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Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Un peu de mes pensées... Sam 8 Aoû 2009 - 22:31 | |
| Bonjour/bonsoir à tous ! Avant toute chose, je vous rassure tout de suite : je ne vous proposerai aucune signature, aucun kit ou autre lineart réservé à un monde d’artiste auquel je n’appartiendrai jamais. Non, je ne donne pas dans le dessin. A vrai dire, en termes d’œuvre, il n’y a qu’une seule chose que je sache faire (en bien ou en mal): écrire. Je serai lyrique avant l’heure, l’écriture est l’histoire de ma vie. Dès que j’ai su tenir un stylo, je m’y suis mis. C’est plus qu’un passe temps ou même une passion, c’est une nécessité vitale. Enfin bon, vous vous en fichez de tout ça et vous avez bien raison. Si j’ai décidé d’ouvrir un sujet dans la partie créations, c’est dans l’espoir de partager avec vous quelqu'uns de mes modestes écrits. J’avais l’habitude de les proposer à mon entourage, mais les critiques manquaient cruellement d’objectivité (normal on va dire). J’attends donc des courageux qui me liront une bonne dose de critiques incendiaires voire meurtrières. En fait, je me propose de soumettre à vos esprits affutés deux projets que je construis depuis quelques temps. Le premier est une sorte d’essai de style. Je me suis en effet souvent demandé comment il serait possible de retranscrire avec des mots un manga dans le style de Bleach. Il y a un an à peu près, j’ai sauté le pas et sur mon clavier d’ordi pour voir ce que ça pouvait donner. En a résulté une « création » d’une bonne centaine de chapitres qui je dois dire m’a plutôt surpris. Je n’ai honnêtement pas la moindre idée de ce que cela vaut, c’est pourquoi je me fais une joie de l’apprendre par le biais de vos commentaires. Le second projet que je voudrais vous soumettre est bien plus conventionnel. C’est le résultat du mélange de mon admiration sans borne pour l’Univers de Star Wars et de mon amour de la stratégie militaire appliquée aux relations internationales. Je me suis lourdement inspiré d’un modèle du thriller politico-militaire : Tom Clancy. Ma création lui emprunte son sens aigu du détail (qui en découragera plus d’un, les descriptions par le menu des caractéristiques comparées de différents types de vaisseaux capitaux dans le cadre d’une bataille sur ligne d’opérations étant peu intéressantes pour nombre de gens) mais s’éloigne résolument de son esprit puritain. A vrai dire, j’ai construit mon histoire comme un immense jeu d’échec, avec différents personnages représentants différentes puissances avec différents intérêts, sans aucune considération morale. Bon, je remarque que ma présentation se fait déjà barbante et ce n’est pas du tout bon signe. Je vais m’arrêter là en vous proposant directement les premières pages de mon premier projet (mais dans un autre message, de peur de faire exploser la limite de post). ________________________________EDIT : Je mets ici la liste des Arcanes et Zodiacs ainsi que les différents sorts utilisés, histoire que vous puissiez retrouver tout le bazar facilement au besoin.
A jour du chapitre 36 : "Une morsure au coeur de l'âme". | Spoiler: | | | Les Arcanes du Paradis
Arcanes Minors
Tenser => 1, le Bateleur. - Dan : une baguette lui permettant d’annuler les sorts de magie. -Gardien : n/a -Niveau en magie : un verset 53 sans incantation.
Henneth => 3, l’Impératrice. -Dan : Une très large épée, accompagnée d’une augmentation de la masse musculaire. -Gardien : n/a -Niveau en magie : n/a Kemen => 4, l’Empereur. - Dan : une large épée du Moyen Age, accompagnée d’une augmentation de la densité énergétique. - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 36 sans incantation.
Thenid => 5, le Haut Prêtre. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Noms inconnus => 6, les Amoureux. - Dan : une épée tai’chi pour la femme. Un sabre katana pour l’homme. - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 59 avec incantation pour la femme. Noss => 7, le Charriot. - Dan : une fine lance d’acier. - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 28 sans incantation.
Arcanes Majors
Neldor => 8, la Justice. - Dan : une fine dague d’acier, contrôlable par la pensée. - Gardien : son seul effet connu est un impact direct sur l’esprit de l’adversaire pour provoquer l’effondrement de celui-ci. Appelé par : « Siège au nom de la loi, OMA-NAMAÏE ». - Niveau en magie : verset 49 sans incantation.
Tirnen => 9, l’Hermite. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Mahara => 10, la Roue du Destin. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Sulimer => 11, la Force. - Dan : un sabre Taichi richement décoré, accompagnée d’un durcissement extrême de l’alcar autour du corps. - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Leper => 12, le Pendu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Orchal => 13, la Mort. - Dan : une large faux. - Gardien : un immense squelette de dragon décrépi. Appelé par : « Que le sans coule à flot, CARTARAUCO ». - Niveau en magie : n/a
Naico => 14, Tempérance. - Dan : une épée Jian, avec la capacité de lancer de minces fléchettes d’acier. - Gardien : un immense oiseau fait de lames de métal. Appelé par : «Pluie d’acier sur le champ de bataille, INGOLEMNO ». - Niveau en magie : verset 25 sans incantation.
Elanor => 14, Tempérance (ex) - Dan : une épée Jian avec la capacité de créer des bourrasques glacées allant jusqu’à geler l’air ambiant pour en faire des croissants de glace. - Gardien : un immense papillon de glace et de cristal, qui peut lancer de larges vagues de glace. Appelé par : « Brise ton enveloppe de glace, LINGWILOCE ». - Niveau en magie : Verset 45 sans incantation.
Arcanes Maîtres
Edlen => Signe inconnu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Ulrich => Signe inconnu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Maethor => Signe inconnu, jamais vu (évoqué par Edlen). - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Cardh => 15, le Diable. - Dan : une large épée à garde en forme de tête de mort, avec la lame entourée par une chaine d’acier. - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Agamant => Signe inconnu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : annulation d’un verset 64 sans incantation (plus haut niveau, et plus grande maîtrise jusqu’à maintenant).
Les Zodiacs de l’Enfer
Zodiacs Mineurs
Imrad => Signe du Coq. - Dan : un bâton de bois permettant de créer des bourrasques de vent. - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 36 sans incantation.
Jin’ke => Signe du Porc (décédé). - Dan : une large hache à tranchant simple. - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Batha => Signe du Porc (actuel). - Dan : un lourd marteau de guerre. - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Asphal => Signe du Cheval. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Melda => Signe du Lièvre. - Dan : une fourche à deux dents, qui peut lancer sur l’adversaire une mâchoire d’énergie concentrée. - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 28 sans incantation.
Scorch => Signe du Beauf. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Nom inconnu => Signe du Chien. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Zodiacs Majeurs
Asgar => Signe du Chat. - Dan : un fouet d’acier, qui peut être utilisée comme une scie circulaire. - Gardien : une immense ombre pourvue de deux paires de griffes d’acier. Appelé par : phrase et nom encore inconnus. - Niveau en magie : verset 57 sans incantation.
Roa => Signe du Dragon. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Tien Zi => Signe du Tigre. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau de magie : n/a
Nemrod => Signe du Serpent. - Dan : un katana de style ninja, dont la lame peut onduler. - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 49 sans incantation.
Peng Chin => Signe du Rat. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Guesclin => Signe inconnu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Astres du Zodiac
Artz => Astre de Saturne. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Aran => Signe inconnu, jamais vu (évoqué par Artz). - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
Canaro => Signe Inconnu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : verset 64 sans incantation.
Leven => Signe Inconnu. - Dan : n/a - Gardien : n/a - Niveau en magie : n/a
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| Spoiler: | | | 1 : RAIGEKI Eclair de lumière, sa puissance et sa concentration sont fonction de l’alcar du lanceur. Première utilisation, sans incantation, par Elanor pour détruire une âme Egarée (chapitre 5). Par la suite, de nombreux personnages de niveaux très variés ont utilisé cette technique très pratique. Ce sera également le premier verset magique lancé par Gindar à l’occasion d’un entrainement avec Elanor.
« Dragon d’Or, Dieu de diamant Des bois obscurs, du monde qui s’enfui Libère -le, ce nom aux allures de mort »
3 : REPULSION Onde de choc d’intensité variable. Première utilisation par Elanor dans le cadre de l’entrainement de Varna. Rapidement dépassée par les techniques supérieures apprises par la jeune femme, ce verset ne sera plus réutilisé par la suite.
« Git aux salles du malin, fier parmi les hommes, Trainé en héros, depuis les terres jusqu’aux cieux Celui qui l’a pleuré, ce nom aux allures de mort »
6 : LIEN DE VIE Cordelette de lumière permettant d’attraper un ou plusieurs objets. Première utilisation par Elanor dans le cadre de l’entrainement de Varna. Peu utile en combat, il ne sera pas réutilisé pour le moment.
« Hardi devant le trône des enfers A la main de fer, le héros se tient Qu’il résonne en lui, ce nom aux allures de mort »
9 : COLONNE DE VIE Concentre une partie de l’alcar du lanceur dans une partie spécifique du corps du lanceur. Varna sera la première à en faire usage. Elle l’utilisa lors de son combat contre le Primat de l’Enfer pour augmenter la poussée de ses jambes.
15 : FOUET DE LUMIERE Corde de lumière qui s’enroule autour du corps de l’adversaire pour entraver ses mouvements. Varna l’utilisa la première contre Elanor durant un entrainement. Dans la suite de l’histoire, Gindar s’en servira contre un Chevalier Primat, et Elanor dans une joute avec Revi.
16 : THYPHON MYSTIQUE Provoque une forte bourrasque de vent tournoyant. Elanor l’utilise pour la première fois en guise de démonstration pour Varna. Ce sera cette dernière qui en fera usage sur le champ de bataille, en s’en servant pour couvrir une attaque de son frère contre des Démons.
« Quand glissent les rayons dans les frondaisons Des bois ondoyant sous son souffle A la claie du domaine, dominant la clairière Il se murmure, ce nom aux allures de mort »
17 : CORPS DE PIERRE Solidifie une partie du corps. Elanor l’utilisera pour se défendre de Revi dans un entrainement. Par la suite, il sera utilisé par un ange dans un combat l’opposant à un démon.
19 : RAMAI Provoque un éclair de foudre à l’endroit visé. Varna l’utilisera contre Elanor durant son entrainement. De nombreux personnages s’en serviront par la suite.
20 : HINOTAMA Tire une rafale de boules de feu explosives de petite taille. Première utilisation par Elanor dans son entrainement avec Varna.
25 : OOKAZI Tire une grosse boule de lumière explosive. Première utilisation par Varna dans son entrainement avec Elanor. Cette dernière s’en servira ensuite contre Revi, Gindar et plus tard contre Naico. Dans l’intervalle, beaucoup de personnages s’approprieront cette technique offensive à la fois rapide et puissante.
« Du royaume dans la neige des montagnes Aux bois verts de la forêt cachée Jamais encor par besoin ou aventure Il n’a été dit ici, ce nom aux allures de mort »
28 : MUR DE LUMIERE Dresse une sorte de barrière protectrice devant l’utilisateur. Elanor sera la première à utiliser cette technique fort utile, elle sera imitée en situation de combat réel par Varna quelques jours plus tard.
34 : LIEN GRAVITATIONNEL Evolution du Fouet de lumière, il permet d’accentuer la gravité autour de l’adversaire afin de l’immobiliser. C’est le premier verset à avoir été lancé, en l’espèce par Elanor, sans incantation, pour paralyser le zombi géant qui menaçait Gindar. Varna le tentera ensuite sans grand succès contre le Zodiac du Coq, Imrad.
« Quand la mère se rétablit, le cœur reprend vigueur La sœur s’émerveille en grandissant Douce beauté, vierge gracile L’âme du frère, connait un plus juste sort Et va le vivre, ce nom aux allures de mort »
35 : VORTEX FOUDROYANT Provoque une pluie d’éclairs sur la zone visée. Une très puissante technique de zone expérimentée la première fois par Varna contre un duo de Chevaliers de l’Enfer.
« Egarements de faits et de gestes Telle est la peine de la vraie amitié L’aimer n’est pas chose aisée, sa tristesse l’égare Son cœur le rattrape, et sa douleur le fait fuir Il va lui dire, ce nom aux allures de mort »
36 : DIX EPEES DE LUMIERE Matérialise 10 dagues de lumière formant un cercle à l’intérieur duquel toute âme est soumise à une pression gravitationnelle de haute densité. Revi et Varna en seront les premières victimes, pris au piège par le Zodiac Minor Imrad.
45 : ECRASEMENT DE METEORES Provoque une chute de météorites en fusion sur le point ou la zone visée. Elanor s’en servira pour exploiter son avantage dans le combat qui l’a opposé à Naico.
49 : DEFERLANTE OBSCURE Fait jaillir une large vague de feu noir de la main du lanceur. Cette attaque à distance de grande efficacité sera utilisée pour la première fois par Varna contre un Chevalier Primat de l’Enfer. Lancée sans incantation quelques minutes plus tard, elle lui donnera la victoire contre ce même adversaire.
« Une fureur folle, tel un baiser ardent Embrase l’amertume de son cœur blessé Et éveille la rancœur chez l’homme de bien Qu’il s’élève à ces mots, insultant Les vertes plaines de la terre de ses pères Et qu’il le crie, ce nom aux allures de mort »
53 : MILLE COUTEAUX Dresse un cercle devant le lanceur, et en fait jaillir une volée ininterrompue de fines dagues vers l’adversaire. Ce sort effrayant a été utilisé par l’Arcane 1, Tenser, contre Varna. A peine quelques secondes plus tard, celle-ci a été capable d’analyser sa structure et de l’annuler (sans réciter de chant, s’il vous plait).
54 : SORT DES TENEBRES Lance une multitude de chaines d’acier vers l’adversaire pour l’immobiliser. Varna s’en servira avec talent pour prendre son adversaire, le Chevalier Primat, au piège.
« Aux plus profonds replis de sa conscience De ses plus noirs vallons à ses marges sinistres Dans son cœur et son âme, il se hâte Pris de remords, chargé de ténèbres L’empreinte de la nuit sur le visage Il fuit pour ne le pas dire, ce nom aux allures de mort »
57 : DESTRUCTION CEREBRALE Une onde psychique projetée directement dans l’esprit de l’adversaire. Elle provoque un choc dont l’intensité varie en fonction de la puissance du lanceur et de la résistance mentale de la cible. Ce sort de grande puissance a été utilisé pour la première fois avec un succès relatif par le Zodiac Majeur du Chat Asgar dans son combat contre l’Arcane Major 13 Orchal.
59 : DOME DE PIERRE Enferme l’adversaire dans un immense dôme en briques. On ne sait pas grand-chose de plus sur ce sort. Il a été utilisé une seule fois, par les deux Arcanes 6 pour emprisonner Revi.
« « Va et sois libre, commande ainsi l’amitié Fils et frères, sœurs et mères Jamais ne soufflent ce mot à la légère Hors la loi mais dans l’honneur Un guerrier cherche le prix On le dit éternel, ce nom aux allures de mort ».
64 : LES TROIS TOURS DE FEU Trois colonnes de flammes sortent du sol autour de l’adversaire et se referment sur lui. Pour le moment, il n’a été utilisé que par un personnage de niveau 3, l’Astre Canaro. Un autre personnage de niveau 3, le Maître arcane Agamant, a également pu annuler ce sort sans prononcer la moindre incantation. C’est le sort le plus élevé vu jusqu’à maintenant.
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_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées...
Dernière édition par Telperion le Mer 18 Nov 2009 - 14:22, édité 4 fois |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Sam 8 Aoû 2009 - 22:43 | |
| Bien, c'est parti. Projet 1Tome 1 : Mourir pour mieux renaitre1 : Etranger dans son monde (partie 1). | Spoiler: | | | De prime abord, rien ne semble distinguer Gindar d’un autre jeune homme de son âge. Plutôt bien habillé pour la moyenne des lycéens, c’est un peu près son seul signe distinctif. Cependant, à y regarder de plus près, Gindar ne fait pas son âge. Une démarche voutée plus que de raison, un visage fermé et des yeux vides ; on sent que ce jeune homme a vécu plus que le commun des adolescents de 18 ans. Qu’il marche ainsi tout seul sous la pluie battante, sans rien pour le protéger des trombes glacées, ne fait que renforcer cette impression.
Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi suis-je en vie ?... Suis-je fou ? Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi penser. Mais je sais une chose. Je suis différent. Je le sais, je ne suis pas comme les autres humains. Je suis…à part. Pourquoi ?
Un soupir, le jeune homme lève la tête vers le ciel et la pluie lui asperge le visage. Le froid lui fouette le sang, mais lui donne en même temps une impression de grande clarté. Une clarté qui amène de nouvelles questions.
Ma vie en elle-même n’a rien d’ordinaire. Je n’ai pas de parents, pas de famille, je suis seul. Je l’ai toujours été, seul. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais s’il n’y avait que ça…
Gindar incline la tête et se regarde dans une flaque d’eau sur le béton de la route. Son reflet se trouble sous les gouttes qui frappent le pavé mais il voit que ses traits se distordent fugitivement en un rictus maléfique.
Suis-je fou ? Je ne sais plus. Avec ce que j’ai vécu, cela ne paraitrait pas surprenant. Je l’ai d’ailleurs longtemps pensé, et autour de moi, personne n’en doute. Je fais des rêves. Des cauchemars plutôt. Toujours le même, mais jamais à l’identique. Je suis persécuté. Dès que le sommeil prend mon corps, j’ai le sentiment que mon esprit s’en détache. Je me retrouve dans une autre dimension, un autre monde, où il n’y a que du noir. Du noir, du noir à perte de vue. Est-ce une hallucination ? Je ne sais pas. Mais pour mon esprit, rien ne saurait être plus réel. Car ce que je vie dans cet autre monde est pire que tout.
Gindar se revoit courir dans le noir, en sueur et la terreur coulant à flot dans ses veines. Il court à perdre haleine, mais ne semble pourtant pas avancer d’un mètre. Autour de lui, un paysage noir parsemé de collines blanches défile à grande vitesse. Le désespoir le cerne et l’accable alors qu’un rire sordide éclate derrière lui. Le son horrible heurte l’esprit du pauvre Gindar comme une série de coups de marteaux, mais il y a pire. Il le sait, il l’a vu ; il l’a regardé ce visage qui pousse ce cri. Gindar n’a qu’à fermer les yeux, là sous la pluie du soir, pour le revoir hanter ses cauchemars. Il le poursuit toujours, avec ce rire qui l’accompagne partout. Ce n’est pas un loup garou ou un monstre quelconque comme dans les cauchemars des petits enfants, non ce n’est pas un monstre : c’est lui-même.
En y repensant, Gindar sent son corps tressaillir, sans que le froid des gouttes d’eau y soit pour quelque chose. Dans la flaque à ses pieds, il le revoit, il se revoit. Un visage tordu de haine, dégoulinant de folie, et des yeux rouges, aussi rouges qu’un puits de magma. Gindar ne peut s’empêcher d’y plonger son regard, et les tremblements de son corps s’accentuent encore. Une rage folle est contenue dans ces prunelles de sang, une rage qui ne demande qu’à exploser à la surface pour engloutir l’âme du jeune homme.
Je dois le fuir. Le simple son de son rire dans mes oreilles est la pire des tortures. Rien que de sentir ses yeux de braise dans mon dos me traverse l’âme d’un bout à l’autre. Il est le diable, il est le Démon. Il est…
Gindar ferme les yeux un moment. Inspirant à fond l’air glacé, il force son corps à se détendre. Les tremblements petit à petit s’estompent alors que le rire de fou se perd dans le loin. Un silence de plomb tombe dans la ruelle, seulement troublé par le son des gouttes qui frappent le sol en cadence. Quel son magnifique…Gindar se secoue et reprend sa marche, écrasant la flaque de son pied trempé.
Suis-je fou ? Surement. Mais au fond de moi, je sais, je suis convaincu, que ce cauchemar n’est pas qu’une invention de mon esprit. C’est trop réel, c’est réel, mais d’une façon différente.
Trempé jusqu’aux os, glacé jusqu’à la moelle, Gindar rentre dans un foyer pour orphelins. Il gagne sa chambre, toute dans le noir, et s’y enferme. Il se laisse aussitôt tomber dans son lit et ferme les yeux. Le rire démonique revient immédiatement résonner à ses oreilles.
C’est ainsi depuis toujours. Depuis aussi longtemps que je me souvienne. Mais dans une telle situation, avec personne pour m’aider, personne à qui me confier, pourquoi suis-je encore en vie ? Ma réponse peut vouloir dire tout et rien à la fois.
Avec un soupire las, le jeune homme se relève. Le pas lourd, il va à la fenêtre et l’ouvre en grand, inspirant un grand coup. Depuis toujours, j’ai la certitude de ne pas être à ma place dans ce monde. Le jeune homme regarde sa main encore rouge de froid, et la fait bouger devant le soleil couchant, qui perce timidement derrière les gros nuages gris. Je sens, je sais….qu’il existe un autre monde. Un monde où…..
Gindar replonge dans les images de ses cauchemars où il se revoit, pour échapper à son sosie, sauter au-dessus d’une crevasse de plus de vingt mètres de large. Puis, il saute de nouveau, s’accroche à une corniche et se rétablit dessus d’une simple pirouette. Faire ce genre de choses dans un rêve n’a rien d’extraordinaire en soit, mais Gindar a depuis toujours le sentiment profondément ancré qu’il y a autre chose derrière tout cela. Une bourrasque de vent glacé lui fouette le visage, le ramenant à la réalité.
Ce sentiment que j’ai dans mes rêves, je peux sentir les choses, c’est impossible à décrire mais c’est comme…si je possédais un sixième sens. Et il y en a d’autres. Je les sens mais ne les vois pas. Dans mes rêves, ils sont des dizaines, non des milliers. Des étincelles dans le noir, des vibrations à la surface d’un océan. Et ils vivent, ils pensent, ont une conscience. Qu’est-ce donc ?
Le jeune homme prend une profonde inspiration et rouvre les yeux. La pluie a cessé, le vent est tombé. Les nuages glissent doucement dans les airs, libérant enfin les rayons d’un soleil palissant. Suis-je fou ? Pourquoi est-ce que je ressens ces choses ? Existe-t-il vraiment un autre monde ? Et si oui, où se trouve-t-il ?
Le lendemain, Gindar sort de sa chambre et prend le chemin du lycée. Il ne parle à personne, ne regarde même personne. Depuis qu’il fréquente cet établissement, les autres lycéens ont bien compris qu’il n’était pas du genre sociable. Certains s’amusent parfois à le chambrer un peu, mais la plus part s’en fichent assez. Tant mieux pour Gindar.
Tous ces gens, aucun ne me ressemble. Ils ne voient pas, ne sentent pas. Suis-je fou ? Si seulement il existait d’autres personnes comme moi….
C’est ainsi, les personnes en proie à de telles souffrances ne parviennent jamais à se sentir comme les autres. Ils en viennent à espérer que les autres souffrent, rien que pour pouvoir enfin communiquer avec eux. Cet état d’esprit, Gindar n’est pas le seul à le partager : Il est également le quotidien de Varna, une jeune lycéenne du même âge. Elle aussi vient d’arriver dans la grande cour devant le bâtiment principal. Elle est souriante, entourée de ses amies. Derrière arrive un jeune homme qui lui ressemble beaucoup. Il se nomme Revi, et lui aussi connait dans sa chair la signification du mot douleur. Mais, alors que sa sœur cache sa souffrance derrière des sourires, lui il la dissimule derrière des muscles et un air de brute. Il regarde autour de lui, et ne voit que des sourires, de l’insouciance à tous les étages.
Le bonheur….comme j’aimerais le connaitre un jour, pense-t-il, dans l’intimité de son esprit. Pourquoi est ce que ce sont toujours les mêmes qui y goutent, quand ce sont toujours les mêmes qui s’empoisonnent de malheur ?
Son regard glisse vers Varna. Elle est souriante et pourtant, dans ses yeux, il y a du vide. Un vide impossible à combler, mais qu’elle couvre de son mieux devant les autres.
Varna….tu n’as pas renoncé, n’est ce pas ? Rechercher à tout prix ce sourire qu’on nous a toujours refusé. Mais je le vois.
Le visage de Varna se confond avec celui d’une enfant en larmes, cachée sous une table pendant qu’une grande ombre lève une ceinture et frappe violement un pauvre garçon à genoux.
Tu souffres. Tu le caches de ton mieux, mais moi je le sais. Pourquoi ? Les poings de Revi se serrent d’une rage contenue. Dans ce monde, nous n’avons que le noir et la douleur. C’est injuste. Pourquoi n’existe-t-il pas un monde…dans lequel nous pourrions trouver ce bonheur si cher ?
Plus tard, Gindar prend place dans sa salle de classe. La tête tournée vers la fenêtre, il ne prête pas la moindre attention aux autres élèves. Je ne veux plus vivre ici. J’en ai assez. Dans le bâtiment d’en face, Revi regarde lui aussi par la fenêtre. Des oiseaux s’envolent au loin, il les suit mélancoliquement des yeux. Je voudrais pouvoir m’en aller comme eux. Loin, loin de la souffrance.
Sa sœur, Varna, tourne la tête dans sa direction. Immédiatement, son sourire de façade s’efface et une immense tristesse envahit ses yeux l’espace d’un instant. Grand frère….tu n’es pas dupe, n’est ce pas ?
Dans sa tête repassent des images de leur jeunesse. Son frère la tient par la main et l’entraine loin de leur maison en lui répétant : « ne t’en fais pas, Varna. Tu seras heureuse, je te le promets. Je serai toujours là, nous serons heureux, ensemble ». Des larmes pointent dans ses yeux. Elle baisse la tête pour masquer ce trouble. J’essaye, Revi. J’essaye. Mais….je n’y arrive pas. Je voudrais tant….. Sa voix se mêle à celles de Revi et Gindar dans un unique souhait : Quitter ce monde !
A cet instant, un couple vient d’entrer dans la salle de classe de Gindar. Le jeune homme a le visage froid et distant, il n’accorde pas un regard à personne. La jeune femme pendue à son bras est tout son contraire. Elanor, tel est son nom, salue tout le monde avec le sourire et se met aussitôt à commenter l’interro à venir. Elle n’a, bien évidement, rien révisé.
C’est alors qu’elle tourne la tête vers Gindar, toujours perdu dans ses pensées. Son expression change l’espace d’une seconde, avant que son copain ne l’entraine vers leurs places. |
Je prends tous les commentaires quels qu’ils soient, construits ou non. Si vous voulez simplement dire que telle ou telle phrase sonne faux à votre oreille et vous ne savez pas pourquoi, pas de problème. Envoyez ! A l’inverse, si vous vous mettez dans l’idée de descendre tout mon travail en flammes, ne vous gênez surtout pas…_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées...
Dernière édition par Telperion le Dim 9 Aoû 2009 - 0:21, édité 2 fois (Raison : un peu d'air dans mon pavé...) |
|  | | Diaclase 3eme officier


Nombre de messages: 1004 Age: 20 Localisation: Besak' Date d'inscription: 14/04/2008
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Sam 8 Aoû 2009 - 23:07 | |
| Bonsoir a toi ami écrivain ! Ca fait plaisir de voir de nouvelles fan'fics ou autres textes au milieu de tout ces graphistes en herbe ! Donc je vais lire tout ca et commenter, mais avant par pitié, aère ton texte, ca fait vraiment paté, saute des lignes fluidifie un peu tout ca, ca sera d'autant plus clair :) j'finit de lire et j'édite ca  _________________ Dimensions de la signature contraires à la charte.
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|  | | Chapo *Modo*

Nombre de messages: 496 Age: 20 Localisation: Jura-Sick Park Date d'inscription: 17/02/2006
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Sam 8 Aoû 2009 - 23:09 | |
| Je t'avoue que le second projet m'intéresse largement plus que le premier. Un univers issu de la Science-Fiction est un des meilleurs supports pour une intrigue politico-militaire, puisqu'on peut y inclure d'autres formes de vie que les humains, des relations interplanétaires, des crises au sein d'une planète. Quand on voit le résultat au niveau de Star Wars (Sénat Intergalactique, planètes hors du controle de ce dernier, diverses races en conflit, etc etc) on ne peut qu'apprécier le choix. Je suis curieux de voir comment tu vas mixer tout ça. Pour le premier projet, concrètement tu proposes de rédiger le scénarii d'un manga, c'est ça ? Ca peut être intéressant, voir comment tu retranscris les émotions des visages, les descriptions des décors, des onomatopées, enfin ça doit être particulier comme exercice. Je demande à voir. Bon courage ;o -------------------------- Edit : Dommage, il y a pas mal de fautes ("un peu près" "soupire") & tu répetes pas mal le nom du personnage par moment. Certaines formulations un peu particulières qui passent pas très bien ("Une rage folle est contenue dans ces prunelles de sang, une rage qui ne demande qu’ à exploser à la surface pour engloutir l’âme du jeune homme. " "Dans sa tête repassent des images de leur jeunesse." ) Donc faire attention à ces p'tites choses, ne pas trop essayer d'avoir un style "romancé" un peu pompeux et lourd à lire avec des tournures assez particulières ^^ (Et comme le dit Diaclase, aère  ) Un autre souci aussi, c'est que pour un "manga", y'a pas vraiment de dialogues ^^' Même si c'est plus un chapitre d'introduction, c'est assez troublant, un manga ça démarre assez vite, là on dirait que tu prends ton temps avant de commencer. Après j'ai peut-être pas tout saisi à ton concept, mais ça ne correspond pas trop à ce à quoi je m'attendais ^^ _________________  |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | |  | | Telperion *Modo*

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 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Dim 9 Aoû 2009 - 0:14 | |
| Merci à vous trois. J'avais écrit tout un pavé pour répondre à Chapo, mais un bugg me l'a fait perdre. Comme il est 1 heure du matin et que je dois me lever tôt, je m'excuse de ne pouvoir le reprendre. Dans les grandes lignes, je m'excuse d'abord pour les fautes. L'orthographe n'a jamais été mon fort. Ensuite, la lourdeur du style était voulue, je voulais que le lecteur se sente oppressé et intrigué. Après, j'y suis sans doute allé trop fort pour un permier chapitre, à force d'expressions trop romancées, je plombe le rythme déjà lourd. A vrai dire, je nage dans l'inconnu avec ce projet. Sans référence aucune, je voulais tenter un nouveau style qui puisse essayer de retranscrir l'ambiance d'un manga. Cependant, il ne faut pas s'arrêter à cela. L'inspiration me vient de cette envie, mais mon hsitoire est une histoire à part entière. le style "manga" était plus une piste de style, pas vraiment un impératif de construction. Mais bon, je ne sais pas du tout ça que ça va donner, je n'y place pas de grands espoirs... Par contre, pour le deuxième sujet, j'ai plus l'impression d'être à mon aise. Pour le background, je ne me suis pas foulé : j'ai tout simplement repris celui de Star Wars (la flemme d'inventer des planètes surtout...). Pour situer le contexte, le cadre spatio-temporel se situe à la fin de l'ancienne trilogie, après la bataille d'Endor. Pour faire simple, la mort de l'Empereur et la naissance de la Nouvelle République ont complètement renversé l'échiquier galactique. Quand débute mon histoire, la galaxie est partagée entre trois super-puissances, toutes dotées d'un territoire immense, de rerssources colossales et d'une force militaire inégalée. Bien entendu, ces trois géants ne sont pas de bons amis, l'équilibre entre eux ne tient qu'à un fil. Un fil encore plus menacé par les conflits internes qui les rongent (lutte de pouvoir, d'influence, renversement...). Autour des trois géantes gravite ensuite toute une panoplie de puissances de second rang, composées d'une myriade de secteur-états plus ou moins puissants et plus ou moins bien situés. PS : ha, j'oubliais : je vais aérer mon texte. J'ai l'habitude d'écrire sous Word en police 14, donc ça se lit bien normalement. Mais là, c'est vrai que ça fait très moche...désolé. _________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Dim 9 Aoû 2009 - 0:46 | |
| Bon, comme je ne serai pas là demain, je vous laisse les premières pages de mon deuxième projet : | Spoiler: | | | Qu’est ce que l’Histoire ? La plus part des gens répondraient surement : une suite d’évènements. Oui, mais, quels évènements ? Et pourquoi font-ils l’Histoire ?
On pourrait croire que certains actes sont tellement chargés d’importance qu’ils influencent d’eux même le court des choses. Ce raisonnement est faux. L’Histoire est certes une succession d’évènements mais le facteur qui les régule n’est autre que le hasard. Et oui, qu’est ce qu’un évènement sans son contexte ? Rien de plus qu’une ligne dans un livre quelconque.
De ce point de vu, on peut donc conclure que les soit disant « personnages historiques » ne sont rien de plus que des constructions des générations futures. Ces « grands hommes » ne sont en vérité rien de plus que des acteurs comme les autres de l’Histoire. Ils ont juste eu la grande chance d’être au bon endroit au bon moment, ou inversement, au mauvais endroit au mauvais moment.
Cependant, il ne faut rien exagérer, les évènements ne se font pas tout seuls, ils sont provoqués. Mais, une fois encore, qu’est ce qui les provoque ? La réponse est simple, ils résultent tous d’une interaction entre différents acteurs, mus par des intérêts divergents. Le hasard créé donc l’opportunité, mais il revient aux hommes de la transformer en véritable évènement.
Qu’est ce que l’Histoire ? Ce n’est donc rien de plus qu’une succession de hasards sur lesquels des gens, inspirés ou non, chanceux ou pas, ont rebondi pour se donner des opportunités d’action. De cette interaction né le concept de « fait historique ». Partant de là, il apparait bien difficile d’essayer de déterminer à quel moment commence un fait historique quelconque. Où trouve-t-il ses racines ? Il faudrait des milliers de pages pour décrire la situation avant même l’apparition des acteurs qui nous intéresse. Mais, l’historien n’est pas si démuni que cela. Il peut toujours à défaut d’expliquer le pourquoi du comment, se rattraper en prenant comme point de départ ce que beaucoup nomment « l’élément déclencheur ».
Il s’agit d’un moment privilégié de l’Histoire où le hasard et les intérêts des acteurs se rencontrent et créent une situation où ces derniers vont devoir s’affronter. Parfois, cet élément déclencheur est facilement identifiable. Il peut même arriver que les contemporains de l’événement en perçoivent déjà les conséquences. Mais, cela n’est pas toujours le cas. Parfois, le véritable déclencheur est si bien dissimulé que même les plus grands historiens passent à coté. Comme il faut toujours trouver un début et une fin à tout, on finira par donner une date d’un évènement postérieur, qu’on croira déclencheur mais qui ne sera en fait qu’une simple réaction.
Dans le cas qui nous occupe, nous nous trouvons exactement dans cette situation. En effet, peu nombreux sont ceux qui voient dans la désertion du Vice Amiral Dereck Krennel de la Marine Impériale, aux lendemains de la bataille d’Endor, l’élément déclencheur de ce que l’on nommera, bien plus tard, la Nouvelle Guerre des Etoiles. Et pourtant, on se trouve bel et bien ici à la racine même de la suite d’évènements, parfois glorieux, parfois désastreux qui va longuement nous occuper.
Derek Krennel n’avait de prime abord, rien de particulièrement impressionnant, si l’on excepte ce trait de caractère commun à tous les « faiseurs d’Histoire » : l’ambition. De l’ambition, il en fallait certainement pour gravir, à la force du poignet, les échelons de la toute puissante Marine Impériale. Derek avait bien choisi son moment pour entrer à l’Académie. L’Empire né des cendres de la République après la Guerre des Clones avait fait le choix de se construire une puissance militaire sans égal dans l’Histoire de la galaxie et, pour ce faire, il avait besoin de jeunes officiers compétents mais surtout motivés et non « pollués » par les derniers jours de la République.
Krennel était naturellement doué pour la chose militaire et il sortit avec les honneurs de l’Académie. L’Histoire est parfois ironique car il se trouve que le jeune Derek se retrouva en compétition avec un autre brillant esprit militaire en la personne de Clerc Lusitina, avec lequel il aura fort à faire dans l’avenir. Ce dernier finit major à sa place et cela aura de grandes conséquences dans les rapports entre les deux hommes par la suite.
Mais, pour le moment, cet épisode reste au niveau de l’anecdote. Frais émoulu de l’Académie, Krennel devint l’officier type de la Marine Impériale. Loyal, ambitieux, condescendant, méprisant envers les peuples « inférieurs », il se coulait tout à fait dans le moule idéologique du Nouvel Ordre de Palpatine.
Cependant, il gardait toujours sa dévorante ambition. Celle-ci lui permit de multiplier les galons à sa manche et il se retrouva assez vite dans le fauteuil de commandement d’un vaisseau de guerre. L’Histoire le rattrapa quand la bataille de Yavin creusa un grand vide dans les rangs des « grosses légumes » de la Marine. Ces idiots d’Impériaux avaient en effet commis l’irréparable erreur de concentrer la quasi-totalité de leurs meilleurs officiers généraux à bord de la monstrueuse et inutile station de combat Etoile Noire. Krennel profita pleinement de ce gâchis effroyable en obtenant ainsi ses premières étoiles d’amiral.
Comme le dit le proverbe, l’appétit vient en mangeant et Krennel « mangeait » de plus en plus de responsabilités. Peu avant Endor, il fut ainsi nommé commandant en chef des forces impériales en Hégémonie Ciurtique.
Ici, le hasard toucha Krennel de sa baguette magique.
L’Hégémonie était un ensemble très vaste de systèmes planétaires qui avaient formé jadis un Secteur indépendant de la République galactique. Cette indépendance, bien sûr, vola en éclats avec l’évènement de l’Empire mais les peuples de Ciurtic et alentours gardaient toujours un farouche sentiment national qui obligeait le gouvernement central à maintenir une très importante force militaire sur place.
Bien qu’il n’en ait pas le titre, Krennel devint vite une véritable autorité politique dirigeante. Pas maladroit dans ce domaine, il multiplia les gestes pour s’attirer la sympathie des citoyens. Ceux-ci l’apprécièrent et il devint vite extrêmement populaire. Coruscant aurait dû s’en inquiéter mais le hasard était encore une fois à l’œuvre : à cet instant précis, Palpatine avait d’autres soucis en tête.
De cette façon, et sans qu’il s’en rende vraiment compte, Krennel finit par se détacher de plus en plus de l’Empire. Il avait le pouvoir, l’argent, le prestige et voyait donc d’un œil de plus en plus mauvais les ordres de son commandement central. Mais, Krennel restait loyal pour une bonne et simple raison : On ne désobéit pas à l’Empereur si on veut rester en vie. Mais, cet état de fait allait bientôt changer.
Encore aujourd’hui, on se pose la question : Pourquoi Palpatine a-t-il pris le risque de participer à la bataille d’Endor ? Croire en la puissance de sa Marine est une chose, faire preuve de bêtise politique en risquant inutilement sa vie en est une autre. Toujours est-il que l’Empereur trouva la mort, de même, encore une fois, qu’une très grande partie des grands chefs militaires qu’il gardait près de lui (et oui, encore une aberration mais bon, on a l’habitude avec l’Empire). On aura plus tard l’occasion de revenir sur les bouleversements que cet épisode aura sur la galaxie, concentrons-nous pour le moment sur notre ami Derek Krennel.
Lui qui depuis pas mal de temps n’obéissait plus à ses chefs que par peur vit en quelques heures toutes ses peurs s’envoler. Bien entendu, ce fut le cas également pour tous les autres « commandants en chefs », « Gouverneurs Généraux » et autres « Grands Moffs ». Tous ces hommes avaient entre les mains un pouvoir et des ressources formidables et plus rien pour tempérer leurs ardeurs.
La suite est facile à déduire. Alors que les bureaucrates en tout genre se déchiraient sur Coruscant pour savoir qui prendrait la succession de Palpatine, presque toutes les plus grandes provinces impériales proclamèrent leur indépendance. En Hégémonie Ciurtique, Krennel fit de même et, avec le soutient au moins en apparence de son peuple, il s’autoproclama Chef d’Etat et prit le titre de « Prince Amiral ».
Cette fois, ça y est. Derek Krennel avait réalisé son rêve en devenant le maître chez lui. Il n’eut pas besoin de faire beaucoup de changements car son territoire était, en fait, prêt depuis longtemps à cette passation de pouvoir. Il y eut bien sûr quelques exécutions sommaires et quelques procès rapides mais, dans l’ensemble, la transition se passa sans heurt. Mais, le Prince Amiral avait faim et la situation galactique lui laissait une marge de manœuvre très appréciable.
A partir de là, les données manquent pour la simple et bonne raison que les principaux acteurs de la galaxie avaient d’autres chats à fouetter. L’Alliance Rebelle, auréolée de prestige et de gloire, prit le nom de Nouvelle République et un grand nombre d’anciens Secteurs indépendants se jetèrent dans ses bras tendus. L’Empire, incapable de se rassembler autour d’une nouvelle figure de proue, se désagrégeait de toute part. L’inévitable se produisit bien vite et le gouvernement néo-républicain s’installa à Coruscant. Dans l’intervalle, un nouveau géant était né. En effet, un des plus grands secteurs, composé de Corellia et de ses nombreuses colonies, refusa de rejoindre les Rebelles et joua la carte de l’indépendance mais d’une indépendance un peu particulière. Ainsi naquis la Nouvelle Association de Défense Corellienne, qui se fit bientôt reconnaitre sous le sigle « NOVA ».
Encore une fois, nous reviendrons en détail sur tous ces évènements mais leur présentation succincte était nécessaire pour bien comprendre le contexte de l’époque.
Plus tard, on nomma cette période les « années sombres » et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles ne méritent ce nom que en ce qui concerne le citoyen moyen. Les dirigeants en effet étaient eux parfaitement au courant de la situation. Néanmoins, on peut sans risque dire qu’elles ont eu pour conséquence de faire naitre une multitude de seigneurs de guerre qui se développèrent parallèlement aux grandes puissances. Parmi eux, Derek Krennel était sans contexte le plus puissant de tous. Au début de la période qui nous intéresse, son Hégémonie Ciutrique était de loin la plus importante des puissances qualifiées pudiquement « d’émergentes ».
Toujours est-il que les années sombres finirent par se terminer. Le décès de l’Empire fut confirmé mais le géant n’avait fait que changer de peau. Grâce à des hommes de poigne (et aussi plutôt chanceux, comme toujours), la machine se remit en marche. Désormais, les nouveaux Vestiges de l’Empire s’étaient réfugiés dans l’Est de la galaxie qu’ils contrôlaient entièrement depuis Bastion. Leur zone d’influence cessait là où commençait celle de leur rival mortel, la NOVA. Celle-ci, gouvernée depuis Centerpoint et Corellia, tenait le Nord, le Sud et une bonne partie de l’Ouest. Qu’en était-il alors de la Nouvelle République ? Et bien, satisfaite de sa nouvelle position, elle s’en contentait fort bien en régnant sur le Centre et le reste de l’Ouest ainsi que sur une petite partie du Nord.
Nous avons donc trois superpuissances face à face, sans autre choix que de se neutraliser les unes les autres. Au sortir des années sombres, elles étaient arrivées au point d’équilibre et aucune n’avait vraiment envie que la situation évolue. Le drame qui bâtit l’Histoire vient du fait que ce sentiment n’est guère partagé par les puissances émergeantes qui aimeraient bien, pour la grande majorité, obtenir une part un peu plus grande du gâteau galactique.
Le changement ne vient pas des grands, il vient toujours des petits et, dans le cadre spatio-temporel qui nous occupe, cette vérité n’a jamais été aussi vraie. |
_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | titine_shinobu humain


Nombre de messages: 230 Age: 15 Date d'inscription: 31/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Dim 9 Aoû 2009 - 22:09 | |
| Eh bien cher ami écrivain, c'est épatant ce que tu nous fait là ! Pour commencer je dois te dire que je n'ai lu que le premier projet, je lirai le second une autre fois, car lire sur l'ordi m'énerve rapidement. Tout comme mes voisins je trouve que tes tournures de phrase sont un peu lourdes, celle qui m'a le plus choquée est : "Les tremblements petit à petit s’estompent alors que le rire de fou se perd dans le loin. " Je me permet de reformuler : Les tremblement s'estompent petit à petit tandis/alors ( si tu préfères ) que le rire fou se perd au loin".  Bref, c'est un peu maladroit. Les pensées de Gindar ne font pas assez naturelles : il pense comme un livre. Faudrait reformuler ça. Cependant, ton histoire est entrainante, j'aimerai bien avoir la suite. L'histoire est un peu rapide mais ce n'est pas gênant. Et puis, c'est comme si les défauts devenaient des qualités, tu vois ce que je veux dire ? Peut-être que non. En fait, même si les tournures de phrases sont étranges, on s'y prend et ça fait partie du truc après, ce n'est plus important. ( Et là je me contredis dans un même post, le problème c'est que certaines phrases sont trop lourdes et que pour d'autres c'est bon ). Si j'avais le chapitre 2 sous les yeux, mais écrit de façon plus "normale" l'effet ne serait pas le même. En gros, ton "effet de style" m'intéresse, bien que la façon dont tu écris soit un peu "spéciale", je te dirai de garder cet esprit-là mais essaye d'éviter le "lourd". en espérant que mon commentaire t'ai été utile  _________________ Merci beaucoup à Cloud-kun pour son magnifique travail.  |
|  | | Sanguinator shinigami


Nombre de messages: 449 Age: 16 Localisation: Canada, Quèbec Date d'inscription: 06/08/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Dim 9 Aoû 2009 - 23:34 | |
| Merci pour les premières pages Telperion je ne les ai pas encore lu mais je sens qu'elles seront bonnes, eux aussi. P.S. Moi j'ai aimé la lourdeur du texte il est vrai que ça rend intrigué  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 0:08 | |
| Merci à vous deux. | Citation: | | en espérant que mon commentaire t'ai été utile |
Et comment ! Tu as bien décris l'impression qui est la mienne devant mon propre travail : la lourdeur barbe au début, mais on finit par s'y habituer. C'est ce que je ressens après avoir écrit quelques centaines de pages dans ce style. Cependant, j'ai sans doute perdu de vu mon objectivité au fur et à mesure, d'où ma difficulté à trouver un équilibre qui soit agréable à l'oeil d'une première lecture. C'est ma faute, j'en suis conscient, mais je cherche toujours...
Ensuite, je suis entièrement d'accord avec ta proposition pour la place du "petit à petit". Je ne m'étais pas rendu compte que c'était une lourdeur pas du tout justifiable (je devais être trop dans mon trip...).
En ce qui concerne les pensées de Gindar, je me permets de lier ton commentaire à celui de Chapo. Ces pensées forment les dialogues de ce premier chapitre (enfin, "monologues" serait le terme approprié...). Pour reprendre la trame manga : ce seraient des textes à mettre dans des bulles. Maintenant, elles sont excessivements pompeuses je m'en rends compte. Ca participe de l'atmosphère générale que je voulais créer : oppression et ténèbres renflouées en quelques sorte. Par la suite, ces plongées dans les pensées des persos seront plus fluides (je vais m'y efforcer en tout cas).
Dernier point de forme soulevé par Chapo : la répétition des noms. J'en prends bonne note, je vais essayer de trouver une solution.
Bon, voici la suite (c'est toujours le premier chapitre en fait...) : Il se passe enfin quelque chose....
| Spoiler: | | | C’est la fin des cours, les élèves sortent par dizaines. Varna et Revi prennent la direction opposée de Gindar, qui disparait au coin d’une rue, toujours suivi par le regard intrigué de la jeune Elanor.
Le tonnerre gronde, des gouttes de pluie commencent à frapper le pavé. Varna et Revi accélèrent alors leurs pas. Il pleut dru maintenant, les jeunes gens sont trempés. Les nuages sont si noirs qu’ils masquent totalement le soleil descendant. L’atmosphère est lourde, une chape de ténèbres coupée de temps à autres par l’éclat d’un éclair. Puis, le brouillard s’en mêle, rendant l’éclairage public aussi efficace que des allumettes dans un four gigantesque.
- Revi ! s’écrie Varna. Viens, je connais un raccourci ! Suis-moi ! La jeune femme prend un virage en courant, son frère sur les talons.
Pour sa part, Gindar n’en a pas grand-chose à faire. Imperturbable, il continue son chemin, le pas régulier, la tête basse, trempé jusqu’aux os. C’est alors que le destin touche ces trois individus de sa baguette. En suivant la course des deux frère et sœur, on se rendrait compte qu’elle les amène vers la route sur laquelle avance Gindar. Le carrefour est proche, ils s’en rapprochent : deux courent, l’un marche. Personne ne voit les autres. Au-dessus d’eux, l’orage gronde, devient de plus en plus violent. Des éclairs déchirent le ciel, le tonnerre fait trembler le ciel. La foudre tombe, illuminant la ruelle.
Le temps semble s’arrêter quand la brusque lueur révèle les trois humains. Varna et Revi déboulent têtes baissées de la ruelle et Gindar ne les voit que trop tard. C’est la collision. Varna pousse un cri en basculant, entrainant le jeune homme dans sa chute. Eclaboussures d’eau et de boues, les deux pauvres jeunes gens roulent douloureusement sur le pavé. - Varna ! s’écrie Revi en accourant. Ca va ? Les éclairs de plus en plus nombreux donnent à la scène un aspect hors du commun. Confuse, Varna se relève, aidée par son frère. - Désolée, murmure-t-elle. J’ai pas fait attention. Ca va ? Elle tend la main à Gindar et l’aide à se lever. - C’est bon, répond celui-ci en marmonnant. C’est pas grave. Varna essaye de sourire. - Je suis vraiment désolée. - Ca va, je vous dis.
Un éclair encore plus violent traverse le ciel. - T’es dans notre lycée, non, je crois ? demande Revi alors que le tonnerre éclate. - Oui, répond Gindar. On s’est déjà vus. Il tend la main. - Gindar, enchanté. - Revi, répond celui-ci en serrant la main avec le sourire. Et voici ma sœur, Varna, très maladroite, comme d’habitude. - Encore désolée, bredouille la jeune femme. Un silence gêné tombe entre les jeunes gens. Gindar y met fin en se détournant. - Bon, il faut que je me dépêche de rentrer. Bonne soirée, on se reverra peut-être.
Revi et Varna hochent la tête, avant de se détourner à leur tour. Ils se séparent. - Il est sympa ce type, déclare Revi en se remettant à courir. - Oui, répond Varna. Et…oh zut ! - Quoi ? - On a oublié de lui demander dans quelle classe il était ! s’exclame la jeune femme en se retournant brusquement.
A peine a-t-elle tourné la tête, qu’une immense lumière l’aveugle. Instinctivement, les deux jeunes gens se couvrent le visage. L’éclat insoutenable disparait aussi vite qu’il était apparu et quand les deux humains découvrent leurs yeux….un cri d’horreur quitte la bouche de Varna. La foudre s’est abattue sur un transformateur électrique, provoquant un arc d’énergie pure qui a traversé de part en part le corps de Gindar. Celui-ci git sur le sol boueux, de la fumée s’échappant de ses jambes et de sa tête.
Varna et Revi retiennent un hoquet de terreur. - Oh non ! s’exclame la jeune femme en courant vers le malheureux. C’est alors que le regard de Revi passe sur le transformateur. Immédiatement, son sang se fige et ses yeux se révulsent. Des étincelles et de la fumée s’échappent de l’installation…. - NON, VARNA !!! hurle-t-il en attrapant sa sœur par le bras.
Trop tard. Un arc de lumière part du transformateur, tel un serpent de mort et de douleur et s’enroule autour du corps de Varna. La jeune femme pousse un hurlement suraigu mais ce n’est pas fini. Revi veut hurler à son tour, il ne peut pas. Son corps est à son tour envahi par un feu insoutenable qui lui brule en un instant chaque muscle et chaque centimètre carré de peau. Non…..pourquoi….c’est pas…juste…..
Le silence revient, glacé, mortel. Les deux corps des jeunes gens restent ainsi, complètement immobiles, des étincelles et de la fumée les parcourant des pieds à la tête. Puis, ils s’effondrent ; et le surnaturel s’empare d’eux. La chute est d’une lenteur incroyable. Mieux : ils sont encore conscients. Dans un état second, détachés de toute réalité, Revi et Varna vivent leur mort avec une compréhension totale et décuplée.
Qu’est ce que….pense Revi. Je…je ne sens plus rien. Mon corps….mes doigts, mes pieds….mon cœur….mon souffle. Je…je suis mort ? Pourquoi puis-je penser alors ? C’est si long. Je vois le sol, pourquoi ne se rapproche-t-il pas ? Je…je ne respire plus. Mes oreilles sifflent….
Effectivement, un sifflement horrible lui vrille les tympans. Puis, il s’estompe, comme étouffé, avant de disparaitre complètement. Je n’entends plus rien. C’est le silence. Où est le sol ? Je…je ne le vois plus. Le noir. Le noir et le silence, Revi est coupé du monde. Il ne sent plus rien, ni ses jambes, ni ses mains. Je vais mourir. Non. Je suis déjà mort. Oui, je suis mort. Mais….. Soudainement, une lumière apparait derrière lui. Il ne peut pas se retourner pour la voir mais il la sent. Elle est chaude, elle est douce, elle est….agréable. Je me sens léger. Je…je vole….
La lumière derrière lui s’agrandit doucement. Il s’y dirige à reculons, c’est un tunnel immense, dont on ne voit pas le bout. Il s’éloigne, il s’éloigne de plus en plus vite. Oui, de plus en plus vite. Quelle vitesse ! La lumière est immense, intense. Elle….elle l’enveloppe entièrement, le recouvre comme une membrane transparente, baignant son corps de chaleur et de douceur. Qu’est ce qui se passe ? C’est….incroyable. Je….
Puis, d’un coup, un souffle glacé se lève. Venant du bas, il pousse Revi au cœur de la lumière. Il y est. En plein cœur. Tout autour de lui n’est que chaleur et douceur. Il veut y rester, il veut s’y endormir, comme un fœtus dans le ventre de sa mère. Mais le vent se remet à souffler. Il le pousse toujours plus loin. Encore plus loin. Puis, la lumière se mue de nouveau en membrane, et Revi s’y écrase. Le vent souffle de plus en plus fort, la membrane se dilate….puis éclate.
Comme un souffle d’air expulsé d’un ballon, Revi est propulsé dans un ciel d’un bleu uniforme. Ses yeux s’ouvrent, ses oreilles reçoivent de nouveau les informations de ce qui l’entoure. En état d’absolu émerveillement, il reste un instant là, immobile dans l’éther. Derrière lui, sa dépouille mortelle est allongée sur le bitume, battue par la pluie. Mais il ne la voit pas. Son regard est entièrement capté par une immense spirale, tout en haut du ciel bleu. Elle est immense, lointaine et pourtant si grandiose. Elle tourne sur elle-même et des dizaines et des dizaines de petites lumières s’en approchent en permanence, avant d’y disparaitre, simples gouttes d’eau face à un siphon géant. Cette vision éblouit Revi sans même qu’il comprenne pourquoi. Un sourire béat apparait sur son visage, et un sentiment de plénitude l’envahit. Que cette lumière est belle ! Qu’elle semble douce ! Qu’elle semble chaude ! Sans même en avoir conscience, Revi s’élève vers le ciel vers la spirale qui l’appelle.
C’est alors qu’un hurlement déchire ses oreilles. - REVI !!!!!!!!!! Un électrochoc secoue toute son âme et l’arrache à son émerveillement. - Var…Varna ? Réussit-il à bredouiller. Ses yeux s’emplissent d’une joie immense, ils se tournent dans la direction d’où provenait la voix. Alors, il la voit. Dos à la spirale, s’éloignant vers elle de plus en plus vite dans les airs, elle tend les bras vers son frère, implorante. - Revi ! crie-t-elle dans un pleur. Vite ! Viens m’aider ! Je…je ne veux pas mourir !! Le jeune homme sursaute. Sans réfléchir, il s’élance dans les airs en direction de se sœur en tendant la main vers elle. - Varna !! - Revi !! implore-t-elle.
La montée s’accélère. Un vent glacé enveloppe le corps des deux jeunes gens et les propulse vers la spirale. Ils montent, de plus en plus vite, traversent les nuages, montent encore. La spirale grandit, d’immense elle devient gigantesque. D’autres âmes filent autour d’eux. Revi pousse de toute sa rage, la main tendue vers sa sœur qui lutte de toutes ses forces. - Revi !!! - VARNA !!!! La spirale est derrière eux. Un immense souffle emporte toutes les âmes comme des fétus de paille et ils partent tourbillonner dans les bras immenses du gouffre. Varna est à son tour happée, mais Revi se saisit de son poignet à la dernière seconde.
- Ne me lâche pas !! implore la jeune femme. Leurs doigts se crispent en se mêlant, ils lutent de toutes leurs forces contre le tourbillon qui les entraine vers la bouche de lumière béante. Le vortex se rapproche, ils peuvent en sentir la chaleur agressive. - On va y passer ! pleure Varna en criant par-dessus le hurlement du vent. - NON !! s’étrangle Revi. NON ! ON VA S’EN SORTIR !! NE ME LACHE PAS !!!! - REEEEEEVI !!!!!!!!!!!! Le vortex les attire, impitoyable, il les draine vers leur fin. Ils sont proches, plus proches, trop proches. Le dernier bras meurt autour d’eux, les jambes de Varna ne sont plus qu’à quelques mètres du disque de lumière pure qui marque la fin de…. - NONNNNNNNNNN !!!!! crie Revi.
Avec l’énergie du désespoir, le jeune homme parvient à s’immobiliser dans la tempête. Avec ses deux mains, il agrippe de toutes ses forces le bras de sa sœur, suspendue au-dessus du gouffre à âmes. La pression vers le bas est terrible, le visage de Revi se tord de souffrance, celui de Varna de terreur. Je ne veux pas mourir, se répète-t-elle. Je ne veux pas mourir ! Pas maintenant. C’est pas juste ! Les yeux de Revi brulent de rage et de larmes. Il tire, il tire de toutes ses forces mais ses appuis fument. Ses doigts glissent, il perd prise.
« Je serai toujours là. Tu seras heureuse, je te le promets. Nous serons heureux, ensemble ». Non….je ne te laisserai pas ! Je te l’ai promis ! Je ne te laisserai jamais tomber ! JA……. Un hurlement de pure fureur jaillit de la gorge de Revi. Autour de lui, une corolle d’énergie crépitant s’enflamme et ses yeux s’illuminent comme un brasier. Le vent mugit, il s’en fiche. …..MAIS !!!!!!!!
Sa pensée se double d’un nouveau hurlement de détermination et c’est le miracle. Le vortex renonce et le corps de Varna est propulsé vers son frère. Ils se rentrent dedans et la force du choc les envoie bouler loin de la spirale de lumière. Le vent se calme, le silence revient. Ils sont suspendus dans les airs, hagards, hébétés. Ils se regardent, leurs yeux se renvoyant la même question : Mais qu’est ce qui s’est passé ? |
_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | M.L'abeille Mouchard


Nombre de messages: 111 Age: 19 Localisation: Une ruche en Alsace Date d'inscription: 04/06/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 9:36 | |
| On sens un véritable contraste entre ta première et ta seconde partie ... Alors que la première se veut lourde et descriptive, la seconde, elle, est beaucoup plus tendue, on sent que ça bouge, je me suis vu dans la scène et ça c'est toujours très bon pour nous autres lecteurs. Sur l'histoire en elle-même je ne rajouterais pas ce qui a déjà été dit, j'attend de voir la suite, on ne peut pas juger une oeuvre sur un seul chapitre, et qui plus est le premier ... Je vais donc m'attarder un peu plus sur la forme ... j'avais déjà pu constater que tu employais de très nombreuses fois le mot "noir" dans la première partie, mais également dans la deuxième ... Pense à utiliser des synonymes comme pénombre, obscurité, sombre, ténèbres, ... J'ai aussi vu quelques mots familier "chambrer" (bien que celui-ci passe) mais surtout le "envoyer bouler" ça c'est du langage familier ... Dans les dialogue ça passe, étant donné qu'il s'agit d'adolescents, mais dans le récit c'est vraiment moyen ... Il reste aussi quelques expressions vraiment lourdes ... J'aime bien la métaphore, mais il y en a une qui m'a vraiment marqué "rendant l'éclairage public aussi efficace qu'une allumette dans un four gigantesque", je trouve cette phrase vraiment spéciale, je me serais arrêté à allumette à ta place ... Mis à part ces quelques remarques plus celles citées par les autres, je ne peux que t'encourager à continuer ... Les critiques vont, j'en suis sûr te permettre une écriture bien plus fluide au fil des chapitres  _________________  "La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire." Rêves, mon roman |
|  | | Diaclase 3eme officier


Nombre de messages: 1004 Age: 20 Localisation: Besak' Date d'inscription: 14/04/2008
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 11:00 | |
| Ayé, j'ai tout lu ! Etant loin d'etre un fan de Star Wars, j'ai vite décroché de ton deuxieme projet, c'est vraiment pas un univers qui me passionne donc j'ai du mal a me mettre dedans. Par contre j'ai bien suivi le premier projet, de ton texte " a la manga " . Bien qu'au final je ne vois rien qui me rappelle le manga dans la forme. Bien sur, le jeune adolescent qui pressent une autre réalité, ca fait tres manga, mais ca m'a plutot fait penser a du Matrix, ou plutot de l'Animatrix, ou des lambdas pressentent quelque chose d'autres. Ca a l'air sympa, meme si pour l'instant on ne sait pas encore grand chose sur l'histoire en elle meme. L'éclair traversant le corps du jeune ca m'a fait pensé a un passage de ma propre histoire, qui m'a fait pensé a Highlander :) Donc dans le fond ok, check. Dans la forme, moins check, comme les autres j'ai relevé plusieurs expressions vraiments lourdingues. Des phrases a rallonge sans fin, dénué de la moindre petite virgule au milieu, essaie de penser au tempo de tes ecrits, au rythme. Le plus gros défaut, a mon humble avis, reste ce contraste énorme entre les dialogues "enfantins'' entre les adolescents, et le style du narrateur, tres pompeux par moment, dans les longues formules. Et alors quand le narrateur emploie des expressions comme " se rentrer dedans" ou "envoyer bouler", ben ca fait bizarre ! Voila pour la critique que j'espere constructive :) _________________ Dimensions de la signature contraires à la charte.
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|  | | titine_shinobu humain


Nombre de messages: 230 Age: 15 Date d'inscription: 31/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 12:51 | |
| Eh bien cette deuxième partie, j'aime. =) Je rejoins l'avis de Diaclase et M.L'abeille pour les phrases pompeuses bien que cette deuxième partie soit meilleure que la première à ce sujet - et à mon avis à moins que m'y sois habituée en quelque sorte. Maintenant je vois mieux ce que tu veux dire par "l'effet de style manga". Je vois très facilement une tête d'Ichigo ( désolée je sais que tu n'aimes pas Ichigo mais c'est mon cerveau qui fait ça ) pour Gindar. La façon dont tu écris ressemble effectivement à un scénario manga, je m'imagine très bien les scènes, la lumière, le tout dans l'esprit manga, bon boulot. Je me représente en tant que spectacteur de ton histoire, ce qui prouve que c'est bien écrit. Ze défaut : le manque de ponctuaction comme l'a souligné Diaclase, c'est ça qui rend certaines phrases ennuyantes. Et une petite question : tu relis souvent tes chapitres après les avoir écrits ? Parce qu'après quelques heures on se rend compte qu'en se précipitant pour tout marquer on a fini par écrire un vrai charabia - d'où le manque de ponctuation ou l'ordre des mots parfois gênant. Que dire de plus ? Ben, agréablement surprise par la suite des aventures de ce petit Gindar, tu as une bonne imagination. J"attends la suite. _________________ Merci beaucoup à Cloud-kun pour son magnifique travail.  |
|  | | Telperion *Modo*

Nombre de messages: 1467 Age: 20 Date d'inscription: 01/01/2009
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 13:28 | |
| Merci encore, vos critiques vont m'être très utiles j'en suis sûr. Je vais faire attention à la ponctuation, c'est vrai que c'était un défaut qui m'avait échappé. Je relis énormément mes chapitres, mais le seul son de cloche que j'avais pour l'instant, c'était le mien. Forcément, ça ne m'aidait pas à voir les problèmes...Bref, je vais surveiller cela maintenant. Idem pour le problème de décallage du style entre la narration et les dialogues. Je pense que ça peut passer si je reste bien dans les limites : familier pour les dialogues, plus relevé pour la narration. Mais c'est sûr que si le narrateur se permet des "envoyer bouler" ou autres, ça va pas le faire. Je serai vigilant là-dessus. En tout cas, je suis content que vous commenciez à voir ce que mon "essai de style" essaye de créer. Pour tout dire, moi aussi je voyais Gindar avec la tête de Ichigo au début (c'était inconscient, je déteste ce perso normalement...). D'ailleurs, vous n'allez pas tarder à voir aussi d'où vient l'inspiration Bleach. Mon histoire va se transformer petit à petit en une sorte de shonen du même style. C'est ce qui explique le choix du présent comme temps de narration, c'est celui qui permet le plus de "punch" dans les phases de combat (qui seront nombreuses). Bref, je vous donne la suite. C'est de nouveau une partie orientée description, donc j'ai essayé de faire plus attention à la lourdeur du style. A vous de me dire si ça passe mieux ou s'il faut que je coupe encore plus mon texte. 2 : Derrière la chair| Spoiler: | | | Où suis-je ? Que….s’est-il passé ? La voix de Gindar se perd en échos dans sa tête. Il revoit des images. Il marchait et tout d’un coup….une immense douleur, une lumière aveuglante l’enveloppait. Puis, le réconfort, la douceur. Un vent glacé, une fuite vers le ciel bleu. « Tss ! Tu fous quoi là, pauvre con ! ». Cette voix résonne encore dans la tête du jeune homme. C’était la sienne, mais teintée de folie et de violence. Une voix dont le simple souvenir le fait frissonner. Puis l’obscurité de nouveau. Qu’est ce que c’était ? se demande Gindar. Je suis encore en vie ? Comment…..[/i] Soudain, un choc sonore très violent l’extirpe de sa torpeur. Les yeux grands ouverts, il bondit. Immobile à deux mètres du sol, il se met à trembler et à haleter. Qu’est ce qu’il se passe ? Incrédule, il lève la tête. Le ciel est bleu, une immense spirale de lumière tournoie en son centre. Il se sent étrangement léger, comme libéré de tous ses poids. Il regarde autour de lui, ses sens fonctionnent à plein régime. Il voit, il sent, il entend avec une acuité nouvelle. Ce sentiment est grisant, il lui monte vite à la tête et il titube. C’est à ce moment qu’il se rend compte que, même en fermant les yeux, il voit toujours. En se bouchant les oreilles, il entend encore. En se bouchant le nez, il perçoit toutes les odeurs. Comment….
Il prend une profonde inspiration pour calmer l’adrénaline qui monte en lui. Avec son âme, il voit plein de petites lumières, d’épaisseurs diverses tout autour de lui. Mais aucun de ses cinq sens ne lui fournit ces informations. Je ressens….. C’est alors qu’une brusque prise de conscience le traverse. Par reflexe, il se retourne brusquement vers le sol….et découvre son corps allongé sur le sol, le visage carbonisé. Des secouristes s’affairent tout autour. Il les entend.
- Encore une fois ! Une…deux….trois ! Un choc fait se soulever son corps, mais Gindar ne sent rien. Alors seulement, il comprend. - Pas la peine, déclare le médecin. Il est… Mort…., termine Gindar à sa place. Instant de panique. Il se retourne dans tous les sens, essaye de s’observer. Son corps spectral est intact, il porte les mêmes vêtements, la même coupe. Non ! C’est pas possible ! Je suis….mort ? Mais alors, comment ça se fait que…. Il s’interrompt et regarde ses mains, ses jambes. Tout à l’air normal et pourtant…. - Je suis mort….articule Gindar. Mais je vis toujours…..un fantôme ? C’est un fantôme que je suis devenu ?
Il est alors pris d’un brusque fou rire. Euphorique, il décolle comme une fusée, et exécute une série de loopings. - Incroyable ! exulte-t-il. C’est…formidable ! Je peux…. De nouveau, une prise de conscience le rattrape. Il repense à ses cauchemars, à leur atmosphère…. C’est…c’est pareil ! Les mêmes impressions ! Il se revoit dans son cauchemar, enchainer les figures incroyables, les sauts impossibles, pour échapper à son sosie au rire démoniaque.
Cette fois rien n’y fait : la peur panique remonte à toute vitesse chez Gindar. Il se saisit le visage, troublé. Est-ce réel ? Je suis peut-être simplement en train de rêver. - Je suis devenu complètement fou, dit-il à haute voix sans même se rendre compte qu’il parle normalement. Au point….de ne plus faire la différence entre le rêve et la réalité. Non….non, c’est réel ! Je suis réel ! Gindar sent qu’il est en train de devenir complètement fou. Son cœur s’affole, son souffle se raccourci. Il ne sait plus où il en est. De sa confusion nait alors une colère, une colère profonde qui se mu vite en rage. Il se met à hurler, et une colonne de flammes éclate autour de son corps : - QU’EST-CE QUE JE FOUS LA !!!!!!!
Le vent mugit autour de lui, des éclairs de puissance pure éclatent dans tous les sens. Gindar se sent d’un coup envahi d’une puissance immense. Elle irradie dans son corps, comme si on venait de le brancher sur une prise de courant. C’est chaud, c’est euphorisant, c’est…..le pouvoir. Bordel ! jure-t-il en fermant les yeux. J’ai jamais réussi à faire ça dans mon rêve. Alors ça veut dire quoi ? Merde, c’est sacrément différent. Et où est mon putain de sosie d’abord ?
Progressivement, il se calme et son étrange aura de feu chute enfin, jusqu’à disparaitre entièrement. Il prend de nouveau une profonde inspiration et exhale lentement. Du calme. Je dois me calmer. Il faut que je réfléchisse. Oui, c’est différent. Des images du passé lui reviennent. Son enfance abandonnée, loin des autres, sans camarades, sans amis. Il ne pleure jamais, toujours fermé à tout sentiment, toute émotion. Gindar revient au présent, il retrouve ce calme si étrange.
J’ai toujours eu l’impression de ne pas être complètement moi-même. Comme si quelqu’un d’autre vivait à l’intérieur de moi. Mais dans mes cauchemars, cette « chose » sortait de moi pour m’attaquer. J’étais enfin moi, j’avais peur, mais j’étais pleinement moi. Et là…. Il ferme brièvement les yeux et le rire de son sosie ne tarde pas à résonner dans sa tête. ….il est là, je le sens à l’intérieur de moi. Ce n’est donc pas un cauchemar, c’est réel. Oui, c’est réel. Armé de cette certitude, il regarde les secouristes emballer son cadavre. Je suis mort. Enfin, dans mon monde d’avant en tout cas. Et alors quoi ? Maintenant je suis quoi ? Une chose est sure, c’est complètement différent. J’ai gardé la même apparence, mais je peux voler, je peux ressentir les choses sans les voir ni les entendre. Il tourne la tête sur le coté. Là bas, c’est le quartier des étudiants. Je peux sentir leur…leur quoi d’ailleurs ? Leurs âmes ? Pff, je ne suis pas très avancé.
C’est alors qu’il remarque que les secouristes transportent un autre corps. Gindar se retourne subitement, et ses yeux se révulsent de terreur. Oh non….
Et pourtant, pas d’erreur possible. Le corps étendu à quelques mètres est celui de Varna. Et celui dans le sac qu’on referme….Revi ! Ils ont aussi été touchés ? Oh non….Attends. Il s’interrompt et ferme les yeux. C’est étrange. J’ai l’impression de les entendre. Non, de les sentir. Non, c’est pas une odeur, ni un son d’ailleurs. Bordel ! J’y comprends plus rien. Mais, c’est eux, sûr.
Il rouvre les yeux subitement, le regard braqué sur sa gauche. Ils m’ont entendu ! Non, c’est pas ça. Ils m’ont….senti ? Ils viennent vers là en tous cas. Après un instant d’hésitation, Gindar décide d’aller à leur rencontre. Il ne s’était pas trompé, et, à en juger par les yeux qu’ils font en le voyant, ils sont aussi perdus que lui. - Gindar ? Commence Varna. C’est toi ? Les trois humains s’approchent et se regardent, ne sachant pas trop comment réagir. - Merde ! souffle Revi. Alors toi aussi. Dis, t’as une idée de ce que ça veut dire ? Un hoquet de terreur de Varna le fait sursauter. La jeune femme vient de voir leurs cadavres.
- Revi….bredouille-t-elle en les désignant d’un doigt tremblant. - Putain…. Un instant de silence accompagne cette terrible constatation. Silence finalement brisé par Revi. - Alors quoi ? On est morts ? - Morts…répète Varna en tremblant. Non…. - Mais….essaye Revi. - Vous n’en savez pas plus alors, pas vrai ? demande Gindar, qui est le plus calme en apparence. - Non, répond Revi. Bordel que non ! C’est….c’est tout simplement dingue ! Il éclate de rire. - Merde, c’est dingue ! J’arrive pas à y croire ! Nos corps sont en bas et nous on est…quoi alors ? Il devient complètement hystérique. - Des fantômes ? Ouais, des fantômes ! Ouhhh ouhh ! Il imite justement un fantôme et rit de plus belle. Varna elle, n’est pas rassurée. - La mort….murmure-t-elle. Mais alors….
Elle commence à descendre. Intrigué, son frère la suit, de même que Gindar. Arrivée au sol, elle pose le pied, puis l’autre. Puis, soudain, elle s’enfonce dans la pierre jusqu’au mollet. - Varna ! crie Revi en lui saisissant le bras pour l’empêcher de sombrer. - La matière…articule la jeune femme, hébétée. On….on ne peut plus la toucher ! Alors que son frère l’extrait du béton, Gindar se perd dans ses pensées. Dans sa tête repasse des images de ses cauchemars. Il avait les mêmes impressions de s’enfoncer dans le décor au début, mais il avait fini par…. Doucement, il pose à son tour un pied, puis l’autre. Il ne s’enfonce pas. Il fait quelques pas, parfaitement normal. Varna et Revi en restent bouche bée. Je ne m’étais pas trompé, pense Gindar. C’est exactement pareil….
- Comment….comment tu fais ça ? demande Revi, incrédule. Gindar va jusqu’à un mur, y pose la paume, puis passe le bras à travers avant de l’en retirer, tout aussi facilement. - Il suffit de le vouloir, répond-il. C’est simple. Si tu veux marcher, tu peux, si tu veux traverser….tu peux aussi. Il regarde ses compagnons, tout aussi interrogateur qu’eux. - C’est comme pour le vol, j’imagine, continue Varna. Juste à ce moment, elle écarquille les yeux….et s’effondre lourdement sur le sol. - He ! crie Revi avant de basculer à son tour. Merde ! C’est quoi ce bordel !! - J’ai compris, répond Varna en se relevant. Tout est question de conscience. On volait sans même se rendre compte à quel point c’était extraordinaire. Et dès qu’on s’en est aperçu…. - Oui, confirme Gindar. C’est ça le truc. - Ouais, ouais, grommèle Revi en se relevant. Mais qu’est ce que ça change ? Ca ne nous dit pas ce qu’on fout là ! - Je sais, répond Gindar en soupirant. Il va falloir….
Il s’interrompt subitement. Une vive lumière vient d’apparaitre dans son esprit. Une grosse, une très grosse source de lumière. - On vient par là ! s’exclame Varna juste une seconde avant lui. - Hein, quoi ? fait Revi. - Elle a raison. Ne restons pas là ! Les trois humains ne s’attardent pas. D’un geste, ils décollent et filent au sommet d’un gros bâtiment des environs. - D’autres comme nous ? S’interroge Revi. Tant mieux, on devrait… Mais sa sœur le maintient fermement. - Non ! Ils ne sont pas comme nous ! - Oui, confirme Gindar sans un souffle. Ils ne sentent pas pareils, pas pareils du tout….
Ils se taisent. Au loin apparaissent deux étincelles, qui se rapprochent à une vitesse incroyable. Bientôt, elles s’immobilisent à une vingtaine de mètres d’eux. Ce ne sont pas des étincelles, ce sont des hommes. Vêtus d’une étrange tunique rouge parcourue de motifs noirs, ils dégagent une aura terrifiante et oppressante. Varna étouffe un cri, Gindar et Revi plissent les yeux. C’est qui ces types ? se demande Gindar. - C’était là, non ? demande le premier. Les humains tendent l’oreille pour essayer de tout entendre. - Ouais, c’est ce que les gars du contrôle ont dit, répond le deuxième. Il balaye les alentours d’un regard. - Ils ont dû se gourer d’ailleurs, il y a personne dans le coin. Qu’ils disent ça alors qu’un groupe d’étudiants bruyants passe juste sous leurs pieds confirme que ce ne sont pas des personnes normales. - Ouais, confirme le premier. Pas la moindre trace d’alcar. Si un ange est descendu ici, il s’est bien planqué. - Au moins, ça veut dire que c’était pas une pointure. D’ailleurs, d’après le contrôle, ça ne ressemblait pas à un alcar d’ange. - Une âme Egarée ? Ah, ce serait chiant. Ces mecs n’arrêtent pas de foutre la merde ! - Bah ! Avec un peu de chance, ça tombera sur une patrouille d’anges et on aura pas besoin de s’en faire. - Tu parles ! S’énerve l’autre. Ca me fait chier ! On va encore être obligés de faire un rapport ! - Ouais, ricane le premier. Surtout que le Zodiac de garde n’est pas un tendre. Viens, on va voir plus loin, on trouvera peut-être. - Mmmm.
Une corolle d’énergie oppressante se déploie autour de leurs corps, et les deux étranges hommes filent au loin. - Ouwh ! s’exclame Revi quelques secondes plus tard. J’ai rêvé ou ils ont parlé d’anges ? - Non, t’as pas rêvé, confirme Gindar. Ils ont parlé d’anges…. - Et ben ça alors ! s’écrie Revi en éclatant de rire. Des anges ! Et pourquoi pas des démons pendant qu’on y est ! Sa petite phrase ne fait rire ni Gindar, ni sa sœur. Leur gravité rattrape vite le jeune homme. - Ben quoi ? - T’as rien remarqué ? demande sa sœur, pas très rassurée. Leurs….auras…. Elle frissonne. - Ca m’a fait un drôle d’effet à moi aussi, confirme Gindar. - Attendez ! Rigole Revi. Vous n’allez pas me dire que vous les prenez pour des démons ? Allez ! Les deux autres ne répondent rien, mais l’expression de leurs yeux suffit. - On ne peut être sûrs de rien, déclare finalement Gindar. - Tu as raison, poursuit Varna. On est tombé dans un monde complètement différent de celui dans lequel nous vivions. Il va falloir faire très attention. - Ouais, renchérit Gindar. Car une chose est sure : Ils s’imaginent leurs cadavres sur des tables froides, et des hommes en blouse blanche qui les poussent dans de grands tiroirs. - ….on ne peut pas revenir en arrière. |
Le chapitre était trop long, j'ai dû couper la fin. Désolé.
Pour le deuxième projet maintenant, j'attends des avis sur les premières pages ou j'enchaine ?_________________ "Quand le Sage cherche la Vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée." Parce que la pub est malheureusement légale : Un peu de mes pensées... |
|  | | BlinD[: 4eme officier


Nombre de messages: 790 Age: 22 Localisation: Hell Date d'inscription: 21/02/2008
 | Sujet: Re: Un peu de mes pensées... Lun 10 Aoû 2009 - 13:37 | |
| Petit commentaire d'un modeste lecteur qui ignore tout des secrets de la belle écriture. A titre personnel je suis assez conquit par ton premier projet, mise à part la ponctuation qui me gêne un peu par moment du reste je n'ai pas d'autres critiques. Je suis bon publique et même si je ne vois pas oû tu veux nous ammener je trouve ça plutôt cool. C'est bizarre, mais sa me fais penser au début de Gantz... 'fin j'ai assez hâte de lire la suite. _________________ Stupéfiant |
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