sniper se mit en position de tir et posa sa joue sur le petit socle prévu à cet effet. Il utilisait le même fusil depuis des lustres et le réglage était parfait, son œil droit était pile en face de la lunette. Cody prit une petite minute pour bien ajuster cette dernière jusqu’à obtenir une image parfaite de sa cible et des alentours immédiats sur dix mètres. Le zoom était bon et si quelqu’un avait la mauvaise idée d’entrer dans la pièce, Cody était prêt à lui clore le bec avant même qu’il l’ouvre.
Bon. A présent, il était temps. Le sniper déplaça légèrement son arme et le dirigeant de Belfat apparut dans son réticule de visée. Il lui offrait son plus beau profil, ce qui facilitait grandement le tir. Cody aurait pu se contenter de lui flinguer la tête mais cela aurait froissé son égo. Il fallait tout de même que ce soit un minimum difficile. Cody décida donc de livrer son cadeau de mort dans l’œil droit de sa victime. Oui, c’était faisable. Son homme était certes de profil mais sa tête était penchée légèrement de coté, ce qui ouvrait un angle tout à fait correct.
Cody inspira lentement et bloqua ses poumons. Son corps entier se détendit et plus aucun de ses muscles ne tressaillit. La croix du viseur se verrouilla avec une précision sans pareille sur son objectif et le sniper marqua un temps d’attente. C’était le moment le plus délectable. L’homme était déjà mort, mais il ne le savait pas encore. D’une simple pression de l’index, Cody allait disposer de sa vie. Tout était en place, il ne restait plus qu’à prendre la décision. Là, tout de suite, Cody était l’égal de Dieu et ce sentiment était plus puissant que tout.
Dans le silence de la nuit, l’assassin fléchit une fois son index et un rayon laser invisible de 5mm alla transpercer l’œil droit du dirigeant de Belfat avant de ressortir de son crâne juste au-dessus de l’œil gauche. Un bon tir, très bon même. Cody était satisfait. Cela lui avait donné un bon exercice finalement. Il se prouvait également à lui-même qu’il était encore, malgré son âge, un excellent sniper.
Bien, le dirigeant de Belfat était mort. Cody tendit l’oreille pour savoir si quelqu’un avait aperçu quelque chose. Hautement improbable mais on ne savait jamais. Non, pas un bruit, pas un murmure. Excellent, le personnel du coin allait mettre un moment avant de découvrir que leur chef avait rejoint les étoiles. D’ici là, Cody et ses gars seraient déjà loin. L’ex lieutenant colonel ne saurait jamais ce qu’il venait de provoquer et à vrai dire, il s’en fichait royalement. Quand il ressortit de la propriété avec la discrétion d’un chat, il ne pensait déjà plus qu’à sa prochaine villa. Allait-il en prendre une sur Tralus ou sur Fef ? Voilà qui méritait réflexion. |
_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mar 11 Aoû 2009 - 16:13 | |
| Encore le même commentaire, c'était très bon et la fin entraîne le suspense.  Mais j'ai une question cette fois-ci. Où trouve-tu les noms est ce que tu les a inventé ou tu les a trouvé a quelque part?  |
|  | | Hach 5eme officier


Nombre de messages: 609 Age: 20 Localisation: Somewhere... over the Rainbow... Date d'inscription: 27/11/2008
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mer 12 Aoû 2009 - 13:25 | |
| Bon, je viens de lire ton premier projet, et je vais essayer d'en faire la critique. Du haut de mon incompétence crasse en matière d'écriture, il me semble que tu as voulu séparer la description (le premier spoiler) de l'action (les suivants) c'est ce qui pour moi a rendu la première partie si lourde. Etant un grand dévoreur de livre, je me permets de te rappeler que le plus important, pour attraper un lecteur, c'est la première page, et de cette première page, les premières lignes. Moi qui adore les récits vifs, toujours en mouvement, je dois avouer que j'ai eu peine a continuer ma lecture, aillant peur (surtout au vue de ta présentation  ) que les descriptions s'enchainent. Cependant, même si tout est détaillé, plus on avance et plus tu réussi à mêler description et action, et je trouve que tu t'en sors vachement bien  . Je me suis gardé ton second projet pour la bonne bouche, j'espère que tu ne m'en voudras pas des remarques que je te fais ci dessus, qui ne sont que mes ressentis après lecture et en temps que tels, s'ils ne te plaise pas, j'irais volontiers les foutre au feu. |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mer 12 Aoû 2009 - 15:18 | |
| Merci vous deux. Pour répondre à Sanguinator, trouver des noms a toujours été un challenge pour moi. Pour la premier projet, je me suis inspiré des langues elfiques inventées par Tolkien (la plus part des noms ont même une signification, que je ne me rapelle pas la plus part du temps...). Pour le deuxième projet, ça dépend. Un peu d'elfique, d'invention pure, et beaucoup de reprises de l'univers de Star Wars. Par exemple, Krennel est bel et bien le nom du Prince Amiral de l'Hégémonie Ciutrique....mais son destin n'a rien à voir avec le vrai. La référence s'arrête là. Pour répondre à Hach maintenant : d'abord, je suis content que tu ne te sois pas arrêté à mon premier chapitre ! Je sais que les permières pages sont les plus importantes, mais il s'agissait surtout pour moi de poser le style. Comme il s'agit de quelque chose d'inédit (en tout cas pour moi), je voulais que le lecteur comprenne d'entrée les règles du jeu. Bon, le pari était peut-être trop risqué au regard de l'enjeu, c'est vrai. Bref, j'enchaine avec le début du troisième chapitre du projet qui vous intéresse le plus on dirait : 3 : Souffler sur les braises| Spoiler: | | | Le soleil finit par revenir, et c’est une nouvelle surprise pour les trois compagnons. Le ciel bleu s’efface progressivement, de même que la spirale de lumière, qui semble plus lointaine et moins oppressante.
- Ca doit être le jour, analyse Gindar. - Alors, même ici, on est toujours soumis à l’alternance des jours et de la nuit, remarque Varna, toujours très terre-à-terre. Je ne sais pas trop quoi en penser…. - Ca veut rien dire, tranche Revi. Et c’est pas en restant les mains dans les poches qu’on trouvera des réponses. On ferait mieux de se mettre à chercher. - Je veux bien, réplique Gindar. Mais chercher où et quoi, et comment ? Varna se prend à sourire. - C’est vrai qu’on ne sait pas grand-chose pour le moment. Mais….
Un croissement horrible coupe sa réplique. Les yeux des trois compagnons s’écarquillent. - C’est quoi….cette…pression….grince Revi en se tenant la poitrine, comme subitement assommé par un poids tombé de nulle part. - C’est encore autre chose, ajoute Gindar, lui aussi grimaçant. Une telle violence, c’est….ça peut pas être humain !!
C’est à cet instant qu’apparaissent quatre immenses paires d’ailes noires dans le ciel. La sensation se précise, des êtres arrivent vers les trois compagnons…et ils n’ont pas l’air amical. - C’est quoi….ces trucs ? S’étrangle Revi. Gindar a un sursaut. - Je veux pas le savoir ! crie-t-il. Foutons le camp, vite !!
Et il joint le geste à la parole, poussant sur ses jambes pour s’éloigner au plus vite. Varna et Revi ne se le font pas répéter, et prennent leurs jambes à leurs cous à leur tour. Mais les paires d’ailes changent immédiatement de direction et accélèrent droit vers eux. - Bordel de merde ! jure Gindar en s’envolant pour prendre plus de vitesse. Ils vont nous rattraper !! Varna risque un regarde en arrière….et ses yeux se révulsent de terreur. - Des….bredouille-t-elle. Des monstres !!
Leurs assaillants sont assez près pour que les trois infortunés puissent les contempler dans toute leur horreur. Un mélange difforme d’aigles et de vautours, la bave aux becs, la sauvagerie dans leurs yeux de rapace, ils émettent un hurlement à vous glacer le sang. Une aura de férocité pure émane d’eux. Des monstres ailés, impossible de les décrire autrement. Et ils se rapprochent, de plus en plus. Ils sont beaucoup plus rapides, ils vont….
- Revi !!! hurle Varna quand l’un des aigles ouvre des serres dégoulinant de sang vers elle. - VARNA !!!! crie Revi. N’écoutant que son cœur, le jeune homme saisit sa sœur dans ses bras au moment où le rapace referme sa prise. Les serres s’enfoncent dans son dos, le jeune homme pousse un hurlement de douleur et du sang gicle. Les deux humains décrochent immédiatement vers le sol, vite assaillis par deux autres rapaces. Gindar, lui, est terrifié. Il a vu le sang, il a senti la douleur de son camarade. Et maintenant, il voit la mort dans les yeux de l’animal maudit qui fonce vers lui. Il va me tuer ! Il va me….
Pétrifié d’horreur, le jeune homme lève les bras au-dessus de sa tête dans un futile geste pour se protéger. Le vautour est sur lui, un hurlement d’absolue panique quitte les lèvres tremblantes de Gindar. C’est alors que le temps ralentit. La vitesse d’approche du rapace s’effondre, de plus en plus, ses serres ouverts et menaçants sont presque à l’arrêt. Qu’est ce que….
Incrédule, le jeune homme voit les serres de mort se rapprocher de sa tête avec une lenteur incroyable. Il n’a toujours pas bougé. Sans comprendre, une sorte de chaleur s’est emparée de son corps. Ses yeux s’éclaircissent, ses jambes se raidissent, sa tête se redresse. Les serres vont se refermer.
Et le temps revient à la normal. Les griffes foncent vers la tête du pauvre jeune homme et…..elles claquent sur du vent. Gindar vient juste de passer de l’autre coté du corps de la bête. Son visage a changé d’expression, il est devenu d’une dureté inédite. Un feu invisible mais porteur d’une immense énergie brule tout autour de son corps. Laissant éclater toute la rage contenue dans sa peur, le jeune homme décoche un coup de pied latéral absolument magistral, qui s’enfonce dans l’abdomen de l’aigle, le déforme….et envoie le rapace tournoyer dans les airs en piaillant. Rattrapé par le choc, Gindar reste un instant tétanisé. L’adrénaline passée, il se remet à trembler. Comment….comment j’ai fait ça !!
Subitement, l’adrénaline le reprend. Ses yeux fulminent et, par pur reflexe, il se jette d’un bond sur le coté. Un rapace fuse à un mètre de lui. Je l’ai senti venir ! J’ai senti son…énergie. Je peux…. Un nouveau vautour tombe sur lui. Qu’est ce qu’il est lent ! Gindar n’a qu’à bouger légèrement ses épaules pour éviter les griffes. Le voilà juste devant le ventre du monstre. Gindar serre le poing, l’énergie crépite autour des doigts pliés. Je peux les détruire !!!
Dans un cri, il laisse partir son coup. Le poignet du jeune homme s’enfonce entièrement dans le ventre de la bête, déchirant la peau et la chair aussi facilement qu’un pudding. Un sang noir jaillit dans un horrible bruit de vomi quand Gindar retire son bras. L’immense volatile bascule en arrière, d’abord lentement, puis de plus en plus vite. Le temps est revenu à vitesse ordinaire, laissant Gindar avec un étrange frisson dans sa colonne.
Au même moment, une bourrasque de vent et d’éclairs monte depuis le sol. Un hurlement crève le ciel alors que deux autres vautours s’égaillent en croassant. Le cri est celui de Revi. Droit, fier, du feu dans les yeux, il domine de toute sa hauteur le cadavre d’un rapace. Sa blessure au dos a cessé de saigner. Il ne sent plus aucune douleur, rien d’autre qu’une indescriptible impression de puissance. Tout comme Gindar au-dessus de lui, le jeune homme reste un instant figé sur place, le cerveau affolé. Ses pensées fusent à la vitesse de la lumière, son cœur bat à tout rompre, ses os crissent sous la tension des muscles et des tendons. Du calme, il faut que je me calme !!
Enfin, l’étau autour de son esprit se relâche, permettant enfin à son organisme de se détendre petit à petit. Revi prend une profonde inspiration, puis expire lentement pour purger son corps de la tension. Ses pensées s’éclaircissent, ses membres se mettent à trembler. Qu’est ce que c’était que ça ? Mais qu’est ce que c’était que ça ?? A coté de son frère, Varna est tout autant sous le choc. Elle a du mal à réaliser ce qu’elle vient de voir. Son regard va de Revi à Gindar, subjuguée par le scintillement de leurs visages. Il s’est passé quelque chose, impossible de savoir quoi, mais il s’est définitivement passé quelque chose de très important.
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Pendant ce temps, à quelques kilomètres seulement, Elanor se rend au lycée en compagnie de son petit ami. Fugitivement, elle jette un coup d’œil au loin, et un petit sourire apparait sur ses lèvres. Déjà ? Ils sont encore plus intéressants que je le croyais…
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Pour être honnête, je dois dire que je ne suis pas satisfait du tout de cette partie. C'est un moment clef, et j'ai pas l'impression de lui avoir donné la bonne dimension. J'ai donc hâte de savoir ce que vous en pensez._________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 112 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mer 12 Aoû 2009 - 15:34 | |
| Avant tout, sache que j'apprécie la tournure que prennent les évènements ... C'est propre, ça se lit tout seul, sur ce point là rien à redire, excepté quelques longueurs de temps en temps et des expressions encore une fois très fantaisistes "déchirant la peau et la chair aussi facilement que du pudding" ... Pas énormément de vulgarités juste bien dosé je dirais ... Et une grosse erreur : "un croissement coupe sa réplique." Je suppose que tu voulais dire croassement !! Ensuite, je suis pas trop fan des "révélations" lorsque ce n'est pas l'héroïne ou le héros qui le découvre par lui même dans un roman, mais ça n'engage que moi ... Pour le combat, je sais ce que c'est, c'est vraiment dur d'essayer de décrire exactement la scène sans forcement nuire au rythme ... J'ai eu l'occasion de tester tout ceci il y a peu ... Mais je trouve que tu t'en sors relativement bien ... Bref, un bon chapitre, j'ai l'impression que tes défauts s'estompent petit à petit ... Bonne continuation ... PS : Tu voulais lui donner quoi comme dimension exactement à ce chapitre ? Ce qui te gène c'est le combat ou les trois dernières lignes ? _________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mer 12 Aoû 2009 - 16:51 | |
| Effectivement, j'étais impatient de voir le troisième chapitre en partie car 3 est un chiffre très bien pour la plupart des cas et j'ai trouvé que ce chapitre mettait bien l'action en valeur en plus des émotions de peur des personnages, j'ai bien aimé. P.S. Je ne veux absolument pas être dans un hors-sujet mais j'ai moi même fait des créations dernièrement sur un topic http://forumbankai-team.forumactif.com/vos-creations-f15/creation-de-sanguinator-squad-hero-t8430.htm je voulais avoir des avis pour mettre la suite mais bon je ne sais pas pourquoi je n'est reçu aucune message  |
|  | | titine_shinobu humain


Nombre de messages: 230 Age: 15 Date d'inscription: 31/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Mer 12 Aoû 2009 - 20:58 | |
| Je ne vois pas pourquoi tu n'es pas satisfait de ce chapitre. Primo, il est plus facile à lire que les autre car il y a beaucoup, beaucoup moins de lourdeur dans tes phrases. Ensuite, les évènements sont de plus en plus intrigants, je te taperai bien dessus pour n'avoir mis que le troisième chapitre ! Bref, du très bon taf, je n'ai pas de vrai reproche à faire, surtout des félicitations ! J'attends la suite avec impatience. _________________ Merci beaucoup à Cloud-kun pour son magnifique travail.  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Jeu 13 Aoû 2009 - 13:06 | |
| Merci pour vos commentaires, ça me fait très plaisir. | M.L'abeille a écrit: | | des expressions encore une fois très fantaisistes "déchirant la peau et la chair aussi facilement que du pudding" ... |
Celle-là, j'ai beaucoup hésité à la mettre. En fait, c'était ce que m'évoquait la scène quand j'essayais de me mettre à la place de Gindar. Donc je l'ai gardé. Ca fait étrange comparé au style ordinaire, mais un peu de fantaisie de temps en temps ne nuit pas, si ? Enfin, si ça vous gêne à chaque fois, je corrigerai.
| M.L'abeille a écrit: | | Ensuite, je suis pas trop fan des "révélations" lorsque ce n'est pas l'héroïne ou le héros qui le découvre par lui même dans un roman, mais ça n'engage que moi ... |
Là, j'avoue que j'ai du mal à voir ce que tu veux dire. Je ne me concentre pas assez sur mon héros, peut-être ? Là-dessus, autant être honnête : Gindar est en effet le pilier de mon histoire, mais je ne sais pas si on peut vraiment parler de héros. Tout ne tournera pas autour de lui, chaque personnage aura droit à son développement, parfois même plus que lui (Varna et Revi en premier lieu bien sûr, mais aussi d'autres par la suite).
Au sujet de la lourdeur maintenant, j'essaye de faire attention, et j'ai plaisir à voir que vous le remarquez. je vais continuer dans cette voie, n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre si je dévie de nouveau (ce qui risque d'arriver...).
Ensuite, pourquoi je ne suis pas satisfait de ce chapitre ? Question de pression je pense. Les évènements en cours sont extrêmement importants pour la suite, j'attends beaucoup de cette partie de mon histoire. Forcément, je veux trop bien faire, d'où un sentiment de frustration continue...
D'ailleurs, c'est le même problème pour la suite et fin du troisième chapitre. Je la soumets à votre appréciation, bonne lecture !
| Spoiler: | | | - Bon sang ! s’exclame Revi un peu plus tard. C’était….incroyable ! Je…j’arrive pas à y croire ! Le jeune homme est euphorique. Gindar lui, est plus réservé. Quant à Varna, elle est visiblement mal à l’aise. - Qu’est ce qu’on leur a mis ! poursuit Revi. C’était génial ! Pas vrai, Gindar ? Complètement dément ! - Ouais, répond le jeune homme. C’est sûr que c’était….complètement dingue. - C’était quoi, exactement ? demande Varna, intriguée. Qu’est ce qui s’est passé ?
Gindar soupire en regardant ses mains. - Difficile à décrire. C’était comme le réveil d’un volcan. Oui, c’est un peu près ça. Le réveil d’un volcan qu’on avait en nous depuis…je ne sais pas en fait. - Tu as raison, renchérit Revi en hochant la tête. Moi aussi ça m'a fait comme ça. En fait, depuis qu’on est sortis de nos corps, j’avais l’impression que quelque chose était comme….endormi en moi. Et là, ça s’est réveillé, comme ça, d’un coup ! Ouah, c’était le pied ! - Ha….répond Varna. Je comprends…
Elle baisse le regard pour masquer son trouble. Je m’en doutais. Je l’avais remarqué depuis le début, ils ont quelque chose au fond d’eux. Mais moi…. Son regard se fixe sur ses deux compagnons. ….je ne suis pas comme eux.
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Toute la journée durant, les trois compagnons explorent leur ancienne ville. Comme on pouvait s’en douter, les humains ordinaires ne les voient pas, ils peuvent aller où ils veulent. C’est d’abord grisant : ils peuvent faire tout ce qu’ils ont toujours rêvé de faire. Mais, au bout d’une journée, ça devient ennuyeux. Et avec l’ennui, revient l’angoisse. Puis, le soleil se couche. Le ciel redevient d’un bleu pur, avec en toile de fond la spirale de lumière offrant un spectacle féérique.
C’est alors que les compagnons sentent les premiers signes de fatigue les assaillir. - Ben ça alors ! s’exclame Revi en étouffant un bâillement. Je savais pas que les fantômes pouvaient être fatigués. C’est bête quand même ! - Ouais, je suis fourbue moi aussi, renchérit Varna. On ferait mieux de se reposer un petit peu, non ? Gindar hoche la tête. Il a déjà du mal à garder les yeux ouverts.
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L’obscurité, encore. Un bruit de respiration haletante. Gindar est en train de courir et de sauter dans un décor composé de falaises noires et de collines, donnant sur un sol et un ciel complètement blancs. Le monde de ses cauchemars. Comme une confirmation, le rire sadique de son sosie retentit dans son dos. L’alter égo lui-même ne tarde pas à apparaitre, courant derrière Gindar avec l’étincelle de la folie dans les yeux. Encore ce rêve….Alors il me poursuit encore maintenant. Soudain, une prise de conscience l’atteint. Attends une minute ! Depuis quand je peux….mais oui, je suis en train de penser, là ! C’est…c’est la première fois que je vis mon cauchemar de cette façon ! Et si je peux penser…. Sans cesser de courir et de sauter, il baisse le regard vers sa main, et bouge ses doigts. Oui ! je peux bouger ! Je contrôle mon rêve !
Dès le moment où ces pensées se forment, il sent la panique en lui diminuer. Elle s’évapore, pour céder la place à la conscience. Gindar vit un rêve éveillé, il peut penser, il peut agir. Qu’est ce que ça veut dire tout ça ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Subitement, il se fige. Devant lui se dresse une immense montagne noire, dont la cime se perd dans le décor tellement elle est haute. La peur s’insinue de nouveau en lui. Les rires mauvais se rapprochent, il entend le son des pas qui battent le sol. Terrorisé, il se retourne….son sosie se tient devant lui. A vingt mètres à peine, il s’arrête. Gindar est saisi de tremblements, comme s’il contemplait le diable en personne.
Celui qui se tient devant lui a les mêmes traits, les mêmes habits que lui. Mais son visage….déformée par la haine et la moquerie, sa bouche n’est qu’un sourire vicieux, ses yeux rouges luisent de méchanceté pure. Il se tient là, silencieux, et pourtant : le rire démoniaque continue de résonner, de plus en plus fort et oppressant.
Gindar fait un pas en arrière, manquant de perdre l’équilibre tellement son pied tremble. Son alter ego le contemple un instant, puis son sourire s’élargit, révélant des dents rouges comme le sang.
Il se produit alors un phénomène étrange. Le sosie tend le bras à l’horizontale et un nuage d’énergie noire s’y réunit en tournoyant. Un terrible sentiment d’oppression s’empare de Gindar. Ses yeux se révulsent, il tremble de plus en plus, a du mal à respirer. Sa vision flanche. Qu’est ce que c’est….qu’est ce que….
Le nuage d’énergie autour du bras du sosie se concentre, jusqu’à former une sorte de baguette entièrement noire. Puis, le sosie ferme sa main sur le bout de la baguette et, aussitôt, un feu sombre éclate autour de lui. Un vent mauvais fait trembler tout le décor, et la terreur de Gindar atteint son comble. La baguette devient une garde, celle d’un katana noir dans un fourreau de la même couleur. Le rire démoniaque éclate dans toute sa méchanceté, alors que le sosie s’empare du sabre et le tire de sa gaine. Un sifflement métallique accompagne la sortie de la lame, transperçant l’âme de Gindar de part en part.
Le décor devient entièrement blanc. Gindar reste là, apeuré, en face d’une monstrueuse masse d’énergie sombre. Il voit la lame du sabre briller, pris à la gorge par la violence qui s’en dégage. Son souffle s’accélère, il manque d’air, comme si le sabre noir aspirait tout l’oxygène de ses poumons. La lame dans la main du sosie se lève, bien haut, Gindar étouffe…
- GINDAR !!!! GINDAR !!!!! Dans un sursaut, le jeune homme est arraché à son rêve. Il ouvre les yeux, découvrant le visage de Revi penché sur lui. - Qu’est ce que….commence-t-il. - Enfin ! s’exclame Revi. Tu nous as foutu la frousse, mon vieux ! Bordel mais qu’est ce que tu foutais ? - Hein ? Quoi ? répond Gindar, un peu dans les vapes. Aidé par Revi, il se remet sur pied et titube pendant plusieurs secondes. - Qu’est ce qui t’es arrivé ? demande Varna, inquiète. On a senti une immense pression noire émaner de toi. Tu gémissais dans ton rêve, et tu dégageais une telle….énergie. On a eu du mal à t’approcher !
L’espace d’une seconde, Gindar manque de s’évanouir. Puis, les images lui reviennent. Le rire, le sabre, le souffle sombre. Il déglutit péniblement. - Je sais pas, répond-il. Je sais pas….
D’un coup, une masse d’énergie invisible leur tombe sur le dos à tous. - Attention ! s’écrie Varna. Y a du monde qui arrive ! - Qui ? Les mêmes gusses que la dernière fois ? demande Revi. Varna plisse les yeux pour se concentrer. - Non. Leur façon de rayonner est encore différente. - Et ben ! Y a vraiment du monde chez les morts ! s’exclame Revi. On se barre !
Il empoigne Gindar, encore pas très remis, et va se cacher avec sa sœur derrière un bloc d’antennes. Les masses d’énergie se rapprochent vite. Elles semblent venir tout droit de la spirale de lumière, et descendent vers eux à une vitesse incroyable. Quand ils se stoppent dans les airs, à même pas une dizaine de mètre d’eux, les trois compagnons froncent les sourcils. Les nouveaux venus sont deux, vêtus d’une longue soutane de prêtre blanche, boutonnée jusqu’au col. La tenue est beaucoup plus stricte que celles des autres « types étranges ».
- Merde ! s’exclame le premier. Y a déjà plus rien ! - C’est pas normal, fait le deuxième. Une telle masse d’alcar, ça disparait pas comme ça. - Un démon tu crois ? - Ca y ressemblait pas. On aurait plutôt dit…une aura d’Egaré. - Les Egarés avec autant d’alcar, c’est plutôt rare. Il doit être sacrément balèze. Merde….il est peut-être encore dans le coin…. - Mais non ! réplique le deuxième, apparemment le plus âgé. Les Egarés ne savent pas dissimuler leur énergie. Il plisse les yeux. - C’est pas net tout ça. On va faire un rapport. Ca doit remonter aux Arcanes, cette histoire. - Ouais, t’as raison.
Un feu s’allume autour d’eux, et ils foncent vers la spirale de lumière à toute vitesse. Les trois compagnons ne sortent de leur cachette que plusieurs minutes plus tard. - Bon, fait Revi. C’était quoi ces types ? - Je crois avoir compris à peu près, déclare Varna. Ses deux compagnons se tournent vers elle.
- Leurs habits et leur…heu…aura étaient totalement différents de ceux d’hier. Je dirais même, complètement à l’opposé. Et ils ont parlé, les uns d’anges, les autres de démons…. - Alors tu penses que c’est ce qu’ils sont ? demande Gindar. La jeune femme hoche la tête, pas vraiment sûre d’elle. - Il y a des chances. Les types d’hier seraient des démons, et les types d’aujourd’hui : des anges….
- C’est quand même étrange, intervient Revi. C’est pas du tout comme ça que je les voyais moi. Et puis, les démons sont sensés être, je sais pas moi…heu…méchants. Enfin vous voyez le truc. Et puis les anges….c’est sensés être des types gentils, qui aident les autres. - Ouais, tu as raison, répond Gindar, pensif. Ils avaient plus l’air de policiers, de surveillants. - Et puis, ils ressemblaient à de simples humains ! remarque Varna. Ils parlaient comme nous et….enfin, ils étaient comme nous, quoi. Les trois compagnons sont visiblement perplexes. - Si c’est bien le monde des morts, alors il est complètement différent de celui que nous envisagions. Mais on ne peut pas le nier, ils se nomment eux-mêmes : anges et démons. Instant de silence. - On n’a pas encore assez d’éléments, déclare finalement Varna. On ne peut pas encore poser des conclusions.
- Ouais, intervient Revi. Mais il y a une chose qui est sûre. Je sais pas comment, mais ces types peuvent nous repérer. Et vu leurs réactions, on doit pas être comme les autres, même dans ce monde. Alors on a intérêt à faire gaffe. - Mais pourquoi ne pas tout simplement aller vers eux ? demande Varna. Après tout, nous sommes morts, non ? Nous n’avons plus rien à faire sur terre. - Je veux bien mais vers qui ? objecte Gindar. Il y a visiblement deux groupes, et qui sait s’il n’y en a pas d’autres. Non, il nous faut plus d’informations avant de faire quoi que ce soit. - Oui, tu as sans doute raison, concède Varna.
Revi s’apprête à faire une remarque, quand une brusque masse d’énergie sombre s’abat tout autour d’eux. Un hurlement déchirant traverse le ciel et les trois compagnons sursautent de terreur. - Qu’est ce que….commence Gindar. - C’est….murmure Varna. C’est encore autre chose….. |
_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | |  | | Telperion *Modo*

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 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Jeu 13 Aoû 2009 - 13:50 | |
| Bon allez, double post pour une nouvelle tentative avec mon deuxième projet. J'insiste parce que c'est pas le genre d'histoire qu'on peut juger au bout de quelques pages, donc j'espère toujours que quelqu'un accrochera. Bref, voilà : | Spoiler: | | | Le Secteur Corellien était bien loin de l’Hégémonie et du Secteur Fakir.
Centre de l’un des trois géants de la galaxie, il était donc aussi sensible que le Secteur Sesswenna ou le secteur de Bastion. La NOVA n’était pas à proprement parler un Etat, donc on ne pouvait pas vraiment lui attribuer une capitale. Pourtant, personne ne déniait ce qualificatif à Centerpoint, le centre nerveux de la Nouvelle Association de Défense Corellienne.
D’ailleurs, elle était en tout point identique à Coruscant ou Bastion et il y régnait la même frénésie. Comme pour ces deux dernières, on n’entrait pas sur Centerpoint très facilement. En effet, la capitale de la NOVA était férocement gardée par une force militaire impressionnante. Pour le néophyte qui s’y rend pour la première fois, le spectacle était vraiment à couper le souffle. Centerpoint n’était pas une planète mais une station spatiale, une gigantesque station spatiale complètement immobile. Sa simple vue était impressionnante, mais le spectacle venait surtout des dizaines et des dizaines de vaisseaux de guerre qui patrouillaient tout autour en permanence. Bob Toland était déjà venu sur Centerpoint et il avait déjà vu des déploiements de forces bien plus importants. Pourtant, le spectacle qui s’offrit à lui quand sa navette entra dans le système lui coupa une nouvelle fois le souffle. Il ne pouvait s’empêcher d’être émerveillé par l’immense sphère de métal brillante de mille feux, entourée de sa meute de chiens protecteurs. L’émotion éclipsa un moment le stress qui serrait sa gorge. Malheureusement, cela ne dura pas très longtemps et le rythme cardiaque du jeune homme s’affola de nouveau. Il y avait vraiment de quoi.
- Monsieur ? Toland sursauta. Il se tourna alors vers le pilote de sa navette. - Oui ? - Nous serons arrivés dans quelques minutes. Toland réussit à sourire. - Merci, lieutenant.
Le jeune homme était assis juste derrière les deux pilotes et il voyait donc parfaitement par la verrière du cockpit. La navette se rapprocha à grande vitesse de Centerpoint et passa à quelques kilomètres d’un terrifiant croiseur d’assaut de classe Enforcer. Long de six cents mètres et bardés d’armements, ce bâtiment était une version miniature des destroyers de commandements. Justement, la navette dépassa à cet instant l’un de ces géants de l’espace. Même à dix kilomètres de distance, l’effroyable monstre de métal était tout simplement terrifiant. Toland était déjà monté à bord de l’un de ces vaisseaux et ce n’était pas une expérience qu’on oubliait vite.
- Contrôle Centerpoint, ici AA25, plan de vol n°55-Zoulou Bravo 9. En approche sur 2-4-7-8. Demandons permission d’approcher, annonça le pilote dans sa radio. La réponse ne se fit pas attendre. - AA25, ici Contrôle Centerpoint. Maintenez cap et vitesse pour approche finale. Permission d’atterrir hangar cinq. Terminé. - Reçu, Contrôle. Terminé. Le pilote se tourna vers son passager. - Hangar cinq ? J’comprends pourquoi vous êtes si tendu, Monsieur ! Toland essaya de sourire à cette remarque mais n’y parvint pas. Une partie de lui-même se disait qu’il était en plein rêve. Et pourtant.
Le reste du voyage dura plusieurs minutes puis la navette se posa dans le hangar désigné. - On y est, Monsieur, annonça le pilote. Bonne chance. - Merci. Bon vol, lieutenant.
Toland se leva et faillit trébucher. Il avait les jambes en coton. Il était tendu à l’extrême et la longueur du voyage n’avait rien changé. Il alla jusqu’à la rampe et attendit qu’elle s’abaisse. Les hangars avaient tous la même odeur et il y régnait tout le temps la même cacophonie. Avant de descendre, Bob vérifia que son uniforme n’était pas froissé. Il valait mieux faire bonne impression. Il fallait reconnaitre que le costume bleu foncé de la Marine lui allait comme un gant. Il avait fière allure avec ses cinq galons sur les manches. Trois d’entre eux étaient dorés, les deux autres étaient blancs. Les insignes de capitaine de frégate. Mais, si jamais Toland réussissait sa journée, il pourrait surement espérer dorer ses deux derniers galons. Capitaine de Vaisseau Bob Toland. Oui, ça sonnerait très bien.
Toland prit une profonde inspiration avant de poser le pied sur le sol de Centerpoint. Du regard, il chercha celui qui l’attendait. Facile à repérer, c’était le seul type en civil. Il portait un magnifique costume trois pièces avec un badge à son revers. Un fonctionnaire du Conseil Exécutif, sans aucun doute. Bob se dirigea vers lui et lui tendit la main. - Capitaine de frégate Bob Toland, se présenta-t-il. - Bonjour, capitaine. Si vous voulez bien me suivre…
Bob hocha la tête et lui emboita le pas. Ils quittèrent l’enfer sonore du hangar et se dirigèrent d’un pas rapide vers les ascenseurs. Ils montèrent dix-huit étages puis durent changer d’ascenseur. Pour aller là où ils se rendaient, il fallait prendre un passage spécial. Et oui, on n’entrait pas dans le saint des saints de la NOVA comme dans un moulin.
Arrivé au vingt-et-unième étage, ils passèrent sous un portique en métal et franchirent une magnifique porte à double bâtant. Deux sous-officiers de l’armée de terre en grand uniforme les saluèrent et le fonctionnaire précéda Toland jusqu’à l’aile Est de Centerpoint, là où se trouvaient les bureaux du Conseil exécutif de la NOVA. Le fonctionnaire s’arrêta devant la porte du plus grand des bureaux et ouvrit la porte. - Le capitaine Toland est arrivé. - Faites-le entrer, lui répondit une voix féminine.
Toland pénétra dans le bureau et se retrouva face à une secrétaire d’une trentaine d’années. Il se décoiffa et coinça sa casquette d’officier sous son bras gauche avant de saluer. - Bonjour capitaine, lui dit-elle. Le docteur Price n’est pas encore arrivée mais vous pouvez l’attendre dans son bureau. Elle ne devrait pas tarder.
Toland hocha la tête. La secrétaire lui ouvrit la porte d’un autre bureau et il y entra. Le jeune homme fut surpris. Le bureau dans lequel il se trouvait était très…ordinaire. Etant donné que c’était celui de la Conseillère Exécutive du Président de la NOVA, il s’était attendu à quelque chose de plus… Enfin, après tout, un bureau restait un bureau. Toland expira nerveusement et s’assit en face de la table. Une pile de dossiers trainait dessus ainsi que plusieurs livres, certains ouverts à une page ou cornés à une autre. Etrange, Andrea Price Ghalad ne semblait pas être quelqu’un de très ordonné.
Toland attendit de longues minutes et cela ne fit qu’augmenter son malaise. Il avait encore du mal à y croire. Lui, un pauvre capitaine de frégate, se trouvait dans le bureau de l’une des personnes les plus influentes de la galaxie. Et il allait peut-être travailler pour cette personne ! Cela avait de quoi lui faire tourner la tête.
Soudain, Bob entendit la porte de l’antichambre s’ouvrir. - Bonjour, madame, entendit-il la secrétaire dire. - Bonjour, Dalia. Mon rendez-vous est là ? - Oui, madame. Il est dans votre bureau. - Super.
Toland entendit des chaussures à talon se rapprocher de la porte du bureau, juste sur sa gauche. Quand la porte s’ouvrit, le jeune homme se leva d’un bond. Devait-il saluer ? Price était une civile mais quand même. Merde, c’est pas le moment de se poser ce genre de question ! Dans le doute, le jeune homme choisit de saluer. Andrea Price Ghalad était une magnifique jeune femme. Les cheveux noirs très longs, elle portait un costume tailleur de couleur violet taillé sur mesure qui lui donnait une expression sérieuse et sévère. Elle avait les yeux baissés sur un dossier et quand elle les releva vers son invité, un sourire tout à fait charmant les accompagna.
- Capitaine Toland ? Je suis Andrea Price. Enchantée de vous rencontrer. Elle s’avança vers lui et lui tendit la main. Toland la serra et essaya de lui rendre son sourire, sans vraiment y parvenir. - Je vous en prie, poursuivit-elle. Asseyez-vous. - Merci, Madame la Conseillère. Price gagna son fauteuil et s’installa confortablement. Elle avait l’air plutôt sympathique. Pour l’avoir déjà vu en photo avec son air sévère d’universitaire coincée, Toland devait bien avoué qu’il était surpris.
- Bien, fit-elle en jetant le dossier qu’elle avait en main sur la pile. Vous savez pourquoi vous êtes ici. Parlez-moi de vous. Elle avait surement déjà lu son dossier. Elle voulait donc savoir s’il était capable de parler sans trembler. Ou tout simplement qu’elle n’avait pas pris la peine de se renseigner sur lui.
- Et bien, commença Toland un peu mal à l’aise. Je suis actuellement officier supérieur de liaison pour l’état major de la 12ème Flotte. Mon travail y consiste à fournir une analyse politique des développements pouvant intéresser mon commandement. Mes travaux, au sein de l’état major, ont surtout constitué à analyser les évènements de Harzel VII et de Bakura. J’ai une licence en droit et une maitrise de sciences politiques, toutes deux obtenues à la Faculté de Droit, de Sciences politiques et de Gestion de l’Université Coronet III. J’ai également obtenu la carte d’officier des Renseignements Centraux auprès de…
- Bien, bien, l’interrompit Price. Votre CV est assez impressionnant. Vous avez aussi publié un article dans la revue corellienne de sciences politiques, n’est ce pas ? Ainsi, elle avait tout de même lu son dossier. - Oui, Madame. En fait, je l’ai écrit en collaboration avec le Professeur Steain. - Je sais. Je l’ai appelé et il m’a dit que vous étiez un analyste plutôt doué. Il regrette d’ailleurs que vous n’ayez pas enchainé sur un doctorat. - Heu… Toland ne savait pas trop quoi répondre à ça. - C’est aussi l’avis de votre supérieur à l’état major de la 12ème, reprit la Conseillère Exécutive. D’après lui, vos analyses de la situation à Bakura nous ont épargné une campagne militaire couteuse. - Et bien, répondit Toland. Je travaillais avec une équipe et… - Vous commandiez bien cette équipe, non ? - Et bien, oui, mais… - C’est très bien.
Price posa ses coudes sur son bureau. - Vous êtes exactement la personne que je recherche, dit-elle. Vous êtes doué dans votre domaine mais vous restez modeste. C’est parfait, vous semblez capable de vous taire quand il faut mais de parler si vous savez ce que les autres ignorent. L’entretient ne se passait pas vraiment comme Toland l’avait prévu. - Heu, merci Madame, réussit-il à répondre.
Le docteur Price consulta sa montre. - Bien, désolée mais je n’ai pas beaucoup de temps à vous accorder. Alors, je vais vous expliquer brièvement ce que j’attends de vous. Voilà, vous deviendrez mon analyste personnel pour les questions politiques. J’en ai déjà beaucoup mais j’attends de vous que vous éclairiez vos remarques avec ce que vous savez des conséquences opérationnelles et militaires. Vous ne répondrez qu’à moi et à moi seule. Votre grade posera peut-être problème, je vais voir ce que je peux faire sur le sujet. Bon, vous avez compris ? Toland tressaillit. Etait-ce si facile que ça ? Heureusement, il retrouva vite de la constance. - Oui, Madame, j’ai parfaitement compris. - Excellent.
Price se leva et Toland l’imita comme un automate. Elle lui tendit de nouveau la main. - Vous allez avoir pas mal de boulot dans les prochains temps. Vous recevrez l’accréditation 5 d’ici quelques heures mais je veux que vous vous y mettiez tout de suite. Ma secrétaire vous mettra en relation avec votre équipe. |
Peut-être que je parle dans le vide avec celui-là, mais tant pis : Bonne lecture !
Edit : grillé sur mon propre topic, la honte...Merci Sanguinator pour ton commentaire, je suis content que ça te plaise !_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
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